Prof Magazine n°39 sep/oct/nov 2018
Prof Magazine n°39 sep/oct/nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct/nov 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : les nouveautés de la rentrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RENTRée 2o18 « Participer au jury a ouvert ma bulle » Les jurys de l’enseignement secondaire de la Communauté française ont besoin de plus d’enseignants pour optimaliser leur fonctionnement. Avis aux candidats… Les jurys de l’enseignement secondaire de la Communauté française ont besoin de plus d’enseignants pour optimaliser leur fonctionnement. Claire Thirion, physicienne retraitée, en est aujourd’hui un membre extérieur. Elle évoque sa collaboration avec cette filière alternative d’accès à un diplôme pour les étudiants qui ne trouvent pas leur place dans un parcours scolaire « classique » ou qui ont dû l’interrompre (1). PROF  : Quels diplômes peut-on obtenir par le jury ? Claire Thirion  : Le CE1D, le CE2D, le CESS, le CE6P, l’accès à l’enseignement supérieur (un équivalent de l’examen de maturité, pour les étrangers), l’accès aux études paramédicales. Il ne délivre ni certificats de qualification ni accès à la profession (gestion de base). Qui organise ces jurys ? Une direction de l’administration et sept chargés de mission permanents s’entourent d’enseignants extérieurs, en exercice ou ayant exercé. Leur nombre est insuffisant pour fonctionner de façon optimale  : on en cherche régulièrement dans toutes les disciplines (2). Quelle est la palette de leurs missions ? Généralement à trois par épreuve et encadrés par un chargé de mission, ils imaginent des questionnaires – aujourd’hui, sauf en langues et en français, la plupart des épreuves sont écrites – et leurs corrigés en cohérence avec le programme de leur matière. Ils surveillent les épreuves et les corrigent. Ils participent en fonction de leurs disponibilités  : on peut accepter l’une ou l’autre mission ou l’ensemble. Cela exige du temps ? Mon trio met quatre jours en moyenne pour rédiger une épreuve, un pour la faire passer, trois pour la corriger. Quand nous avons plus de 150 inscrits, faute d’un local assez grand, nous avons deux épreuves le même jour, avec deux questionnaires différents. Deux sessions 18 PROF 39 d’épreuves sont prévues par an (aout-janvier et février-juillet). Le travail s’étale sur l’année en fonction des disponibilités de chacun et de la date des épreuves. C’est possible pour un enseignant en fonction ? Lorsqu’un enseignant en fonction est convoqué à un jury, il doit avoir l’aval de son chef d’établissement pour y participer et se rendre à Bruxelles où se déroule cette mission. Cela a un impact sur l’organisation des cours, mais ce n’est pas du tout insurmontable. Et certains assurent des missions en-dehors de leurs heures de cours. Les prestations sont rémunérées ? La Fédération Wallonie-Bruxelles rembourse les frais de déplacement et donne une indemnité forfaitaire. Ce n’est pas cela qui vous a motivée à y participer ? Dans mon athénée florennois, j’étais la seule professeure de physique. Le jury m’a permis de rencontrer des collègues de ma discipline et d’autres disciplines, de mon réseau et d’autres réseaux, des bacheliers, des agrégés. J’ai pu sortir de ma bulle et partager mon expérience. Lorsque je suis devenue chargée de mission au jury, j’ai découvert d’autres publics que celui de mon école rurale  : des adultes, des agoraphobes, des dyslexiques, des élites sportives ou artistiques, des pressés de réussir ou des plus lents. De cette époque, je retiens un souvenir émouvant  : un papa qui a réussi son CESS à 54 ans, en plusieurs années, est venu me montrer fièrement son diplôme avec son jeune fils dans les bras. Propos recueillis par Patrick DELMÉE (1) bit.ly/2KznJCl (1) Vous souhaitez vous lancer dans l’aventure ? Signalezle via jurysexaminateurs@cfwb.be. PROF/FWB
Fotolia/miztanya On compte cinq années pour la construction d’une nouvelle école, en moyenne. Création de nouvelles places d’écoles Le dernier appel à projets pour la création de places dans les zones « en tension démographique » doit permettre d’ouvrir 4 653 places supplémentaires. Pour la deuxième année consécutive, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est appuyé sur le monitoring des zones en tension démographique pour attribuer une enveloppe annuelle de vingt millions d’euros consacrée à la création de places. Une zone de communes est considérée en tension lorsqu’elle ne dispose pas d’une offre de places, existantes ou programmées, supérieure de 7 à 10% au nombre d’élèves (tampon nécessaire pour garantir le libre choix des parents). Pour les communes scolarisant moins d’élèves que ceux domiciliés sur leur territoire, le calcul intègre un pourcentage d’« exportation » à une distance de 10 kilomètres au maximum. Les résultats sont générés chaque année pour l’année n+5, cinq ans étant un terme nécessaire pour adapter l’offre au besoin. Ainsi, en 2017, le monitoring cartographiait les zones en tension à l’horizon 2022 ; en 2018, les manques à l’horizon 2023, etc. Ajuster l’offre aux besoins... En 2017, le besoin était estimé à 11 610 places à créer, dont 16% dans le fondamental et 84% dans le secondaire, principalement en Région bruxelloise, qui a enregistré un pic démographique sans précédent au cours des dernières années, mais également à Liège et dans ses environs immédiats, ainsi que dans le Brabant wallon. Cette année, le besoin diminue dans le fondamental, avec 14% des 17 400 places à créer. Et il augmente dans le secondaire  : 14 929 places, dont la moitié en Région de Bruxelles-Capitale, et des besoins qui se marquent toujours en région liégeoise et en Brabant wallon, ou qui apparaissent ailleurs (Soignies, La Louvière, Namur, Arlon…). … avec un appel à projets annuel Chaque année, l’invitation à répondre à l’appel à projets est communiquée aux pouvoirs organisateurs avec la liste des zones en tension actualisée (1). Un décret consacre le dispositif et les moyens qui lui sont alloués (2). En juillet dernier, le Gouvernement a donc décidé l’octroi de subsides pour l’année 2018 à 26 projets représentant 4 653 places (107 dans le fondamental, 4 546 dans le secondaire). Les programmes classiques des infrastructures peuvent également intervenir en faveur de créations de places. Le fonds de l’appel à projets est quant à lui exclusivement réservé à des projets renforçant la capacité d’accueil, soit par l’extension ou la reconfiguration d’une infrastructure existante, soit par l’achat ou l’aménagement d’un bâtiment ou d’un terrain qui n’était pas à usage scolaire en vue de l’affecter à l’enseignement. Par ailleurs, en juillet toujours, le Gouvernement a pris diverses décisions permettant l’ouverture d’établissements pour les rentrées scolaires 2019 et suivantes. Monica GLINEUR (1) Pour 2008, il s’agissait de la circulaire 6455. www.enseignement.be/circulaires (2) Moyens qui sont répartis comme suit  : 4,378 millions pour le réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement, 7,935 millions pour l’officiel subventionné et 7,687 millions pour le libre subventionné. bit.ly/2PfsUuR PROF 39 19



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