Prof Magazine n°40 déc 18/jan-fév 2019
Prof Magazine n°40 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : pilotage & contrat d'objectifs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
O L E MAGAZINE D E S PRO F E S S I N N E L S D E L’E N S E I G N E M E N T TRIMESTRIEL - DÉCEMBRE 2018 - JANVIER-FÉVRIER 2019 NUMÉRO 40 L’ACTEUR Formatrice à l’IFC pour les plans de pilotage, Florence Gautier insiste sur l’importance du M travail collectif au cœur de ce nouveau mode de « Nous sommes à un moment clé de l’évolution de l’école » uand Florence Gautier a rejoint l’IFC en venues les journées de formation au dispositif de pilotage d’écoles de différents réseaux, Qnovembre 2017, les nouvelles formations se construisaient. Fin 2018, elle tire un avec des « équipes porteuses ». Car tout est premier bilan. dans la dynamique du collaboratif. On ne peut pas imaginer un plan de pilotage qui PROF  : Pourquoi étiez-vous soit réfléchi par deux, trois personnes. Cela spécifiquement intéressée par la a été impressionnant de voir à quel point formation aux plans de pilotage ? les enseignants, au côté de leur direction, se gouvernance. Florence Gautier  : Je m’étais intéressée au sentaient aussi investis. processus des plans de pilotage de par ma fonction de cheffe d’établissement. Vous avez aussi rencontré des L’appel lancé par l’IFC demandait appréhensions ? une expérience de terrain à la tête Oui, parfois, et c’était logique face à un projet aussi ambitieux. Notre volonté a été de justement, que ce nouveau mode de rassurer notamment sur le fait que chacun d’une école et mon sentiment était, gouvernance pouvait répondre à un des acteurs était une entité apprenante. besoin des directions. Autre inquiétude régulière, celle de l’évaluation. On a rappelé qu’évaluer, c’est apporter Les directions sont sollicitées de de la valeur aux choses. Saluer ce qui marche toute part, tout le temps  : le plan de dans l’école. Mais aussi, sereinement, analyser un système scolaire défaillant dans cer- temps de la réflexion, de « lever la tains points et sur lequel on peut ensemble, tête du guidon ». apporter au moins une évolution. pilotage, c’est pouvoir se donner le Comment s’est construite cette Enfin, des directions se sont montrées inquiètes de l’obligation de la concertation des nouvelle formation ? Les formations pour les directions équipes éducatives prévue par la réforme. dans le cadre des plans de pilotage Mais comment l’élève peut-il être au centre sont données par des formateurs de nos préoccupations si chacun ne collabore pas avec ses collègues autour du vécu de l’IFC qui ont eu une expérience de chef d’établissement et des formateurs de l’ULB, de l’élève, de ses difficultés, ses progrès ? spécialisés en management public. Les formations aux plans de pilotage vont Un travail préparatoire a été mené en collaboration avec l’ULB (1). Nous nous sommes Oui, vraiment ! À la lumière des réactions se poursuivre. Optimiste ? penchés sur les attentes du pouvoir régulateur et les valeurs qu’elles sous-tendent. certitude que nos formations permettent une des directions de la première vague, j’ai la L’analyse effectuée dans ce cadre a été particulièrement significative – notamment en niablement un soutien face à ce changement vision d’ensemble. Elles représentent indé- termes d’indicateurs d’iniquité de notre système scolaire – de l’impérieuse nécessité de du sens à cette importante réforme. Je pense de gouvernance ; elles éclairent et donnent la réforme. Cela a été un travail passionnant que l’adhésion rencontrée va progressivement s’étendre à l’ensemble… car l’exercice était totalement neuf. Nous avions le sentiment d’être à un tournant dans l’évolution de l’école. Propos recueillis par Monica GLINEUR Par ailleurs, il était important de donner aux écoles de la première vague du temps pour (1) Avec Alain Eraly et Marie Goransson, ULB, Faculté de préparer le travail collaboratif. Sont ainsi Philosophie et Sciences sociales Florence Gautier  : « On ne peut pas imaginer un plan de pilotage qui soit réfléchi par deux ou trois personnes. » CÔTÉ PSY Pilotage & contrat d’objectifs 28 PROF/FWB PROF 40 Dis-moi ce que tu penses pour savoir qui je suis our Pascal Minotte, psychologue, psy- et chercheur au Centre de plus surveillé, plus réglementé aujourd’hui, entre pairs, que jouait autrefois la rue, espace Quel rôle, quelle Pchothérapeute influence l’usage référence en santé mentale (CRéSaM) (1), les notamment en