Playsound n°7 février 2013
Playsound n°7 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 18,3 Mo

  • Dans ce numéro : The Earl Grey... le nouveau nom du Rock français.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DÉBAT PS MAG #7 LA RECRUDESCENCE DES ALBUMS-CONCEPT POUR CONTRE Au-delà de la composition d’un album, certains artistes regorgent d’imagination. Inspirés par une histoire, ils n’hésitent pas à faire de leur album un véritable conte des temps modernes. Je me souviens de cet opus du (défunt) groupe français, Pleymo, qui s’appelait « Rock ». Jeune et découvrant encore les subtilités de la musique, je me retrouvais plongé dans l’univers d’un garçon schizophrène se battant contre son double maléfique. L’album était de haute tenue et s’écoutait d’une traite. Alors oui, les albums concepts sont une véritable réussite, particulièrement lorsque le contenu est cohérent et suit un schéma bien défini. Aujourd’hui, les idées pleuvent et récemment Stone Sour nous a gratifiés d’un très bon « the house of gold and bones » décomposé en deux parties. Ici encore, la bande de Corey Taylor a souhaité raconter le parcours d’un personnage torturé et instable en le faisant évoluer au fil des titres. Le fait de diviser cet effort en deux a aussi le mérite de maintenir l’auditeur en attente et de le laisser se familiariser avec la première partie du concept. Ainsi, comme toute série bien ficelée, ne pas connaître la finalité de l’histoire fait monter une certaine frustration et excitation quant à l’arrivée de la seconde partie. Bien évidemment, beaucoup voient en ces manœuvres un objectif purement commercial mais il ne faut pas oublier que la musique est malléable et qu’il est toujours intéressant de lui donner un sens autre qu’une succession de morceaux indépendants les uns des autres. Et qu’y a-til de mieux que de voyager au cœur d’un concept imaginé par un artiste, mélangeant subtilement mélodies, paroles et ambiances spécifiques qu’a voulu donner le compositeur à son petit protégé ? Rien, à part se laisser transporter. 30 Les albums concepts c’est bien, mais quand l’avalanche de titres prend le pas sur la qualité, on est en droit de se poser la question de son utilité. L’exemple le plus récent et le plus probant repose sur Green Day et sa trilogie « Uno ! » « Dos ! » « Tre ! ». Dixit Billie Joe Armstrong, le leader charismatique de la formation américaine, cet album devait être écouté comme lors de l’organisation d’une soirée : préparation, en-cours, rangement. Au final, à force de vouloir rentrer un maximum de titres dans chaque album (pour en faire un ensemble soi-disant cohérent), on se lasse vite et le résultat est plutôt inégal. Que dire aussi lorsque le marketing prend le dessus sur l’inspiration et l’amour de la musique ? Demandez aux mecs de My Chemical Romance et leurs « Day One » « Day Two »... (Ils auraient pu faire un mois entier comme ça !) où ils raclent les fonds de tiroirs avec des morceaux dont on se serait bien passé. Le problème est que le mot « concept » n’est pas bien défini aujourd’hui. Quand un groupe cherche à caser un maximum de ses morceaux (se croyant bien inspiré) et décide donc de faire plusieurs albums, on parle de concept. Quand un album dépasse le standard des 12 ou 13 titres, on lance le mot concept. Et puis, quand des artistes décident de ressortir leurs démos d’il y a 10 ans, on nous ressert la sauce concept. Alors, certes, certains exemples sortent du lot, mais avant de s’aventurer dans ce phénomène commercial (car c’est forcément plus vendeur de sortir deux CD à six mois d’intervalle) et de prendre l’auditeur pour un pigeon, il faudrait parfois peut-être mieux rester dans le format « classique » de douze morceaux indépendants mais efficaces. Format qui deviendra très vite à ce rythme-là une nouvelle sorte de concept. À bon entendeur. Elie Dib
L’AGENDA CONCERTS DROPKICK MURPHYS Première partie : DIDIER WAMPAS à Paris (75) - Zénith le Samedi 02 Février 2013 à 19h30 NEON TREES à Paris (75) – La Maroquinerie le Samedi 02 Février 2013 à 20h00 DINOSAUR JR à Paris (75) - Trabendo le Mercredi 06 Février 2013 à 19h30 THE JOY FORMIDABLE à Paris (75) - La Maroquinerie le Mardi 12 Février 2013 à 19h30 ALL TIME LOW à Paris (75) - Bataclan le Lundi 18 Février 2013 à 19h30 BLOC PARTY à Paris (75) - Zenith De Paris le Mercredi 20 Février 2013 à 20h00 DEFTONES à Paris (75) - Trianon le Samedi 23 Février 2013 à 19h30 SIGUR ROS à Paris (75) - Zenith De Paris le Mercredi 27 Février 2013 à 19h30 PS MAG #7 BIFFY CLYRO à Paris (75) - Bataclan le Mercredi 06 Mars 2013 à 19h30 YELLOWCARD à Paris (75) - Bataclan le Jeudi 07 Mars 2013 à 19h30 BJÖRK à Paris (75) - Zenith De Paris le Vendredi 08 Mars 2013 à 19h30 DVD NEIL YOUNG/JOURNEYS Un va et vient entre des scènes extraites du concert de Neil Young au Massey Hall de Toronto en mai 2011, et le voyage de ce dernier qui prend la route vers l’Ontario en passant par la ville rurale de Omemee où il a grandi et effectué sa formation musicale. LIVRES I SLEPT WITH JOEY RAMONE (Mickey Leigh/Legs Mc Neil) C’est l’histoire de ce groupe que nous raconte Mickey Leigh, et en particulier celle de son chanteur iconique, Joey Ramone, son frère aîné, un enfant, un adolescent, puis un homme dont les psychiatres avaient prédit qu’il ne serait jamais un élément productif de la société, 31 englué toute sa vie dans ses problèmes de santé (spina bifida, schizophrénie et le lymphome qui finit par l’emporter), mais devenu le porte-parole de toute la frustration adolescente et des laissées pour compte de la planète entière. ROCK’N’ROLL : MYTHES, LÉGENDES ET SCANDALES (Daniel Durchholz/Gary Graff) L’histoire du rock est basée, depuis ses origines, sur une foule de rumeurs, de mythes, de ragots « sûrs et certains » qui façonnent la légende des rock stars. Ainsi Robert Johnson, le bluesmen des années 30 qui aurait, dit-on « vendu son âme au diable » pour jouer de la guitare comme un dieu. Plus près de nous, toute la scène pop-rock est touchée par cette fièvre cafteuse, qui va du plus drôle au plus trash, sans oublier le sensationnel, le franchement bizarre et - tout de même - ce qui relève de la musique. Cet album fait définitivement le point sur les mythes, les légendes et les scandales du rock. JOHN LENNON, LE BEATLE RÉVOLTÉ (Henry Chartier) John Lennon, gamin de Liverpool, est parti à la conquête du monde à la tête des Beatles. Musicien de génie, agitateur d’idées, contestataire-né, provocateur, porte-voix d’une génération, Lennon aura été jusqu’au bout un homme révolté. Matthias Meunier



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