Prof Magazine n°41 mar/avr/mai 2019
Prof Magazine n°41 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : mieux apprendre à lire aux élèves.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DRoit de regard 1 Doriane Gamme  : Le gout d’enseigner Il y a dix ans, Doriane Gamme, qui débutait sa carrière, était le premier témoin de notre rubrique « L’Acteur ». Dix ans après, quel regard porte-t-elle sur l’enseignement ? PROF/FWB On apprend à nos élèves comme on apprend d’eux tous les jours. 32 Férue de théâtre, Doriane Gamme enseigne le français et déborde d’énergie et de projets. Elle répond du tac au tac aux besoins de ses élèves, parfois pédagogiques, parfois éducatifs. Et porte aussi son regard sur dix ans de réformes dans l’enseignement… PROF  : Quel est votre parcours professionnel ? Doriane Gamme  : J’ai commencé au CÉFA de l’Institut Sainte-Thérèse, à Manage. J’y enseigne toujours. Je donne le cours de français dans les sections coiffure, vente et équipier logistique. En-dehors de mes cours, j’anime des ateliers de théâtre pour les élèves de l’école, le mercredi après-midi et pendant les vacances scolaires. Nous produisons un spectacle par an et c’est très gratifiant. Vous avez été tentée par un master en psychopédagogie ? J’ai commencé cette formation. Elle s’ajoutait à mes fonctions, mes loisirs et ma vie de famille – j’ai deux enfants. J’ai tenu six mois. C’était devenu très compliqué de gérer mon planning. Peut-être un jour, je recommencerai. Vous avez conservé votre enthousiasme ? Je travaille toujours avec le même état d’esprit qu’il y a dix ans. Je suis très active et pleine de projets. On m’appelle Duracell. PROF 41 Selon moi, si un enseignant n’est pas motivé et ne montre pas sa motivation dans sa façon d’enseigner, dans les projets qu’il mène, à un moment, cela va coincer avec ses élèves. Parfois, j’ai des moments de découragement par rapport au niveau de certains d’entre eux. Je trouve alors toujours de la force dans le soutien de mes collègues et dans le côté humain du métier. J’apporte à mes élèves des compétences et des savoirs, mais la plupart ont besoin d’autre chose. Ils peuvent ne pas avoir retenu la conjugaison de tel ou tel verbe au subjonctif présent, mais avoir retenu le sens d’un projet auquel ils ont participé. En quelques années, mon regard sur l’enseignement a changé parce que j’ai réalisé que certaines connaissances qui nous paraissent simples peuvent supposer un effort de mise en place de mécanismes important de la part de l’élève. Cette prise de conscience a été renforcée quand j’ai vu mon propre enfant confronté à des difficultés scolaires. Après une année avec une institutrice maternelle pleine de projets, il a eu une enseignante moins motivée, et je l’ai vu se replier sur luimême. J’ai moi-même connu l’échec dans ma scolarité. Je l’ai surmonté, mais il m’a marquée. Quel regard portez-vous sur les réformes prévues par le Pacte pour un Enseignement d’excellence ? Je trouve l’allongement du tronc commun dangereux parce qu’on se trouvera avec des élèves pour qui tout roule, entre guillemets, et d’autres qui ont de réelles difficultés scolaires. J’ai peur que ces derniers se sentent perdus dans la masse et qu’ils décrochent, alors qu’en classes différenciées, on a l’avantage de travailler avec 12-13 élèves.