ville. L’adolescent peut y expérimenter une autre façon d’être, se mettre des réseaux sociaux réseaux sociaux aident les ados à construire numériques a-t-il dans la leur identité propre. en scène, se raconter autrement qu’à travers le prisme du regard des parents. À travers un construction de l’identité PROF  : Pour construire son identité, processus d’essais et d’erreurs, mais aussi de des adolescents ? l’adolescent doit-il définir des territoires transmission entre pairs, ses usages évolueront ensuite, ce qui l’aidera à développer des et des cultures distincts de ceux des parents ? compétences en matière de communication. Pascal Minotte  : Oui, d’une manière générale, on peut dire que le jeune adolescent Donner – sans arrêt, parfois – de ressent le besoin de prendre ses distances visà-vis de la sphère familiale et de se protéger autres, à quoi cela sert-il ? l’information sur soi et en recevoir sur les de ses « intrusions ». Ce processus implique Pour savoir qui l’on est, il faut commencer un travail psychique considérable  : quitter un par se découvrir, c’est-à-dire pour citer le psychiatre Serge Tisseron « à la fois se mettre à nu contexte sécurisant et une certaine image de soi issue de l’enfance, ce n’est pas aisé. Pour face aux autres et accéder à la connaissance compenser le vide de cette « séparation », il de soi » (2). Ces deux attitudes convergent va surinvestir dans les relations avec les pairs. dans le fait de diffuser sur les écrans des fragments de soi (opinions, photos, vidéos), Les réseaux sociaux répondent-ils à ce parfois à plusieurs facettes, dont la valeur est besoin spécifique ? encore incertaine, afin de les faire valider par Des applications comme Instagram, Snapchat… jouent le rôle de l’espace entre-soi, les réactions des autres internautes. Pour l’adolescent qui doit progressivement intégrer les changements physiques, mais aussi psychiques et pulsionnels qui s’opèrent en lui, s’exprimer sur les réseaux sociaux peut aider à trouver Fotolia/George Dolgikh 38 PROF 40 Les futurs enseignants formés en 4 ans minimum De l’arithmétique à l’algèbre L’autisme, une façon d’être au monde Notre dossier est consacré à l’élaboration des plans de pilotage. Analyse et reportages dans cinq écoles, parmi lesquelles l’Institut Saint-Luc, à Bruxelles. PROF/FWB I du sens et à donner une cohérence, un fil rouge à un vécu et à des expériences parfois perçus comme chaotiques. Cela participe donc au renforcement de l’estime de soi et au tâtonnement identitaire propre à cet âge. Au risque de dérapages  : moqueries, agressivité, (cyber)harcèlement… Bien sûr  : les interactions entre ados, parfois cruelles, et les dynamiques collectives, peuvent amener à la désignation de boucs émissaires, par exemple. Un autre écueil, c’est la surconsommation  : chez certains, le désir de contacts avec les pairs peut mener à un usage boulimique, compulsif. Quel rôle les enseignants peuvent-ils jouer dans le cas d’usages problématiques des réseaux sociaux ? C’est vrai que les difficultés relationnelles s’enracinent la plupart du temps à l’école. Prévenir les dérapages possibles passe évidemment par l’éducation aux médias à travers différentes matières. Mais plus largement, c’est important d’apprendre à développer les compétences socioaffectives, l’empathie, la solidarité. Si on le fait beaucoup avec les petits de maternelle, cela s’amenuise ou disparait ensuite. Comme si, à l’instar de l’écriture ou de la lecture, ces compétences étaient acquises une fois pour toutes. Or, au début du secondaire, c’est particulièrement nécessaire de travailler les relations humaines, de construire un climat de bienveillance au sein de la classe. Et cela d’autant plus que, dans le cas d’une communication en ligne, existe l’effet cockpit  : en cas d’agression verbale, l’émetteur du message, n’ayant pas en direct les effets de ce qu’il est en train de commettre, va oser plus que ce qu’il ferait dans la vie traditionnelle. Vous développez une vision positive du rôle de ces réseaux Leur usage est souvent connoté comme une prise de risque. Mais si c’est fait de la bonne façon, au bon endroit, cela peut être très positif et constructif. Cela permet à des ÉDITORIAL Depuis septembre, dans une première « vague » d’écoles, les équipes pédagogiques s’impliquent dans l’élaboration de leur plan de pilotage appelé à devenir un contrat d’objectifs conclu pour six ans entre la Fédération Wallonie-Bruxelles d’une part, le pouvoir organisateur