Playsound n°7 février 2013
Playsound n°7 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 18,3 Mo

  • Dans ce numéro : The Earl Grey... le nouveau nom du Rock français.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PS MAG #7 LIVE REPORT : SOIRÉE « TOMBÉS POUR LA FRANCE #3 » Paris, le Point Ephémère – Mercredi 16 janvier 2013 Le hasard est parfois sadique. Quatre jours seulement après le déploiement des forces armées françaises au Mali, le Point Ephémère réunissait trois groupes de pop francophones, Alex Rossi, Granville et Mustang. Loin d’être une soirée patriotique, nous avons plutôt assisté, drapeau en berne, à une cérémonie en mémoire de la défunte pop française, malgré le baroud d’honneur de Mustang. C’est Alex Rossi qui est en première ligne. Les premiers temps présagent une prestation agréable, car le chanteur présente une voix et une mélancolie aux faux airs d’un Miossec sobre. Mais rapidement, ses gesticulations deviennent lassantes. « Je ne fais ni footing ni natation, confesse le quarantenaire, reprenant son souffle. J’avais oublié que la scène c’était aussi physique «. Les titres s’enchaînent sans vague, pendant que le Franco-italien tord son pied de micro comme il tord notre bonne volonté. D’ailleurs le set se conclut par un titre chanté dans la langue de Toto Cutunio, Ultima Canzone, avec une énergie idéale pour frimer au camping de Rimini. Persuadé de tenir son tube, Rossi demande lui-même avec une belle autodérision un rappel pour cette chanson. [Touché]. La contre-attaque est lancée par Granville. Ces quatre normands prometteurs larguent les amarres avec le titre éponyme à leur nouvel album, Les Voiles. Ecouter Granville, c’est comme ouvrir un paquet de bonbons. Acidulé et stimulant au départ, mais vite écœurant. Pourquoi ? Les titres comme Jersey ou Robe Rouge se dégustent bien volontiers, emmenant les spectateurs les pieds dans l’écume au sens propre comme au figuré (demandez à ceux du fond de la salle qui pataugeaient dans la mousse de l’extincteur éventré). Les rythmes sonnent yéyé et pop garage, alors que la voix de la chanteuse trouve des résonnances du côté de Cœur de Pirate ou Anaïs. Mais cette dernière, mains dans les poches de sa robe noire à motif de baleine, cultive une attitude d’enfant gâtée exaspérante, qui contraste avec la simplicité de ses trois compères. Quand survient Le Slow final, on se dit que Granville feraient mieux de naviguer dans des eaux folk-soul, qui leur siéraient à merveille. [Coulé]. 8 Face à ces deux affronts, Mustang représente le dernier espoir de la nation. Jean Felzine, chanteur de la formation auvergnate, déboule sur scène avec un tel entrain, que l’espoir renaît dans les rangs du Point FMR. On en arrive à se demander si ce n’est pas la morphine contre le précédent mal de crâne qui nous fait délirer : le trio nous emmène dans une cantine américaine des fifty’s, sur la route de Memphis, où siège un jukebox crachant le rockabilly des B.B. King, Chuck Berry et CarlPerkins. Reprenant notre lucidité, on peut affirmer que Mustang dégage une belle maturité musicale. On croit reconnaitre un blues-rock comme en raffolent les Black Keys. Anne-Sophie se voit même honorée d’une chanson en son nom, comme le furent ses ancêtres Gabrielle et Joséphine. On peut cependant déplorer l’absence d’un ensemble de cuivre qui pourrait illuminer le tout. Cela dit, on profite d’un show homogène, sans haut ni bas, du moins jusqu’à ce qu’intervienne La Princesse au Petit Pois. Ce titre abouti dévoile un solo de basse puis de guitare jouissif comme on n’en avait pas vu depuis le début de la soirée. On y retrouve la rage de Matmatah sans les binious et l’art narratif de Debout sur le Zinc. Un mélange réussi, tombant à pic car clôturant un set de 1h20 balancé sans esbroufe. [Ouf, Sauvé]. Mathieu Rollinger
PS MAG #7 « ÇA N’ENGAGE QUE MOI » L'EXCEPTION FRANÇAISE C'est un fait : la France s'est toujours inscrite dans une tradition rock des plus pures et des plus solides. Bien que l'idôle des plus jeunes d'entre-nous, j'ai nommé l'honorable et insatiable Johnny Hallyday, laisse de par son absence des générations entières désabusées derrière le comptoir des PMU, osons croire en notre destin musical national. Notre Paul McCartney français -le talent en moinspeut en effet compter sur une fière relève, qui n'a rien à envier aux interventions télévisées outrancières de Serge Gainsbourg, hormis peut-être, là encore, une once de talent. Du punk frontal de Grégoire à la britpop édulcorée de Sexion d'Assaut, force est de reconnaître que le potentiel artistique de l'héxagone est fièrement représenté. En effet, si certains d'inspiration écolo-maçonnique ont tenté par leur déviance de faire preuve, dans le passé, d'un peu d'inspiration -à l'image de Phoenix ou plus récemment d'Empyrles fidèles consommateurs français ne sont pas dupes. Bien heureusement, notre nation dispose ainsi de spécialistes musicaux éclairés, par ailleurs fortement liés à diverses espèces de caprinés. Forts de leur collection de 182 singles symbolisant à la perfection le patrimoine humoristique français, à savoir le hit- Empyr parade des années 1990 et 2000, ces individus constituent aujourd'hui un lobby puissant, et diablement influent. J'en prends pour preuve les nominés de la catégorie « album rock » des Victoires de la Musique 2013, institution ô combien légitimitée par la consécration du véritable génie artistique d'Etienne Daho en 2008 et de la légendaire Izia. En bref : des pointures dont la simple évocation du nom a de quoi faire trembler tant les Rolling Stones que l'aventurier Philippe, de Koh-Lanta. Sans rancune, ce soir, j'évite les NRJ Music Awards : je lis Playsound le Mag'. Phoenix 9 Yannis Mouhoun Abaca



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