Prof Magazine n°40 déc 18/jan-fév 2019
Prof Magazine n°40 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : pilotage & contrat d'objectifs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’info Dès la rentrée 2020, la formation des futurs enseignants passera à quatre voire cinq ans. Objectif  : mieux les outiller et revaloriser le métier. Les étudiants choisiront parmi quatre sections menant toutes à un master en enseignement. 4 Les futurs enseignants formés en quatre ou cinq ans Voici les changements prévus par le projet de décret sur la formation initiale des enseignants. À l’heure de boucler ce magazine, il est encore à l’examen au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (1). Dès la rentrée 2020 S’il est adopté, le décret prendra ses effets à la rentrée de septembre 2020. Les premiers diplômés sortiront donc en 2024 ou en 2025. Les étudiants qui auront commencé leur formation avant la rentrée 2020 pourront la poursuivre selon le modèle actuel. Quatre ou cinq ans Les futurs enseignants des classes maternelles jusqu’à la 3 e secondaire seront formés en quatre ans  : trois années de bac et une de master, soit un total de 240 crédits (2) pour obtenir un master en enseignement. Ils pourront ajouter une année supplémentaire (facultative) de spécialisation (60 crédits). Celle-ci sera centrée soit sur une discipline particulière, soit sur l’enseignement en immersion linguistique, soit sur un approfondissement pédagogique. Dans ce dernier cas, il y aura trois orientations possibles  : technopédagogique, orthopédagogique et remédiation. Les futurs enseignants de la 4 e à la 6 e secondaire PROF 40 Fotolia/Gorodenkoff obtiendront un master en enseignement après cinq années, soit 300 crédits. L’actuel master à finalité didactique disparaitra donc. Ils pourront aussi opter pour le master en agrégation de l’enseignement secondaire supérieur, qui passera de 30 à 60 crédits. À tous ces futurs diplômés, la 5 e année donnera aussi accès à la recherche, au doctorat et à la fonction de formateur de futurs enseignants. Un métier unique L’idée de base, c’est que tous les enseignants exercent un métier identique, quel que soit le niveau d’enseignement. Donc, à côté de leur cursus à une ou plusieurs branches, tous auront, durant leur formation, des axes de formation communs  : formations didactique et pédagogique, en sciences humaines et sociales, à/par la communication, à/par la pratique, à/par la recherche en éducation et en didactique. Cela permettra d’approfondir certains thèmes comme la remédiation, la détection des troubles de l’apprentissage, l’évaluation, l’orientation… Pour tous ces contenus, l’accent sera mis sur l’interaction entre théorie et pratique à travers des mises en situation professionnelle  : stages en écoles, séminaires d’analyse des pratiques… Quatre sections différentes Les étudiants choisiront parmi quatre sections menant toutes au master en enseignement. La première formera des futurs enseignants des classes maternelles à la 2 e primaire. Pour la section 2, ce sera de la 3 e maternelle à la 6 e primaire, voire jusqu’à la 2 e secondaire si le nouvel enseignant a suivi une année de spécialisation dans une discipline. Les diplômés de la section 3 pourront enseigner une famille de disciplines (par exemple le français et les langues anciennes), de la 5 e primaire jusqu’à la 3 e secondaire (et jusqu’à la 4 e en cas de spécialisation). Enfin, les enseignants de la section 4 seront préparés à enseigner une ou deux disciplines définies par le projet de
décret, de la 3 e à la 6 e secondaire. L’objectif de ce « tuilage » est d’assurer une meilleure continuité des apprentissages. Par exemple, des enseignants formés dans des sections différentes pourraient travailler avec des élèves de 5 e primaire. En haute école et à l’université Tous les futurs enseignants seront formés à la fois par une haute école ou une école supérieure des Arts et par une université. Dans le cadre de cette codiplomation, la formation des futurs enseignants des classes maternelles jusqu’à la 3 e secondaire sera majoritairement organisée en haute école. L’université prendra en charge la plus grande partie de la formation de ceux qui enseigneront de la 4 e à la fin du secondaire. Pour le master de spécialisation en enseignement (la cinquième année facultative), haute école et université se partageront le temps de formation. Test à l’entrée Pour entrer en formation d’enseignant, chaque étudiant devra présenter un test diagnostique de maitrise du français. S’il échoue, il pourra tout de même commencer son parcours de formation. Par contre, en cas de nouvel échec à ce test à la fin du premier quadrimestre de la première année, il devra alléger provisoirement son programme d’études pour y