Prof Magazine n°40 déc 18/jan-fév 2019
Prof Magazine n°40 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : pilotage & contrat d'objectifs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dossier PILOTAGE À l’Institut secondaire Saint-Luc, à Bruxelles, des élèves et des parents participent au plan de pilotage. netirtile INSTITUT SAINT-LUC (Saint-Gilles) Enseignement secondaire artistique de transition et de qualification Pas de 1er degré Environ 690 élèves Environ 90 enseignants 24 Prendre son élan L’Institut Saint-Luc fait partie de cette vague des premiers établissements qui se sont portés volontaires pour élaborer leur plan de pilotage au cours de l’année scolaire 2018‐2019. Selon son directeur, Dimitri Jamsin, ce choix a reposé sur l’intérêt du décret Cadre de pilotage  : « Ce n’est pas une réforme pensée d’en haut pour en bas. Elle parie sur les acteurs de terrain pour traiter les maladies du système scolaire. Car si notre enseignement est très efficace, il ne l’est que pour 20% des élèves. Il faut se saisir du plan de pilotage comme d’une chance pour renverser la vapeur. » Il précise que son établissement « scolarise des élèves de tous les horizons, qui ont souvent en commun d’avoir connu un parcours scolaire fragilisé. Notre pari est de mobiliser les parents pour les accompagner vers la réussite ». De l’état des lieux… Janvier 2018 a correspondu à la création d’un groupe de pilotage de vingt membres mandatés par le pouvoir organisateur de l’établissement. Deux tiers émanent du corps enseignant et un tiers assure la PROF 40 représentation d’élèves et de parents. Ces deux groupes participent également aux journées pédagogiques consacrées à la mise en place du plan de pilotage. Une journée pédagogique a lancé le processus avec une phase d’audit des pratiques de l’école et l’analyse de ses indicateurs. L’équipe de pilotage, appelée groupe éLEn, pour « éLèves et Enseignants » (sur proposition d’un élève, d’ailleurs) a L’école artistique au travail… collaboratif travaillé sur cette phase à diverses reprises. Une remontée vers le collectif a eu lieu lors d’une journée pédagogique en novembre. Et la première journée pédagogique de 2019 portera sur la version finale du plan de pilotage, à communiquer au Délégué au contrat d’objectifs (pour le 30 avril 2019 au plus tard) via l’application Pilotage, en vue de sa conversion en contrat d’objectifs. Précédemment et parallèlement à cette phase d’autoévaluation, des membres du groupe éLEn ont participé à des formations organisées par le Segec autour des outils d’accompagnement qu’il propose à ses écoles. Saint-Luc aura d’ailleurs envoyé
PROF/FWB Des équipes porteuses, plus ou moins larges Les plans de pilotage sont établis par leur direction, en collaboration avec toute l’équipe éducative. Pour mener à bien cette nouvelle dynamique, chaque école s’appuie sur une équipe porteuse. La forme de cette équipe est laissée à l’appréciation des écoles mais son rôle est dicté par le bon sens  : accompagner la direction, représenter une force de propositions et intervenir comme courroie de transmission vers et avec l’équipe éducative. Les directions sont généralement actives dans ces groupes. Le nombre de membres varie, mais la volonté est d’assurer une représentation équilibrée de l’équipe éducative. Parfois, des conseillers pédagogiques du réseau auquel appartient l’école en font partie. Ou des représentants du Centre PMS, voire d’élèves et de parents, comme c’est le cas à l’Institut Saint-Luc. Comme on le lira au fil de nos reportages, les dénominations de ces groupes varient aussi  : « groupe porteur », « Coop », « équipe plan de pilotage », ou encore « groupe éLEn » … un représentant des parents à l’une de ces journées de formation. Ces outils correspondent aux différentes étapes de la confection d’un plan de pilotage  : évaluation de l’établissement par rapport aux indicateurs de l’Administration et aux résultats du questionnaire miroir ainsi que par rapport aux 15 thématiques d’actions possibles ; détermination d’objectifs spécifiques ; établissement d’un plan stratégique d’actions. … aux objectifs spécifiques L’articulation de ces différentes étapes a donné lieu à une dynamique de travail originale au cours de la journée pédagogique de novembre. Après un rappel des étapes de travail antérieures, les participants ont été invités à se retrouver sous un préau garni de six panneaux portant les titres de six des sept objectifs généraux d’amélioration du système scolaire (n’organisant pas de premier degré, Saint-Luc n’est pas concerné par le 5 e objectif, relatif au tronc commun). Chacun a choisi un des objectifs, qu’il estime prioritaire pour l’établissement, selon des critères combinant faisabilité et puissance d’impact. Dans un deuxième temps, les participants ont été invités à se réunir en sous-groupes de deux ou trois pour examiner la situation de l’école par rapport aux quinze thématiques. À chaque thématique correspondent cinq paliers de performance  : du niveau le plus faible (des initiatives individuelles existent mais les acteurs concernés demeurent spectateurs) jusqu’au plus élevé (l’école développe une dynamique de changement collectif). Troisième temps  : retour devant les panneaux consacrés aux objectifs d’amélioration pour confirmer le choix précédent ou choisir un autre objectif. Le tour est joué, les objectifs spécifiques prioritaires de Saint-Luc ont été fixés. Et dans un quatrième temps, l’équipe a décliné ses objectifs et thématiques en propositions de plan d’actions. Des commentaires divers Bilan ? Des voix enthousiastes aux plus mitigées. Pour un professeur expérimenté, le décret va dans le bon sens mais les thématiques qu’il propose ne correspondent pas entièrement aux besoins de l’école  : « Notamment parce que nous avons une catégorie d’élèves qui parlent le français, mais le maitrisent insuffisamment pour rencontrer certains niveaux d’attente. » Pour une enseignante débutante (elle a été diplômée en juin passé), le processus est passionnant  : « Je m’étais énormément investie en faveur de la participation des élèves durant mes années de secondaire. Ici, on voit que c’est possible. » Un représentant des élèves émet un reproche  : « Je trouve que le temps passé à établir l’état des lieux a été fort long. Mais la dynamique est vraiment positive et les élèves ont pu faire valoir leur point de vue sur ce qu’il faut modifier dans l’école. » Trop long, ce temps passé à dresser l’état des lieux ? On peut comprendre celui qui l’affirme. Il est en 5 e secondaire, sera diplômé en juin 2020, et le plan ne sera mis en œuvre qu’à partir de septembre 2019. Enfin, si tout va bien, pour l’un… comme pour l’autre. Monica GLINEUR PROF 40 25



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