Prof Magazine n°39 sep/oct/nov 2018
Prof Magazine n°39 sep/oct/nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct/nov 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : les nouveautés de la rentrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’info EPC  : une mesure recalée Cet été, saisie par le Secrétariat général de l’enseignement catholique, la Cour Constitutionnelle (1) a annulé une disposition du décret instaurant un cours de philosophie et de citoyenneté dans l’enseignement fondamental (2), par laquelle les établissements concernés (de l’enseignement officiel et libre non confessionnel donc) reçoivent des périodes destinées à assurer ces cours, à garantir l’emploi des maitres de morale ou de religion en perte d’heures, et le cas échéant à organiser du soutien pédagogique. L’arrêt permet d’appliquer encore cette mesure durant l’année 2018‐2019, mais pas au-delà. En réaction, le Cabinet de la ministre de l’Éducation indique vouloir « prendre le temps de l’analyse » et garantit que « cet arrêt n’aura aucune incidence sur les situations individuelles des profs de morale et de religions ». (1) Arrêt 114/2018 de la Cour Constitutionnelle. bit.ly/2L36o5i (2) bit.ly/2MgE3O6 22 Des journalistes en classe pour les journalistes en herbe Les classes qui participent au concours Journalistes en herbe bénéficient d’ateliers animés par des journalistes professionnels. Alain Vaessen, journaliste à la RTBF, collabore depuis plusieurs années à ce concours de journaux écrits par des élèves de 6 e primaire, 1 re -2 e ou 6 e secondaire, et orchestré par la Cellule Culture-Enseignement (1). PROF  : Pourquoi vous rendez-vous dans les classes ? Alain Vaessen  : Pour moi, c’est plus que jamais important que les jeunes comprennent les informations et apprennent à juger de leur validité. Quand, dans une classe, je demande quels élèves reçoivent un journal chez eux, je vois rarement plus de deux mains se lever. À la question  : « Qui a accès à un journal de temps en temps ? », j’en vois quatre ou cinq. Mais si je demande de préciser s’ils le feuillettent, le nombre descend à un ou deux. Pourtant, les jeunes sont submergés d’infos. Il s’agit de les ramener vers des infos rigoureuses. Quelles sont les sources d’information des élèves ? Pour les jeunes, la source principale, c’est Internet. Lors des ateliers, en observant les journaux écrits, ils sont souvent éberlués de voir que l’on y trouve des critiques de films, des reportages durant des festivals de musique, des jeux… Si l’on veut capter leur intérêt, c’est important de leur montrer que le journal ne se situe pas hors de leur monde. Ensuite, ils peuvent vite se rendre compte qu’entre la Une d’un quotidien et la page d’accueil d’un site ou d’un blog, il y a un même souci de présentation, de hiérarchisation des informations. Quel regard jettent-ils sur le métier de journaliste ? À 12 ans, ils sont curieux, réceptifs ; ils posent des questions. Avec des grands ados, formatés par les réseaux sociaux, c’est plus rugueux. Pour eux, ce qui sur Internet peut coller avec PROF 39 ce qu’ils pensent est juste, et ce qui ne correspond pas à leur opinion est faux. Ils n’ont aucune idée des contraintes du métier de journaliste et du travail de collaboration au sein de l’équipe de rédaction. En construisant leur propre journal, ils peuvent faire l’expérience de cette nécessité de décider ensemble du contenu, de hiérarchiser les informations, de partager l’espace disponible… La 5 e -6 e primaire de Sylviane France (École fondamentale de la Providence, à Champion), a remporté l’un des 1er prix du concours 2017‐2018. Que peut apporter un journaliste radiotélé à ce concours de journaux écrits ? Les questions à se poser sont identiques  : comment mettre de la rigueur dans le traitement des informations ? Comment les organiser ? Comment les mettre en valeur, les rendre lisibles ? Toutes ces questions concrètes peuvent mener à des questions de fond. L’édition 2018‐2019 du concours prévoit que les élèves de 6 e secondaire puissent traiter un seul sujet. Une bonne chose ? Tout à fait. Cela leur permettra d’approfondir, de varier les angles, les genres journalistiques. Propos recueillis par Catherine MOREAU (1) Inscriptions jusqu’au 15 octobre. Circulaire 6776 www.enseignement.be/circulaires FWB-Jean Poucet
Le plus possible avec le moins possible Quarante-deux écoles belges du secondaire technique ont participé au 7 concours BElgian Railways Competition for Technicians. Le Prix du Public va à l’École des Arts et Métiers à Erquelinnes. Étienne Philippe enseigne à mi-temps la théorie et la pratique de l’électronique au secondaire supérieur de l’École des Arts et Métiers, à Erquelinnes. En six ans, il a participé avec ses élèves à cinq éditions du concours BERT, organisé par HR Rail, la société qui engage pour les chemins de fer. « Participer, c’est se mesurer aux autres, défendre l’image de son école. Cela procure de la fierté, l’envie de faire de son mieux. C’est l’occasion de motiver les élèves par un projet concret, de leur faire voir certaines facettes du milieu professionnel et de ressentir que l’électronique et l’automatisme sont toujours au gout du jour. Remporter un prix, c’est obtenir la reconnaissance du travail accompli ». Sécuriser un quai… Cette année, le concours visait la sécurisation d’un quai de gare. Les élèves voulaient d’abord ériger des barrières s’ouvrant à l’arrivée du train. « Elles se détériorent vite à cause des intempéries », explique M. Philippe. La 6 e électronique de se tourner alors vers un système de prévoyance. Les voies sont divisées, différenciées en zones, équipées de capteurs télémétriques. Ceux–ci émettent un rayon laser à longue portée. Si une personne le coupe puis se retire, le capteur n’intervient pas. Si la coupure est plus longue, il actionne automatiquement un haut-parleur qui diffuse un message vocal de danger. Si la coupure continue, il envoie un SMS à un agent et signale la zone de l’incident. « Ce système permet aussi de détecter un bagage qui peut être happé par le passage d’un train, ajoute l’enseignant. De plus, lorsqu’un train quitte une gare, un émetteur à haute fréquence envoie des datas aux gares d’arrivée et de passage  : numéro du train, heure probable d’arrivée, quai prévu. Cela active le système. Ceci peut se faire aussi manuellement ». … à bon marché Le matériel ? Des capteurs télémétriques, un micro-contrôleur, une carte de communication GSM qui permet la communication entre le micro-contrôleur et le GSM, un émetteur de haute-fréquence, soit un budget d’environ 200 € . « La SNCB rembourse les dépenses jusqu’à 400 € . Mais nous voulons faire le plus possible avec le moins possible  : notre école soutient les participations aux concours, mais elle n’a pas énormément de moyens ». Le concours permet à HR Rail de nouer des contacts avec des écoles. Un ingénieur vient y vérifier le progrès du projet. Cette société vise à trouver de nouvelles idées pour la SNCB, mais aussi à détecter de bons talents. « L’an prochain, j’essaierai de soigner davantage la présentation orale et de prévoir un résumé en néerlandais, conclut M. Philippe. L’occasion de demander la collaboration de collègues des cours généraux ». Patrick DELMÉE PROF/FWB (1) Palmarès via bit.ly/2wj7PqX (2) Infos et contact  : bit.ly/2Bgf9sM PROF 39 23 Étienne Philippe  : « Le concours BERT est un plus qui permet de concrétiser certaines théories de la discipline ».



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