Je m’interroge aussi sur le sens qu’a la nouvelle grille des CÉFA  : on retire des heures de pratique pour renforcer les cours généraux. Cela ne colle pas avec le public. Mais on fera avec. On nous promet des classes plus inclusives, avec plus de moyens. Mais quand je vois qu’aujourd’hui, on doit calculer pour les horaires, pour le Nombre Total de Périodes Professeurs, qu’on ne peut pas organiser d’heures de coordination ou alors bénévolement (2), j’ai du mal à y croire. Et le plan de pilotage ? J’y ai travaillé un peu. C’est très positif. Et je pense que l’on doit aller plus loin dans la participation des élèves et des parents. Lorsqu’on réfléchit avec eux à un nouveau règlement scolaire, par exemple, cela donne de meilleurs résultats que si on leur en impose un nouveau. Plus il y a des difficultés sociales et économiques, plus on doit collaborer, plus cela va marcher. C’est très important de travailler avec la réalité du terrain et de valoriser le travail et les productions des élèves – c’est aussi mon avis en tant que maman. « Difficile de les impliquer ? » me direz-vous. Mais on ne leur a pas assez laissé la parole. Je suis une grande optimiste. Les choses peuvent changer. Le renforcement du maternel ? C’est important. Les parents doivent comprendre que ça l’est. Cela doit se traduire par une bonne fréquentation de l’enfant. Par ailleurs, il est important de revoir la façon dont on enseigne en maternelle. On ne doit pas hésiter à faire aussi l’école du dehors, jardiner des légumes, compter des marrons en automne… Quand, une fois par mois, un parent ou un grandparent vient expliquer son métier, cela amène une dynamique très positive. Il y a 10 ans, Doriane Gamme était la première invitée de notre rubrique « L’Acteur ». La réforme de la formation initiale ? J’ai été bien formée en trois ans. Je ne vois pas pourquoi il faut l’allonger. J’ai adoré le côté pratique de la haute école. Mais elle ne suffit pas. L’enseignant doit trouver en lui matière à s’impliquer davantage, dans la recherche, dans la pédagogie. Il doit rester curieux, avoir soif de découvrir. Plein d’outils existent. Il faut savoir comment ils marchent. La récompense, l’émulation, le jeu, le théâtre marchent à fond. Certains enseignants n’ont plus le gout d’apprendre eux-mêmes. C’est un peu dérangeant. La réforme du qualifiant ? Certains de mes collègues sont fâchés du passage automatique de classe. Et je trouve que calquer le programme des cours généraux du professionnel sur le qualifiant est en décalage par rapport à la réalité du public. L’accueil des jeunes collègues ? Je suis pour à 300%. Une marraine m’a très bien accueillie dans mon école. De plus, nous avons réalisé un vadémécum sur les questions que se pose un débutant. Mais l’accueil n’est plus Isopix L’ACTEUR Braconnière Braconnière ou garde-chasse ? Dodos Ammatlu Ilauttle ses 23 ana vlett conerreale normale lx. etre egegjh irkelateake-TIfflatilalaenee en(anagelme école «. Elpeyeyœgnektrepeset.cauncennteeirlaoarreturkearadeetélévee du cryddriarekneele avve,Knavele Terne, jerelemeeatlaprertsnis zelece ne Win unes potaa Oz tanna luger. penne..., In..nnennannion atnnpffinlainno.ny Mamannnt aient gen. ln de nen.27.5de en Mun deViepetla nana 4Iunet- audwt. uneunin  : MennenneinantnnnatoetanuentIn,nnannun et free. Ireneenendeum,melee une ; amans.. [eh tro,a/ed dupà. unm. et,e mn hein au une ler% dennlatle &Modern, are viable ehse dupe,. lentanetleutsdpells nrneonnetletedinianinanne PO.. planoYes Ma*. 1.1et¢ Donne [cime auaeur Monde... Ptubograivea.515neareseneMartlan — trope en Nd hittl Am, cone. phie.d. ope* nie. Memeagaleene.weame flespa brlu tax mn pude...00M. V41 gted enem. ateâxesemeas peentobasp reennle PIderOcom 1. efootelc. lad. Mut tles*eu.1,enes oluel 1..511.ups111,10o OMM.  : Cite* cens : ! 