Prof Magazine n°41 mar/avr/mai 2019
Prof Magazine n°41 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : mieux apprendre à lire aux élèves.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’info mettre le bruit en sourdine Réduire les nuisances sonores passe aussi par la sensibilisation des élèves. Focus sur quelques projets bruxellois. Fotolia/xavier gallego morel 6 E LE BRUIT EN SOURDINE La chasse aux décibels est lancée La classe de 5 e -6 e primaire de l’Institut de l’Assomption (implantation Sainte- Thérèse), à Boitsfort, participe à un projet de réduction du bruit à l’école proposé par Bruxelles Environnement et animé par l’ASLB Empreintes. « D’abord, l’animateur nous a posé des questions. Par exemple Pourquoi a- t-on l’impression que l’on chante mieux dans la salle de bain ?, commence Thibaut. C’est parce que le carrelage sur les murs réverbère les sons. » Le projet de lutte contre le bruit a pris racine dans un terreau favorable  : de p u i s quelques années, cette école fondamentale sensibilise ses élèves à la protection de l’environnement avec le soutien de l’ASBL Coren. Cela a débouché sur des réalisations concrètes  : installation de toilettes sèches, distribution de collations saines aux enfants… Elles lui ont permis de décrocher le label Eco-schools récompensant les écoles durables (1). Dans la foulée, quatre enseignants et la directrice, Bernadette Stevens, ont suivi la formation Agis-sons et formé un écoteam avec l’objectif de lancer des projets pour réduire le bruit dans l’école et de les diffuser à l’ensemble de l’équipe éducative. D’abord sensibilisés aux sons et à l’échelle des bruits dans le cadre de l’animation Agis-sons, les élèves de 5 e et de 6 e ont dressé le plan de l’école puis réalisé un bilan sonore dans les différents espaces. À partir de leur ressenti personnel, puis en utilisant un sonomètre. PROF 41 « Nous avons mesuré entre 30 et 80 décibels dans les classes et 88 dans la salle de gym, ce qui est bien trop », explique Alice. L’institutrice, Anouchka Collet, ajoute que les élèves vont effectuer d’autres mesures dans l’ensemble de l’école, les traduire en moyennes et en graphiques, et sensibiliser les autres classes par des affiches ou une vidéo. Et puisque l’école bénéficiera de travaux de rénovation, les élèves imaginent déjà faire recouvrir les murs des locaux bruyants avec des matériaux plus absorbants. En attendant, des quatuors d’élèves endossent chaque semaine à tour de rôle l’habit de « responsables du bruit ». Un code gestuel, un coin calme… Depuis que les enfants de 2 e primaire ont assisté à l’animation spectacle Décibelle et Groboucan, les marionnettes homonymes servent de repère visuel de l’ambiance sonore souhaitée en classe. Mais l’institutrice a aussi créé un éventail de rituels  : jeux de rythmes qui se complexifient au cours de l’année ; code gestuel pour certaines situations récurrentes (quand un enfant demande à se rendre aux toilettes, réclame du matériel…) ; échelle de couleurs précisant le niveau sonore accepté selon les activités ; possibilité d’utiliser un casque ; aménagement d’un coin calme où les enfants peuvent lire, se reposer… Dans la classe de 3 e maternelle de Myriam Senesael et Philippine Terlinden, les « chuchoteurs » persévérants peuvent décrocher une médaille. Des projets émanant des élèves Dans l’enseignement secondaire, les projets ainsi accompagnés ne se bousculent pas. Mais à l’Institut Reine Fabiola, à Etterbeek, Charlotte Van Asbroeck, professeure de français, et Alice Tondeur, qui enseigne la psychologie, ont choisi de sensibiliser les volontaires au bruit lors de quatre journées d’ateliers
thématiques divers proposés aux élèves de la 3 e à la 7 e secondaire. « Dans notre école, faute de cour de récréation, les couloirs et le réfectoire sont très bruyants, expliquent-elles. Sensibilisés aux sons, notamment à l’utilisation prudente des baladeurs, par l’ASBL Empreintes, les élèves ont élaboré des projets  : visiter La Monnaie et un studio d’enregistrement… Ils ont récolté des balles de tennis pour chausser les chaises dans quelques locaux. Ils envisagent de faire changer la sonnerie, de réaliser une fresque et de sensibiliser les élèves de la section puéricultrice aide familiale. Lors d´une journée de partage et de découvertes, ils présenteront l’aboutissement de leurs projets aux autres élèves ». Pour ralentir le bruit qui court Dans la classe Placer des balles de tennis au pied des chaises ; poser des tentures, placer de la feutrine sur le rebord des bancs à clapet et, sur les murs, des matériaux absorbants (liège, textile…). Organiser les espaces pour réduire cris et déplacements. Les projets de lutte contre le bruit peuvent déboucher sur des aménagements durables. Il y a quelques années, Vincent Stefanutti, instituteur à l’École annexée de l’Athénée Gatti de Gamond, à Bruxelles, a réalisé avec ses élèves une exposition Agis-sons, récompensée lors du Bubble Festival (2). Dans la foulée, il a créé dans l’école une salle Décibelle, bulle d’apaisement et de relaxation avec rideaux, coussins, tapis, qui accueille chaque jour après le diner une quinzaine d’enfants encadrés par un enseignant. (1) bit.ly/2WE7XgK (1) Le Bubble Festival réunit des écoles bruxelloises actives dans la protection de l’environnement bit.ly/2RCpzpH Dans le réfectoire Recouvrir les tables de sets ou de nappes épaisses ; organiser différents services pour diminuer le nombre d’élèves présents en même temps ; préférer des petites tables de 6 à 8 personnes aux grandes tablées ; compartimenter l’espace avec des bacs de plantes ; organiser une récréation 10 à 15 minutes avant le repas pour permettre aux enfants de se défouler ; élaborer avec les élèves une charte des comportements pour y réduire le bruit. Et encore Remplacer la sonnerie par un haut-parleur diffusant de la musique ; placer les équipements techniques (distributeur de boissons, réfrigérateur…) à un endroit où ils ne génèrent pas de nuisances. PROF/FWB PROF 41 7 Des outils, des formations En région bruxelloise, une dizaine d’écoles reçoivent chaque année un accompagnement gratuit de l’ASBL Empreintes pour mener un projet Agis’sons ! Cette offre s’inscrit dans l’offre éducative proposée par Bruxelles Environnement (www.environnement.brussels/school). Outre cet accompagnement, Bruxelles environnement propose aussi une formation d’une journée. L’ASBL Empreintes propose les mêmes services aux écoles wallonnes moyennant paiement (www.empreintes.be). www.bruitalecole.be contient des idées d’actions, des outils disponibles en prêt (sonomètre, jeu L’Odyssée des sons…), une sélection d’ouvrages et L’environnement sonore à l’école, Agis’sons !, dossier pédagogique pour l’enseignement fondamental réalisé en collaboration avec Bruxelles Environnement. Le Service Écoles de Perspective.Brussels a consacré au bruit un chapitre de son Guide pour l’enseignement fondamental Mon école, un espace de qualité. On y trouve des questions à se poser, des précisions sur les normes, des propositions d’actions… bit. ly/2W0IFcm www.reseau-idee.be (onglet outils pédagogiques) propose un moteur de recherche menant vers des ressources sur le bruit. Le Réseau y a aussi consacré le dossier « Silence, on écoute » (n°60) dans la revue Symbioses.



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