intégrer cinq crédits de remédiation. Cela s’applique aussi aux étudiants qui s’engagent dans la formation d’enseignants en 4 e année (à l’entrée du master) ou en agrégation. Meilleur traitement Les futurs enseignants qui auront obtenu le master en quatre ans bénéficieront d’un barème intermédiaire 301 bis, dont le montant sera négocié lors d’un prochain accord sectoriel. Ceux qui auront ajouté une cinquième année pour obtenir un master de spécialisation auraient le barème 501, actuellement en vigueur pour les enseignants du secondaire supérieur. Ce barème 501, les enseignants en fonction pourront l’obtenir, comme actuellement, via un master complémentaire en Sciences de l’éducation. Ils pourront obtenir le barème 301 bis en suivant la 4 e année du master en enseignement. À l’entrée, en raison de leur expérience professionnelle, ils pourront valoriser un certain nombre de crédits (que le Gouvernement déterminera). La 5 e année de spécialisation, en horaire décalé, leur donnera accès au barème 501. Former les formateurs ? À partir de la rentrée 2019‐2020, les nouveaux formateurs d’enseignants qui enseigneront des matières liées à la didactique, à la pédagogie et à la formation à/par la pratique devront, dans les six ans après leur désignation, obtenir un master de spécialisation en formation d’enseignants (60 crédits). Maitres de stage Les maitres de stage devront travailler en concertation avec les établissements d’enseignement supérieur et réussir une formation (facultative) de 10 crédits qui leur donnera un certificat en encadrement de stages. En lien avec cette formation, les maitres de stage « certifiés » pourraient obtenir une revalorisation de leur indemnité. Attirer et maintenir les plus motivés Des recherches internationales, de l’OCDé par exemple, ont montré qu’en améliorant la formation des enseignants, on améliore l’enseignement (3). Un avis que partage le Parlement européen (4). C’est notamment sur ces bases que le Groupe central a considéré la réforme de la formation initiale des enseignants comme une « condition indispensable » à la mise en œuvre du Pacte pour un Enseignement d’excellence (5). Le pari de la réforme, c’est qu’en renforçant les compétences mais aussi en revalorisant la profession, on y attirera et maintiendra les personnes les plus motivées. Catherine MOREAU (1) Le projet de décret est téléchargeable via bit. ly/2ARU3il (2) Un crédit, unité de référence dans les études supérieures en Europe, correspond à environ 30 heures de travail dans tous ses aspects (assistance aux cours, travaux pratiques, séminaires, stages, recherches, temps d’études, examens…) (3) OCDé, Le rôle crucial des enseignants  : Attirer, former et retenir des enseignants de qualité, 2006. bit. ly/2OHPHOD (4) Parlement européen, Améliorer la qualité de la formation des professeurs des écoles, 2008. bit. ly/2RRumEo (5) Pacte pour un Enseignement d’excellence, Avis n°3 du groupe central, p.17. www.pactedexcellence.be (> le Pacte > Documents officiels). PROF 40 5 Accrochage - 1 Le site www.accrochaje.cfwb.be a pour finalité d’être une plateforme d’échange de pratiques et d’informations autour de l’accrochage scolaire, de la prévention des violences, du bien-être à l’école et des démarches d’orientation. Il a été conçu avec le souci de mettre en avant l’intersectorialité entre les politiques d’Aide à la Jeunesse et d’Enseignement. La circulaire 6862 (www.enseignement. be/circulaires) invite les directions à partager un petit document de présentation du site. Accrochage - 2 Depuis la rentrée 2018, le service École de perspective.brussels (Centre d’expertise créé par la Région bruxelloise) gère www.accrochagescolaire. brussels, site dédié à l’accrochage scolaire dans la capitale  : définitions, indicateurs, acteurs, projets soutenus par la Région, documentation et outils pédagogiques. Premiers secours  : devenir enseignants-relais Depuis 2013, la Croix-Rouge organise des formations destinées aux enseignants. Au terme de quatre jours, l’enseignant est titulaire du Brevet européen de premiers secours (BEPS) et « animateur-relai BEPS » agréé par l’Institut de formation de la Croix-Rouge de Belgique. En 2019, trois sessions de quatre jours sont ouvertes aux enseignants de l’enseignement secondaire ou supérieur. www.croix-rouge.be/enseignant Formation d’animateurs Le Collège Saint-François d’Assise à Ans et le Centre de Jeunesse Liège (CJLg) sensibilisent les futurs animateurs à la formation d’animateur pour enfants en centres de vacances, qui débouche sur un brevet homologué par la Fédération Wallonie- Bruxelles. Sensibilisations en classe gratuites accessibles à toute école. www.cjlg.be (Manon Dubois, projets@cjlg.be ou 04/2471 436).



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