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Une speedée qui ronge son frein ou une calme capable de passer à la vitesse supérieure et de faire le café pour ses collègues ? Passionnée de planches depuis ses 12 ans, Doriane Gamme a suivi plusieurs ateliers de théâtre pendant ses vacances avant d’entrer dans la troupe d’El Pavé Picard Binchou. Un impressionnant mélange d’enthousiasme et d’énergie, tendu vers son rêve  : enseigner. PROF  : Comment s’est déroulé votre premier jour de classe ? Doriane Gamme  : C’était stressant. J’avais peur pour la discipline, pour les prépas de cours. J’ai en plus été bombardée titulaire d’une 1 re différenciée. Le contact était bon. Cela s’est très bien passé. J’ai la chance d’avoir été reprise dans mon ancienne école. Les professeurs me considèrent comme leur bébé. Quelles ont été les réactions de vos élèves ? Positives. Mais je suis à l’aise dans le qualifiant. Après un échec en 4 e générale, j’ai terminé mes humanités en technique de qualification sociale. Mon travail de fin d’études de régendat, je l’ai réalisé dans un Centre de formation en alternance. Je veux ou garde-chasse ? Doriane Gamme, du haut de ses 23 ans, vient de quitter l’école normale pour être engagée à l’Institut Sainte-Thérèse, à La Louvière et Manage, une école en D+. Elle y enseigne le français et des cours centrés sur la communication à des élèves du qualifiant. Nouvelle revue, nouvelle recrue  : la jeune femme est la première « actrice » de PROF. revaloriser les sections qualifiantes, à propos desquelles il y a beaucoup de préjugés. Mes 27 élèves de 3 e P occupent un petit local. Il aurait fallu une caméra  : du bruit incessant, ils ne me voyaient pas. Panique. Que faire ? Il ne sert à rien de crier, ou alors c’est la spirale. J’ai respiré un coup et je leur ai demandé de me donner le portrait du prof idéal, leurs désirs et leurs objectifs pour le cours. « C’est la première fois qu’on nous demande ça, Madame… » Quelle est votre journée de travail ? Debout à 6 h 45. Couchée vers 2 h du matin. Il y a les cours et les préparations. Même avec l’aide d’une marraine de cours qui m’aide pour les prépas et tous les trucs et astuces, et même si mes collègues me passent des choses, je suis une maniaque. Je dois tout redigérer. En plus, les jeunes profs sont invités à participer à l’École des devoirs organisée par l’Institut. Quelles sont les raisons de vos choix de formation et de profession ? En 4 e générale, j’étais une rebelle, un braconnier. Je n’étudiais pas, je répondais. Mon échec, mon passage dans une école qualifi ante, la rencontre de profs qui revalorisent leurs élèves et essaient d’en tirer un max, le passage de 2 à 8 h en français, la découverte du plaisir du théâtre et de la littérature… Tout ça m’a transformée. Et j’en suis venue à m’inscrire à la haute école. Mon frère a rigolé  : « Toi, prof ? » J’ai essayé et j’ai réussi, avec le soutien de mes parents. Mon papa m’a offert un nouveau cartable pour ma rentrée. 10 DÉCEMBRE 2008 PROF Prof 0.indd 10 6/12/08 23:08:53 systématique chez nous. Il se fait naturellement, car l’équipe est très soudée. Et les élèves le sentent. Que dire à un candidat enseignant ? Fonce ! Parfois c’est difficile, mais on reçoit tellement de la part de ses élèves. Il faut être entier, vrai, savoir reconnaitre ses faiblesses et ses forces et travailler en équipe. La collaboration entre enseignants est primordiale. Je ne pourrais pas faire mon métier sans eux. On se complète. Lisez-vous le magazine PROF ? Je picore certains articles. Parfois, je souris ou je grince. J’apprécie d’avoir des dossiers et des conseils. C’est une référence qui reste dans la salle des profs. Sa présentation est dynamique. Propos recueillis par Monica GLINEUR et Patrick DELMÉE (1) bit.ly/2YiGF0z (2) Un décret du 14 mars dernier a redéfini la charge de travail des enseignants, notamment pour permettre la prise en considération du travail collaboratif. bit.ly/2OrWJby Isopix 1.1zoeneasbasr, am pasê de paizet mura l+Mrb+,*m.IW2 mefte.E.re. tlonnede Mi.del Je et It appn. lettrtewtn pœemome béat." oque.i.,1  : Cre.diern plia dem ektlespory..stlesarnaetle..- et.irneek EACTEUR et I. pap enjeu « opium. latere. le dompte 11X le rere.. "Zolma,a aa""".-11 ; oau bene'ne.'emen, va. Inelneoll.donialtenea elne-ntilnara-rndennrInnnMelnan tremdlbtlauumeme. theemo... ? 12,dunetlétbetotailetlelUnt me Ma I  : euenlagrune lonunium z846  : me.lies an.5 ne Mme.. wa. emeetwleone fait.eirntlkezile.unahl P... 3, lesminœspox se*. dies Inennasodbannalu MelegailetledesfillesninoiteM. moreemmeuaoà.ie m =Ir° Me Ite. et le lada 6biturnManMetfinu Menam pu prn la hm ». UiI sendea toe'4 ? aa «. ==treror= Abou t ggyrt.e&Nlifferatiae.i.- *Mann...