et la direction d’autre part. La rédaction de PROF a pris le pouls dans cinq écoles. En octobre, on soufflait le chaud et le froid. Un directeur, pourtant blanchi sous le harnais, nous confiait que « c’est la première réforme en laquelle je crois ». « Cette fois, on dépasse le bla-bla et on se fixe des objectifs précis », soufflait un enseignant. « On nous manipule  : le Gouvernement sait très bien où il veut aller », estimait au contraire une collègue en référence aux sept objectifs d’amélioration fixés par le Gouvernement. Un mois plus tard, mes collègues et moi avons revu ces mêmes équipes, engagées dans le vif du sujet. Après un diagnostic des forces et faiblesses, il s’agissait de rechercher leurs causes, qui portent en germes les futures pistes de solutions. Le ton avait changé. « On est très motivés pour trouver des solutions… On trépigne ! » Même si on espère « ne pas faire tout ça pour rien et que ce ne sera pas du travail en plus… » Bien sûr, nous sommes ici chez des premiers de cordée de cette nouvelle gouvernance. Bien sûr, les réseaux ont aiguillé nos reportages. Bien sûr, face à PROF on ne dit peut-être pas qu’on pense comme Non au Pacte d’Excellence. Bien sûr. Mais mes trente ans de journalisme me permettent d’avancer qu’en deux mois, quelque chose a changé dans ces équipes. Quelque chose comme le constat qu’elles ont toutes les cartes en mains. Attention à ne pas les décevoir ! Bonne lecture, sur papier ou via www.enseignement.be/prof. adolescents de mettre des mots sur ce qu’ils POUR EN SAVOIR + vivent. Certains peuvent exprimer certains problèmes de santé mentale, notamment liés BALLEYSC., Socialisation à la sexualité, qu’ils vivent difficilement. Par adolescente et usages exemple, le jeune qui découvre son homosexualité peut y trouver information, soutien, littérature, Rapport d’étude du numérique Revue de réassurance. Cela peut aussi aider l’ado harcelé à trouver des témoignages d’autres per- COLLARD Y., Éduquer aux de l’INJEP, juin 2017. sonnes vivant cette situation, des groupes de réseaux sociaux. Les jeunes soutien. Cela peut être une vraie ressource en à l’heure du numérique, réponse à des difficultés de relations au sein Média animation, Dossier de de la famille. l’éducation aux médias, 2017. Propos recueillis par KLEIN A. (coord.), Nos jeunes Catherine MOREAU à l’ère numérique, Louvain-la- Neuve, Académia, 2016. (1) www.cresam.be MINOTTE P., Dévoreurs (2) TISSERON S., Virtuel, mon amour. Penser, aimer, souffrir, d’écran. Comprendre et gérer à l’ère des nouvelles technologies, Paris, Albin Michel, nos appétits numériques, 2008, p.39. Bruxelles, Mardaga, 2015. Une cellule pour contrer le harcèlement L’Institut Maris Stella, à Laeken, a créé une cellule antiharcèlement qui rassemble huit professeurs de tous les degrés du secondaire et trois éducateurs. Constatant que les réseaux sociaux sont un des moyens utilisés pour harceler un élève, la cellule a lancé un programme de prévention ciblant notamment l’éducation à l’usage des réseaux sociaux. Elle fait appel à des partenaires extérieurs pour des animations  : les ASBL Délipro Jeunesse, Loupiote, Exception.Théâtre ! … Diane Vandermeets est l’enseignante ressource de la cellule, qui observe que même si les élèves sont mieux et plus informés des dérives possibles, cela ne les empêche pas de braver les interdits et avertissements. Selon notre interlocutrice, ils éprouvent un sentiment d’invincibilité  : ça ne leur arrivera jamais à eux. De plus, il y a comme une contradiction entre ce qu’on leur dit de faire et les comportements qu’ils observent et pensent devoir adopter en société. Pourquoi se contenir, se préserver, respecter, alors que les personnalités, de la télé au monde politique, se lâchent et ne respectent aucun code ? Parfois, il s’agit même de la clef de la réussite ! Par ailleurs, les avis divergent et les codes déontologiques sont relatifs  : un professeur se refusera à communiquer ou à échanger sur les réseaux sociaux tandis qu’un autre le fera… Pour les séances de prévention, la cellule a établi des règles  : confi ance (ce qui se dit en classe y reste), sécurité (on ne se moque pas de quelqu’un) et respect (chacun a droit à la parole, sans être jugé). Lors d’interventions individuelles, les membres de la cellule travaillent en binôme pour échanger les impressions. « Les effets sont sensibles, note M me Vandermeets. Chez les élèves qui ont suivi ce programme de prévention depuis la 1 re