Prof Magazine n°42 jun/jui/aoû 2019
Prof Magazine n°42 jun/jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de jun/jui/aoû 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : faire entrer le jeu vidéo en classe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
L’info Les premiers plans de pilotage font l’objet de concertations entre les écoles et « leurs » Délégués au contrat d’objectifs. Dans un esprit de bienveillance critique. DCO et DZ  : deuxième appel à candidats C’est en principe le 17 juin que devrait être publié au Moniteur belge l’appel à candidats pour la seconde vague de recrutement visant à sélectionner 35 Délégués aux contrats d’objectifs (DCO) et cinq Directeurs de zone (DZ). Les conditions d’accès s’élargissent aux personnes qui ne sont pas nommées dans l’enseignement. Plus d’info via www.enseignement.be/index. php ? page=28087&navi=4533 10 Un regard critique et bienveillant sur les plans de pilotage Nadine Joelants, Nathalie Levaux, Catherine Palm et Nicolas Demande sont les quatre premiers Directeurs de zone (DZ), responsables des Délégués au contrat d’objectifs (DCO) qui examinent les premiers plans de pilotage. Une nouvelle mission exercée avec un regard « critique et bienveillant. On va mettre en avant tout ce qui est positif  : ce qui l’était déjà avant l’élaboration du plan de pilotage mais aussi ce qui est positif dans la construction du plan. C’est vraiment l’état d’esprit général. » Les quatre premiers Directeurs de zone s’en portent garants  : l’examen des plans de pilotage se fait avec une bienveillance critique. Il s’agira aussi de s’assurer « que les écoles s’attaquent à leurs problèmes les plus importants, et d’examiner dans quelle mesure l’amélioration qu’on peut apporter dans l’école va dans le sens des objectifs fixés pour l’ensemble du système éducatif. » L’examen d’un plan de pilotage s’effectue en deux temps. « Après l’analyse du plan de pilotage par le DCO vient le temps de la concertation. Une réunion qui réunit au minimum le chef d’établissement, un représentant du pouvoir organisateur et le DCO est organisée. Des membres de l’équipe éducative ayant collaboré à l’élaboration du plan peuvent aussi y être invités. » « De part et d’autre, il s’agit de mieux se comprendre, de poser de bonnes questions. Pendant cette concertation, beaucoup informations PROF 42 PROF/FWB concrètes sont fournies par l’école et le PO, permettant ainsi au DCO d’affiner sa perception. » « Cette réunion permet de parler de concert, de s’entendre sur une proposition cohérente qui vise simultanément à permettre à l’école de progresser et à concourir aux objectifs fixés par le pouvoir régulateur. Ce n’est pas une négociation de marchands de tapis. Les DZ insistent  : Le plan de pilotage n’est pas un document administratif de plus. La concertation le transforme en un véritable outil de travail et pour la première fois, les gens de terrain rencontrent réellement leur lecteur ! C’est en effet la première fois que l’Administration va vers les établissements et qu’il y a un véritable échange. Et c’est valorisant de part et d’autre ! » À partir du 14 aout, le DCO remettra un commentaire circonstancié sur le plan de pilotage et parfois une recommandation qui impliquera le remaniement de l’un ou l’autre point pour lequel l’école bénéficiera d’un délai. In fine, le plan de pilotage se muera en un contrat d’objectifs pour les six années qui suivront. Et après ? « Le décret prévoit le retour du DCO à mi-parcours pour une première évaluation des progrès engrangés par l’école mais on pressent après les premières concertations déjà que les écoles seront désireuses d’un lien plus régulier avec leur DCO. » « DCO, c’est une nouvelle fonction  : les choses vont s’affiner, se définir avec le temps, mais rester dans le cadre du décret. Les DCO ne vont ni se substituer aux conseillers pédagogiques, ni devenir de nouveaux inspecteurs, ni prendre la place du directeur… » En tout cas, aux dires des DZ, les DCO sont passionnés par leur nouveau métier et croient en cette nouvelle manière d’envisager le pilotage des écoles. Eux-mêmes se positionnent comme les garants de la cohérence du travail des DCO pour qu’il n’y ait pas de différences de traitement. Didier CATTEAU
I Un avocat dans l’école, à la barre L’opération Avocat dans l’école permet la rencontre d’une classe et d’un avocat. L’occasion pour celui-ci de témoigner… à la barre. De février à juin, l’opération Avocat dans l’école a pour but de faire découvrir aux élèves de l’enseignement obligatoire le monde de la justice, son fonctionnement et son rôle essentiel dans une démocratie. Chaque école peut y participer, et c’est gratuit. Lorsqu’une école en fait la demande via le site de l’opération (1), un avocat se propose et le rendez-vous est pris. Le 8 février dernier, les élèves de 5 e et de 6 e primaire de l’École de la Victoire, à Frameries, accueillent Florence Van Hout. Elle habite Frameries et connait l’école pour y avoir inscrit ses enfants. Rosanna Iafolla  : « Faire venir en classe une avocate… c’est l’ouvrir sur le monde ». « Pourquoi êtes-vous devenue avocate ? », interroge un élève. Florence Van Hout  : « Toute petite, j’avais envie de réagir face à l’injustice. Après mes humanités, j’étais peu portée vers les sciences, les mathématiques ou les langues, et je savais rédiger et prendre la parole en public. » Sous un feu roulant Pendant plus d’une heure, ces élèves l’interrogent sur son métier et son univers. Quelles études sont nécessaires ? Où travaillez-vous ? Quelle affaire a été la plus dure pour vous ? Un avocat ment-il ? Doit-il accepter de défendre la personne qui le lui demande ? Une ouverture au monde Pour préparer la venue de leur invitée, les élèves avaient utilisé le dossier pédagogique fourni par le site de l’opération et avaient travaillé un champ lexical sur le thème de la justice. Après l’entretien, ils ont vu le film Une intime conviction. Puis, ils ont visité les cours de justice à Mons et y ont assisté à divers jeux de rôle et animations. Pour leur professeure de philosophie et citoyenneté, Christina De Bortoli, « l’animation permet de réfléchir sur les droits et les devoirs, les résolutions de conflits ». Pour l’institutrice, Angélique Van Laken, « les élèves découvrent un métier et peuvent faire la différence entre les films et la réalité. » « Faire venir en classe une avocate, un auteur, un musicien, c’est l’ouvrir sur le monde », considère la directrice, Rosanna Iafolla. Et pour M e Van Hout, « c’est agréable d’être confronté à la spontanéité des élèves et de parler de ce qu’on aime ». Et une élève de conclure  : « Quand je serai grande, je serai avocate. » Patrick DELMÉE (1) ecole.avocats.be PROF/FWB PROF 42 11 Pour en savoir +ecole.avocats.be offre des dossiers pédagogiques pour préparer la visite d’un avocat dans l’école, mais aussi un lexique, des jeux, un schéma des juridictions. justice-en-ligne.be propose une lecture rapide et éclairée d’événements judiciaires significatifs ; il contient ainsi une invitation au débat constructif. questions-justice.be donne des informations sur les rouages de la justice et son champ lexical, très souvent au départ d’une actualité commentée. Il s’adresse surtout aux 16-18 ans, mais est ouvert à tous.Justice en-jeu est un workshop organisé par le musée BELvue pour les classes de fin de primaire et du secondaire. Après l’étude en classe d’un procès, les élèves se rendent au Palais de Justice, assistent à une séance du procès, puis réalisent un jeu de rôles dans un procès fictif encadré par un animateur. Les élèves rencontrent aussi un magistrat ou un avocat. www.belvue.be/fr/activities/workshops/justice-en-jeu



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :