Prof Magazine n°41 mar/avr/mai 2019
Prof Magazine n°41 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : mieux apprendre à lire aux élèves.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LeCTURes LE DÉSIR D'APPRENDRE BOURGEOIS É., Le désir d’apprendre, PUF, 2018. Ph.lipppMASSART PACRAVAN NSÉ,GIVERIEFrr AU SERVICE DES 5.P.E1,11115SA SFS 015557ENCOS 0.WOURWHUI Guid MASSART P., Enseignement d’hier au service des apprentissages différenciés d’aujourd’hui. Guide pratique, Editions Chloé des Lys, 2018. Entrées en maternelle Le métier de maitre(sse) d’école maternelle s’est professionnalisé au début du XX e siècle. Entrées pour l’école maternelle (Hachette Éducation) présente des situations vécues par des enseignants débutants, Emmanuelle Cuge, Pierre Berthier, Thomas Roller. Leurs témoignages sont commentés par le formateur Jean-François Simonpoli. 36 Le désir d’apprendre Pour Étienne Bourgeois, « la finalité de toute entreprise éducative n’est pas en soi l’apprentissage, mais bien la subjectivation, ce chemin par lequel l’individu qui apprend devient sujet ». Très dense, son livre étudie les conditions nécessaires pour qu’un apprentissage atteigne cette finalité. Après un détour par l’histoire, l’auteur aborde sa thèse principale  : « la subjectivation en contexte de formation est un processus continu, qui prend racine dans l’apprentissage et qui, de ce point de départ, enchaine différents moments ayant leurs caractéristiques propres, Une vision pédagogique à partir de trente concepts Dans Enseignement d’hier au service des apprentissages différenciés d’aujourd’hui, Phililppe Massart présente trente conceptsclés (méthodes, procédés, techniques didactiques) expérimentés dans le secondaire et le supérieur. Ces concepts, par leur combinaison mutuelle cohérente, peuvent apporter un plus à l’apprentissage. L’idée est de privilégier ce qui marche pour bien donner cours aujourd’hui, quelle que soit la discipline enseignée, tout en n’hésitant pas à reprendre des conceptions pédagogiques du passé récent ou plus lointain. État des lieux de l’alphabétisation Le 8 e État des lieux de l’alphabétisation, qui porte sur les données 2014‐2015‐2016, fait le point sur la situation mais pose aussi des questions visant à orienter les politiques en la matière, afin d’améliorer la connaissance des besoins mais aussi de l’offre. www.alpha-fle.be PROF 41 Généalogie de l’évaluation Dans cette étude de la Ligue de l’Enseignement et de l’Éducation permanente, Elsa Roland propose un long détour par l’histoire de l’examen dans les sociétés occidentales pour en comprendre le contexte historique, économique…, ses conséquences, son évolution et ses rapports avec ce que l’on nomme aujourd’hui l’évaluation. bit.ly/2S25qyr qui interviennent dans un mouvement global de va-et-vient constant entre soi et les autres ». La description de ces cinq moments se concentre sur la posture de l’apprenant, tandis que les chapitres suivants s’intéressent d’une part aux « conditions qui du côté du maitre et de sa relations aux apprenants, pouvaient faciliter ou faire obstacle au processus de subjectivation », puis au rôle des pairs. Un livre qui « relève plutôt de l’instruction d’une question que de l’élaboration d’une réponse complète et définitive » … D.C. L’auteur propose également d’associer des approches pédagogiques que certains opposent, comme pédagogie active et pédagogie expositive-démonstrative. « Apprendre se fait par l’action mais aussi par la réception ». Il évoque aussi la différenciation pédagogique, aboutissement de la mise en pratique de cette vision globale. Enfin, il touche à la préparation de la leçon et à l’évaluation de l’action pédagogique. Pa. D. Focus sur le maternel L’importance de l’enseignement maternel dans la lutte contre l’échec scolaire est au cœur d’une étude de la Fondation Roi Baudouin, menée en collaboration avec les hautes écoles. Voir l’école maternelle en grand ! met en avant 7 pistes de travail pour améliorer la qualité de l’accueil et de l’accompagnement en maternel, au bénéfice des élèves et des plus précarisés en particulier. bit.ly/2FqML7v
Depuis 2011, les écoles fondamentales en encadrement différencié peuvent puiser dans leur capital-périodes pour engager un éducateur. L’École fondamentale communale Bressoux- Piron a fait ce choix. Pli Éducatrice, Patricia Vega- Fernandez coordonne notamment le projet d’aménagement de la cour de récréation. Un relai entre équipe pédagogique, élèves et parents Avec un charmant petit accent fleurant l’Andalousie, Patricia Vega-Fernandez, éducatrice spécialisée, rappelle la règle de l’école à deux gamins qui ont utilisé mains et pieds après une dispute. Rencontre. PROF  : Votre parcours professionnel ? Patricia Vega Fernandez  : Un échange Erasmus durant mes études de tourisme en Espagne m’a conduite en Belgique. En 2013, j’y ai terminé un Bac en éducation spécialisée en accompagnement psycho-éducatif, dans une école de promotion sociale, puis un master en sciences de l’éducation. Chemin faisant, j’ai notamment été animatrice artistique pour une ASBL. En 2012, j’ai été engagée comme éducatrice (1) à l’École communale Bressoux-Piron. Pourquoi dans l’enseignement ? J’y ai vu la possibilité de mener un réel travail éducatif dans un lieu où les enfants passent huit heures par jour. Travailler quotidiennement avec eux permet de faire des interventions réfléchies. En quoi consiste votre travail. À quels besoins répond-il ? J’assure le relai entre les élèves, l’équipe pédagogique et les parents. Polyvalente, je suis présente à de nombreux moments de la vie scolaire, pas seulement lors des récréations et garderies. J’interviens à la demande des enseignants (j’assiste notamment à la réunion de concertation mensuelle de l’équipe). Je ne suis pas chargée des apprentissages et n’ai pas de position hiérarchique. Cela me permet de prendre le temps d’observer les élèves. Dans certaines situations, en évitant de « trahir » l’enfant pris dans un conflit de loyauté, je peux nouer des relations de confiance avec les parents et les orienter vers le CPMS, des services sociaux, une association de quartier… Je coordonne aussi des projets collectifs dans l’école  : le PROF/FWB PROF/FWB réaménagement de la cour de récréation, par exemple. Sur la base de lectures, de formations…, j’ai mis en place divers projets. Comme un conseil de classe hebdomadaire en 5 e et en 6e, en concertation avec les institutrices. Les enfants peuvent y parler de ce qui va ou pas en classe et chercher ensemble des solutions. Selon les demandes des enfants, l’accent est mis sur certains thèmes, comme l’égalité filles/garçons. Ce sont parfois des projets à la carte  : en 2 e primaire, avec l’institutrice, j’ai travaillé sur le racket, en donnant la parole aux enfants. Un premier pas vers des conseils de classe. Ce sont aussi des sorties artistiques ou sportives le mercredi après-midi. Ou de l’expression corporelle pour travailler les émotions chez les élèves de la 2 e à la 4 e ; des séances quotidiennes de brain gym pour aider les enfants de 1 re à se connecter avec eux-mêmes et améliorer l’attention. Je tiens un carnet de bord quotidien pour garder des traces de chaque rencontre. Quelles compétences, quelles qualités ce métier nécessite-t-il ? Prendre le temps d’observer, d’écouter activement. Considérer un élève dans sa globalité sans se focaliser sur une difficulté. Quand un enfant se sent écouté sans jugement, respecté, en sécurité, son regard peut changer. Cela demande aussi de l’humilité ! Il faut y croire, se dire que l’on travaille sur le long terme dans le domaine de l’éducation. Et aussi savoir mettre des limites pour se préserver. Au début, j’étais dépassée au niveau émotionnel, car la réalité éducative et sociale que je découvrais dans cette école qui accueille des enfants de familles très précarisées dépassait ce que j’avais imaginé. L’expérience, la maturité, cela aide ! Propos recueillis par Catherine MOREAU (1) https://bit.ly/2DiLEpa PROF 41 37 L’acTEUR



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