secondaire, il y a une réelle prise de conscience et un comportement social mieux maitrisé. Ils connaissent nos démarches et la loi ; ils font souvent preuve d’empathie. Cela ne nous met pas à l’abri de tout dérapage, mais je pense qu’ils sont moins nombreux. De plus, en cas de harcèlement, témoins ou observateurs sont plus réactifs et plus francs. Ils viennent plus rapidement demander aide ou conseil à un adulte. » PROF 40 39 L’INFO Didier CATTEAU Rédacteur en chef Les futurs enseignants formés en quatre ou cinq ans > 4 Des ambassadeurs de la mobilité et de la sécurité > 6 Découvrir le quartier où on enseigne > 7 Prendre soin de son dos peut s’apprendre à l’école > 8 L’Administration au service des directions > 9 PIRLS 2016 invite à se mobiliser > 10 Stimuler la lecture-plaisir > 11 Sensibiliser aux stéréotypes homophobes et transphobes > 12 Printemps des Sciences  : histoire d’éléments > 13 DOSSIER Pilotage & contrat d’objectifs >14 L’Acteur Florence Gautier  : « Nous sommes à un moment-clé de l’évolution de l’école » > 28 2 Toutes les cartes en mains Clic & Tic Le numérique, c’est plus que la bureautique > 29 Focus Dans un bain de notes, de rythmes et de mouvements > 30 Droit de regard Ce n’est pas l’autisme qui fait souffrir, c’est le rejet ou l’ignorance > 32 Lectures Montessori, l’esprit et la lettre > 34 Tableau de bord Moins de jeunes « NEET » > 35 Libres propos Mieux articuler arithmétique et algèbre entre primaire et secondaire > 36 Côté Psy Dis-moi ce que tu penses pour savoir qui je suis >38 PROF 40 À votre service NumaBib, une bibliothèque « dys-férente » > 40 CARTE PROF Grandeurs, unités et Cie > 40
« #Arrête C’est de la violence » 16,6% des jeunes sont victimes de violences sexuelles et 17% de cyberviolences sexuelles. La Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie et la Cocof lancent une campagne de sensibilisation aux violences dans les relations amoureuses, destinée aux 15-25 ans. Web série, chat vers la ligne Écoute violences conjugales, coordonnées des services d’aides… via www.arrete.be. Contact et informations  : egalite@cfwb.be Les Droits humains, tout un programme Les lauréats de l’appel à projets lancé à l’occasion des 70 ans de la signature de la Déclaration universelle des droits humains sont connus. Le concours s’adressait notamment aux écoles. Comme on l’a vu dans notre dossier de juin, il s’agissait de s’emparer d’un des 30 articles de la Déclaration et de le décliner dans une création. 70ansdudh.be 17% DES JEUNES SONT VICTIMES DE CYBERVIOLENCE SEXUELLE Tu me quittes, c’est ça ? Ok. Je partage nos petites vidéos. T’en dis quoi ? WEB SÉRIE & CHAT ARRETE.BE NOTIFICATION #ARRETE C’est de la VIOLENCE BESOIN D’AIDE ? 0800 30 030 Quel nom cour le Belgica ? Quel nom pour le Belgica ? Éditeu responsable  : Pie re Galand, 15 rue Stevin,1 0 Bxl – APNU-TRAMWAY21- P.LEMAITRE 2017 La plus belle déclaration d’amour de l’humanité a 70 ans. Partageons-la. La plus belle déclaration d'amour de l'humanité a 70 ans. Partageons-la. L’école des enfants malades pehlwa un del...c cl. la Didrelen Lldwrs11..e preprnprepeca « 1 Choisissez un des 30 articles de la Déclaration Universelle et proposez-nous un projet créatif ! >une. ragnolue eu de erprIsarlensdlunesa cl. la FidintlenWdlerWilnnale. Jeunes de l’enseignement ou des organisations de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles, renseignez-vous et inscrivez-vous sur www.70ansdudh.be dès septembre 2017. r agIvenzusmIrscenemouswallmease vla.mpantla 101, Le cabinet ministériel de l’Éducation et l’Association des Pédagogues hospitaliers ont actualisé un ensemble de renseignements sur l’enseignement spécialisé de type 5, destiné aux jeunes malades  : historique, collaboration entre écoles d’origine et écoles en hôpital, répertoire, partenaires et ressources, références légales, charte européenne… La brochure fait l’objet de la circulaire 6853. www.enseignement.be/circulaires C’est après un concours ouvert aux quatre premières années du secondaire que Belspo, la Politique scientifique fédérale, baptisera le futur navire qui remplacera le RV Belgica, bateau de recherche national. À l’appui de leurs propositions de nom, les classes doivent réaliser une vidéo expliquant leur choix. Candidatures jusqu’au 31 janvier (16h) ; formulaire disponible via bit.ly/2yTDq4C. La classe gagnante passera une journée à bord du RV Belgica au printemps prochain. PROF 40 3



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :