Playsound n°7 février 2013
Playsound n°7 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 18,3 Mo

  • Dans ce numéro : The Earl Grey... le nouveau nom du Rock français.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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FOCUS Après Detroit et Manchester, retour sur ce bon vieux continent. Regard à l’est de nos frontières hexagonales, vers nos anciens pires ennemis teutons. Triste conséquence de l’histoire, la culture allemande se retrouve réduite à néant à la fin du Troisième Reich. La musique n’aura servi que les troupes nazies, pour rythmer la marche ou accompagner les cérémonies. Hitler ne jure que par Wagner, et Goering et Goebbels n’y connaissent rien. Bref, pas la totale éclate. Tout le reste n’est que Entartete musik, musique dégénérée. Pas de place pour le jazz, le blues, et encore moins le rock alors naissant. De toute façon, tout ça n’est que musique noire … L’histoire de la musique populaire de Berlin est donc, par défaut, tout à fait récente. Qui plus est, l’occupation communiste jusqu’à la fin de la Guerre Froide n’arrangera pas les choses, et amputera la ville de tout son hémisphère droit. Alors qu’à l’est tout est gris ou tut par la Stasi, Berlin Ouest commence à s’agiter dans les années 60. Le bastion du monde libre s’aventure alors dans le futur et l’avant-garde. Le synthétiseur imposera ses nappes et ses textures sur fond de rock psychédélique et progressif. Le krautrock était né. La sauerkraut, c’est la choucroute, plat typique s’il en est. Au même titre que les anglais sont des rosbifs, les allemands sont alors des krauts. PS MAG #7 BERLIN : CAPITAL La musique ne se définit pas uniquement à travers son instrument ou son interprète, mais aussi à travers le territoire sur lequel elle a grandi. Tous les mois, Playsound Le Mag vous propose la visite musicale d’une ville qui a marqué l’histoire ! Et le « rock allemand « comprend plusieurs disciples. À l’École de Berlin, les meilleurs élèves sont Ash Ra Tempel, The Cosmic Jokers, Tangerine Dream, et leur son se distingue des variantes de Munich, Cologne ou Düsseldorf, par ses paysages synthétiques astraux et ses expérimentations bizarroïdes, propres à la Kosmische Musik, musique cosmique. C’est dans ce contexte que débarquent deux échalas : un anglais et un américain à Berlin. Ça pourrait être le titre d’une comédie pourave, mais ça sera la parenthèse rédemptrice de deux stars complétement rock’n’roll : David Bowie et Iggy Pop. Les deux, toxicomanes, s’exilent en 1976 dans la nouvelle place to be, le nouveau terreau artistique, ce que Paris était dans les années 20. Si Paris était une fête, Berlin est un festival. Les deux reprennent goût à la vie (Iggy Pop, Lust For Life, 1977) et leurs trajets dans le U-Bahn (le métro berlinois) ont le goût du bonheur (Iggy Pop, The Passenger). Les deux artistes renaissent en même temps que la culture berlinoise (David Bowie, A New Career In A New Town, 1977). Parallèlement, la scène punk berlinoise née à son tour (Die Ärtze, PVC) et range au placard tout le « fatras hippie « du krautrock. Le quartier de Kreuzberg est le principal acteur et témoin du genre, avec 20 en son centre le SO36, club qui hébergea la plupart des concerts punks de l’époque jusqu’à la mort du mouvement à la fin des années 70. Sous les cendres, un pavé. On redécouvre les synthés et leur potentiel expérimental. On crée le terme Neue Deutsche Welle en 1979, Nouvelle Vague Allemande. Vague en effet, puisqu’il regroupe pêle-mêle postpunk, new wave et musique indus. La capitale en est le foyer, mais des poches vont se former un peu partout dans les Länder. Depuis la chute du mur, l’heure n’aura jamais autant été à la fête. La nightlife berlinoise semble essentiellement axée sur le clubbing. Le Berghain en est son plus fidèle représentant et anime le quartier de Friedrichshain. Classé parmi les meilleurs night-clubs du monde, tout le monde y jumpe de 1h à 7h du matin. Mais que les autres se rassurent, Berlin n’est pas en reste quand il s’agit de danser toute la nuit sur d’autres sonorités. A l’image de la ville, cosmopolite, pluriculturel, les salles pullulent dans les différents quartiers. Bref, à Berlin, il y fait toujours bon vivre. Mainstream et underground à la fois, l’ours symbolisant la ville est loin, très loin, de l’hibernation ! Martin Van Boxsom
PS MAG #7 ILS L’ONT DIT « LES SMITHS ONT INVENTÉ LA MUSIQUE INDIE » JOHNNY MARR (THE GUARDIAN) « C’EST FOU. JE VEUX DIRE, ON NE PENSAIT PAS QUE ÇA ARRIVERAIT À DES GENS COMME NOUS, MAIS C’EST INCROYABLE. » ALT-J À PROPOS DE SES NOMINATIONS AUX BRIT AWARDS (NME) « U2 EST DE RETOUR, EN GRANDE FORME [...] ET VEUT VRAIMENT TRAVAILLER SUR UN NOUVEL ALBUM [...] PEU IMPORTE SI ÇA DOIT PRENDRE 10 ANS OU SI LE DISQUE NE VOIT JAMAIS LE JOUR » BONO (U2) (THE SUN) « LE NOUVEL ALBUM DE BEADY EYE EST CELUI QU’OASIS AURAIT DÛ FAIRE APRÈS (WHAT’S THE STORY) MORNING GLORY » LIAM GALLAGHER (NME) « IL N’Y A AUCUNE CHANCE QUE ÇA ARRIVE. […] ET SURTOUT POURQUOI ON LE FERAIT ? CE SERAIT ABSURDE – TROIS MECS DE 50 ANS GESTICULANT SUR SCÈNE » PAUL WELLER À PROPOS D’UNE REFORMATION DES JAM (THE SUN) 21 Sami Elfaki



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