Prof Magazine n°40 déc 18/jan-fév 2019
Prof Magazine n°40 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : pilotage & contrat d'objectifs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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foCUS La première Classe résidentielle d’immersion artistique de cette année scolaire était consacrée à la musique. de rythmes et de I mouvements Intégrer la culture au cœur des apprentissages, c’est l’objectif des Classes résidentielles d’immersion artistique, lancées en 2015. Dans un bain de notes, 30 Vendredi matin, dernier jour d’une semaine de classe résidentielle axée sur la musique. Répartis en groupes baptisés Trompette, Guitare, Piano, Flute, Violon et Batterie, une centaine d’élèves et d’enseignants de quatre écoles fondamentales préparent un exercice rythmique pour le Last Show, sous la houlette d’animatrices des Jeunesses musicales de Namur. C’est le point d’orgue de cette Classe résidentielle d’immersion artistique (CRIA) organisée au Centre culturel Marcel Hicter, à La Marlagne (Wépion). Des places restent disponibles pour les deux autres organisées durant cette année scolaire (1), consacrées l’une aux arts de la scène (du 14 au 18 janvier 2019) et l’autre au développement durable et à « récup’art » (du 1er au 5 avril). Guidés par la chanteuse Marlène Dorcena, des élèves dansent et agitent des bouteilles PROF 40 en plastique aux rythmes d’Another Brick In The Wall, de Pink Floyd. D’autres, entrainés par Sarah Brohez, accompagnent un chant avec des clochettes et des boomwhackers, ces tubes sonores de tailles différentes, frappés sur le sol. Laurence Mus a appris à un troisième groupe un chant traditionnel africain, rythmé par des djembés et autres instruments à percussion. « Ces classes résidentielles, lancées en 2015, sont un projet conjoint des administrations de l’Enseignement et de la Culture élaboré par l’équipe de la Marlagne, explique Jacqueline Polet, détachée pédagogique pour les CRIA à la Marlagne. L’objectif était d’étoffer les initiatives existantes (résidence d’artistes dans les écoles…) pour resserrer les liens entre enseignement et culture, dans l’esprit du Pacte pour un Enseignement d’excellence. Celui-ci prévoit un parcours d’éducation culturelle et
PROF/FWB artistique (PECA) pour tous les élèves, des classes maternelles à la fin du secondaire. » « Organisées durant une semaine trois fois par an, ces classes résidentielles se centrent sur la musique, sur les arts de la scène et, depuis cette année, en alternance, sur le développement durable & récup’art et les arts visuels. Le projet se base sur trois composantes  : des connaissances, des pratiques artistiques, des rencontres avec des artistes et des œuvres. » « Des associations culturelles reconnues par la Fédération Wallonie-Bruxelles élaborent un programme clé-sur-porte et assurent l’animation  : Jeunesses musicales de Namur pour la musique, Ékla pour les arts de la scène, l’ASBL Empreintes pour le développement durable & récup’art, et le Centre de formation d’animateurs pour l’audiovisuel (CRIA prévue en 2020). Pour chaque CRIA, les enseignants reçoivent un carnet de route qui explique le déroulement de la semaine et la finalité didactique de chaque animation. » Du cri à l’électro Baptisées Du cri à l’électro, les classes musicales ont pour objectif d’ouvrir les élèves à différents styles, de façon ludique et dans un esprit d’échange et de partage. Guidés par les six artistes rodées aux animations dans les écoles, élèves et enseignants ont exploré la musique à travers le temps, du cri – la musique de la Préhistoire –, à l’électro la musique assistée par ordinateur. Chemin faisant, ils ont appris à fabriquer des instruments à l’aide de matériaux trouvés dans la nature et à en jouer. Ils ont découvert les effets ressentis selon les séquences sonores accompagnant les images au cinéma, le monde du jazz, l’histoire du rock, le hip hop, la comédie musicale. Ils ont appréhendé la musique classique par le biais de l’opéra… Les ateliers étaient suivis de concerts de groupes professionnels sélectionnés pour les tournées scolaires des Jeunesses musicales. Après l’atelier « blues-jazz-rock » d’un après-midi, par exemple, il y eut le concert de NY Subway Brass Band, qui explore gospel, mélodies klezmer, jazz, ballades de Michael Jackson en suivant le réseau du métro new yorkais. Ma classe a gagné en cohésion Maria-Cristina Spinelli enseigne en 5 e -6 e primaire à l’École communale de Hainin. « Mon intérêt personnel pour la culture m’a poussée à faire participer ma classe aux CRIA. Et puisque dans les années à venir il s’agira de donner une place durable à la culture à l’école, autant s’y préparer. » Pour cette enseignante, les CRIA sont une aubaine  : « Impossible de faire venir autant d’animateurs et d’artistes en même temps à l’école. Et puis, si j’appréhendais un peu le mélange des élèves des quatre écoles au sein des groupes, les choses se sont passées très naturellement. Mieux  : au contact d’enfants de milieu urbain, les élèves de ma petite école à l’ambiance familiale ont probablement élargi leur horizon. Et ceux de 6 e se sont préparés un peu à leur futur atterrissage en 1 re secondaire. » « Enfin, participer aux ateliers et au spectacle final avec nos élèves et ceux d’autres classes (que nous encadrons) nous libère et nous fait sortir de notre cercle de sécurité. C’est très riche pour nous aussi, sur le plan humain. » Pour Laurence Baud’huin, institutrice en 6 e à l’École Émile André, à Bruxelles, « ma classe a gagné en cohésion. Je suis vraiment étonnée de voir ce que mes élèves sont parvenus à faire ». La suite ? « Cette expérience aura de multiples prolongements en classe  : expression orale, textes libres, et pourquoi pas un spectacle de danse et musique en fin d’année », poursuit M me Baud’huin. De leur côté, Maria- Cristina Spinelli et sa collègue Sonia Decock (5-6P à l’École communale de Montroeul) sont bien décidées  : elles organiseront avec leurs classes un spectacle musical à la fin de l’année. Avant cela, elles les emmèneront à Bruxelles pour visiter, notamment, le Musée des instruments de musique. Catherine MOREAU (1) www.lamarlagne.cfwb.be/index.php ? id=16317 et circulaire 6614. Vidéo via www.facebook.com/lamarlagne/videos/1997327710345157/PROF 40 31 Ici, on ose plus ! « Avant de venir aux classes musicales, je me demandais ce qu’on allait y faire. J’avais un peu peur de m’ennuyer, commence Hapsa, en 6 e primaire à l’École Émile André, à Bruxelles. Mais pendant cette semaine, j’ai appris énormément de choses sur la musique. Par exemple qu’on peut faire du rythme simplement en tapant sur une tasse avec une petite cuillère. C’est incroyable ce qu’on peut faire avec des objets, avec le corps et le cœur ! » Raphael, en 5 e à l’École communale de Montroeul  : « J’ai découvert des instruments que je ne connaissais pas, comme le guiro, le tuba… J’en ai même fabriqué moi-même avec des morceaux de renouée du Japon et des coquilles d’escargots percés. » Emma se souvient du spectacle du groupe congolais Punta Negra  : « Nous avons dansé sur la scène avec eux. On ose faire plus de choses, ici ! » « Ce n’était pas toujours facile de suivre le rythme avec tous les autres, observe Maëlle, en 6 e à l’École communale de Hainin. Mais je me suis accrochée et j’ai fini par y arriver. Je suis fière de moi ! »



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