à...nanan*.nn. bacup neleeneepirns y evi- Neerel.7 mue% neo,naininidancnintennuandjetann*nen. none. un vexa. la rineandennentinannenana. av.. Catimotrctl..ilie et am dupa.* de Verse* Wre ao.req.mot. nentecial.Sincirnannentunnaline bisairlImagete..slarinnensla Lean, Cencoantannesnnneal I i 5 Mlfuna., Mema Pensez-vous être bien préparée à enseigner ? Oui. De plus, mon passé me permet d’anticiper les réactions de mes élèves. J’essaie d’être le prof qui bouleverse l’élève, qui comprend qu’il a des problèmes, qui lui donne de l’esprit critique et lui apprend à gérer son quotidien. Je suis en plein dans l’humain. Et le passage entre juin et septembre ? Je suis partie au Burkina Faso construire une école. Avant, j’avais envoyé des CV partout. Le 29 août, toujours rien. Imaginez l’attente et l’angoisse. Et, après deux ans de kot, le retour dans l’appart de maman qui met la pression. Le 30, j’ai reçu une réponse positive, de mon ancienne école. Les jours suivants, j’en ai reçu quatre. Sur les 17 sortants de mon année, une fait l’unif et les 16 autres ont trouvé du boulot. Aujourd’hui, je ne réalise pas encore. Je suis comme en stage. La rentrée s’est déroulée à un train d’enfer. L’AG et les attributions le lundi, et le lendemain au turbin. Téléchargement du programme sur internet. Préparation de l’urgence pour la semaine. C’est la débrouille. Et dimanche, nouveau projet  : je vais signer pour un nouvel appart. En colocation. Sinon, c’est trop cher. Que pensez-vous de la réforme du 1er degré ? Les élèves de 1 re différenciée qui réussissent le CEB doivent aller en observation. Beaucoup ne le savent pas. Certains y arriveront, mais j’ai des craintes quand je vois le niveau de mes élèves de cette classe. Certains ont d’énormes diffi cultés à lire et à écrire ; deux proviennent de l’enseignement spécial. S’ils obtiennent un CEB, tiendront-ils la distance ? Comment seront-ils accueillis ? Éviteront-ils un nouvel échec ? PROF DÉCEMBRE 2008 « vacances La salle des profs ? Je ne me sens pas encore bien dans une salle des profs. Parler des élèves et les critiquer, je n’aime pas. La discipline ? L’enseignant doit être l’oreille de l’élève, être humain, se bouger, s’impliquer à fond. On a les pour se reposer. Avec le respect mutuel et la foi en ses élèves, ça passe. Si un élève vient me parler d’une situation difficile, je sais qu’obtenir un diplôme – et il l’aura – lui permet d’en sortir. Une fille dans une classe de filles ? C’est plus facile. En première, elles me considèrent comme une deuxième maman. Elles me parlent dans une heure d’aide individuelle, un outil D +. En 3e, je vole la vedette des filles minoritaires. Elles » me considèrent comme une rivale. Mais lorsque j’ai proposé d’organiser un Cluedo géant pour animer la fête de Saint-Nicolas, tout le monde a dit oui. Le métier correspond-il à vos attentes ? Même plus. C’est plus dur que les stages. Il faut s’organiser. Mais, pour moi, c’est le paradis. Une conclusion ? L’ACTEUR L’enseignant doit être l’oreille de l’élève, en milieu élitiste ou non. Il doit être humain, se bouger, s’impliquer à fond. On a les vacances pour se reposer. ● À bout portant Propos recueillis par Patrick DELMÉE Une qualité ? La générosité. Un défaut ? Je suis bornée. Votre passion ? Le théâtre. Un rêve ? Obtenir un master en psychopédagogie, avoir une famille, être bien, retourner en Afrique aux prochaines vacances… L’école idéale ? Mon école ! Elle m’a sauvée de là où j’étais. Si vous étiez un ou une autre ? J e s era is mon a n cie n m aî tre de sta ge de S a int -Jo s eph, la femme idéale dans sa vie et la prof idéale. Votre livre préféré ? Ceux d’Éric-Emmanuel Schmitt. Votre lieu favori ? Mon cercle d’amis étudiants. Fan de quel artiste ? Jean-Jacques Goldman Votre toile préférée ? L e Cerc le des po è t es d is p ar us et Écrire pour exister, deux fi lms sur des profs. Une qualité des élèves ? Le vrai. Un motif de satisfaction ? Le sourire de mes élèves. Une anecdote ? Chez mes élèves, au premier cours, les « Pssst, Mamzel, viens » ou les « Madâââme » trente fois sur l’heure parce qu’ils sont perdus… Votre état d’esprit du moment ? Tout baigne ! Une devise ? Carpe diem. Prof 0.indd 11 6/12/08 23:08:56 PROF 41 33 11 PROF/FWB/Isopix



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