Playsound n°7 février 2013
Playsound n°7 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 18,3 Mo

  • Dans ce numéro : The Earl Grey... le nouveau nom du Rock français.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PS MAG #7 ITW : THE EARL GREY Fanny Schneider Comment s’est passé la tournée en Angleterre ? Alexandre RAGON : Vraiment très bien. Au niveau des concerts, c’était la première fois donc c’était quelque chose d’hyper enrichissant. On a rencontré plein de nouvelles personnes dont Paul (ndlr : Paul Squires) qui s’occupe de nos dates en Angleterre. Malheureusement notre van est tombé en panne en plein milieu donc ça a été très difficile. Ça fout un coup au moral. On a dû annuler une date. On a pris le bus pour aller jusqu’à Londres. Donc 4h avec nos guitares sur le dos. Mais on s’est dit que c’était rock n’roll et qu’on avait la chance de jouer à Londres donc il fallait se défoncer. Mais maintenant cette histoire de van on en rigole et on a plein de bons souvenirs. On n’a envie que d’une chose c’est d’y retourner. Les gens connaissaient votre musique ? Alex : Forcément il y avait plus de gens qui découvraient que de gens qui connaissaient mais sur certaines dates on a eu d’excellentes surprises notamment à Wolverhampton et à Londres aussi. Il y avait des personnes qui connaissaient les chansons, qui m’envoyaient des messages sur Facebook pour me dire qu’elles venaient aux concerts. C’est cool. C’est motivant et c’est un petit peu comme si on repartait à zéro. Et de voir que tu vas dans un autre pays mais que tu ne repars pas totalement à zéro parce qu’il y a ces gens-là qui connaissent tes chansons, ça donne la patate. C’est génial. Ensuite vous avez enchaîné avec une tournée en France. Alex : Oui ! C’était différent. On a eu des problèmes techniques mais cette fois au niveau des salles. En Angleterre, toutes les salles et tous les bars sont équipés pour accueillir des groupes en live. C’est vraiment dans la culture. En France c’est un peu plus difficile, c’est un peu plus roots. On va amener une sono de secours dans une salle où on va faire payer l’entrée. Ca me gêne un petit peu. Mais on est là pour offrir le meilleur de ce qu’on a. On a l’habitude. Et on connaissait plein de gens en France. C’était tellement un plaisir de revoir certaines personnes qu’on a fait abstraction et envoyé du lourd. Et puis, surtout, on a joué dans de supers salles ! Que du positif ! Et vous avez rencontré de nouvelles personnes ? Alex : Oui sur certaines dates. Et avec Valentin, Charlotte et des gens de partout en France, on a monté une street team donc oui ça a permis de rencontrer des gens et 12 ça va permettre encore d’en rencontrer parce qu’on est un peu mieux organisé. Tu parles de la street team qui a été créée assez récemment. Vous avez prévu quoi pour promouvoir The EarlGrey ? Alex : Plein de choses. En fait je pense que j’ai essayé de faire quelque chose de vraiment différent. C’est à dire que les autres groupes sont moins proches de leur street team que moi je peux l’être avec la mienne. J’ai vraiment voulu faire quelque chose d’assez intime. On parle régulièrement et on fait des sessions skype avec tout le monde pour savoir quelles sont les idées de chacun. Et moi, après, je suis là pour structurer les choses en disant ce qu’il est possible de faire maintenant et ce qu’il sera possible de faire un peu plus tard. On aimerait essayer de démarcher pour faire du merch un peu exclusif à chaque ville et bien sûr faire de la distribution de flyers etc. Et au bout d’un moment il y aura un peu plus de monde dans la street team et vous ne serez plus obligés de le faire vous-même parce qu’après vous n’aurez plus le temps... Alex : Oui c’est vrai. Mais en même temps je ne sais pas à partir de quel moment
un groupe est lancé. Mais j’espère que le Nouveau Casino est un début. C’est vrai que c’est compliqué mais j’essaie vraiment de tout le temps répondre et d’être là. Tu parlais justement du Nouveau Casino. L’année ne commence pas trop mal pour The EarlGrey... Alex : Oui c’est vrai. C’est aussi extrêmement stressant. Vous l’avez vu hier (ndlr : Playsound a pu assister à la dernière répétition de The EarlGrey la veille du concert au Nouveau Casino). C’est un petit peu comme un prof, c’est à dire qu’on pense qu’un prof a des horaires de cours, des vacances etc. Sauf qu’il y a les copies à corriger, il y a énormément de travail derrière. Et nous, on est encore une formation qui démarre. Donc on répète par nos propres moyens. Ce n’est pas tout le temps facile mais ouais l’année commence super bien pour nous et on va être sur scène avec nos potes donc c’est génial. Il n’y a pas longtemps tu as été invité sur OüiFM. C’était comment ? Cela s’est bien passé ? Alex : C’était horrible ! Parce qu’on m’a annoncé le matin même : « Bon Alex ce soir tu as 1min30 pour défendre ton album sur OüiFM à 20h30 ». Le plus gros spot de OüiFM. En fait, vu que c’était au dernier moment, ils n’avaient pas prévu que j’y aille donc ils m’ont appelé. 1h30 avant, j’étais en train de stresser pour avoir le maximum de réseau possible, avoir de la batterie, j’étais dehors et j’attendais le coup de téléphone. J’avais le coeur qui battait à mille à l’heure. Franchement ça donne envie de chialer rien que d’entendre ton morceau à la radio c’est génial. Sur OüiFM ! J’étais un petit peu comme un gamin. On parle justement de médias. En France le rock a peu de place à la radio, à part sur OüiFM, ou même dans les médias en général. Qu’est ce qui manque selon toi aux groupes français pour exploser comme on peut le voir en Angleterre ou aux Etats-Unis ? Est-ce que tu penses que c’est juste un problème de culture en France ? Alex : Pour moi il y a une certaine notion qui me déplaît dans le Rock français qui est la notion de chacun pour soi. C’est à dire qu’un groupe va commencer à faire PS MAG #7 de belles scènes, de belles premières parties, ça ne va pas être le réflexe d’inviter des gens. Pas pour donner de la célébrité à quelqu’un d’autre, juste faire grossir le truc, montrer qu’on est plusieurs. Ce ne sont que des individualités. Je trouve que c’est un peu aberrant qu’aujourd’hui des groupes comme Chunk ! ou même mes potes de Mary Has A Gun qui sont partis au Canada ne soient pas beaucoup plus médiatisés en France. On doit aller chercher l’information aux Etats-Unis ! Ces groupes sont pourtant français. Mais il y a de l’espoir. Et comme d’habitude, je pense que ça va arriver après. Mais là, on est un peu organisé. On est plusieurs groupes à être potes. Il faut se faire entendre aussi bien dans le rock, que dans le hard... Tu es pote avec pas mal de groupes. C’est pour ça que ce soir tu as voulu les inviter sur la scène du Nouveau Casino pour montrer que vous êtes soudés ? Alex : Pour montrer qu’on est soudé, pour montrer aussi que le public français a tendance à mettre dans des cases. J’ai envie de briser ces barrières et de dire que les métaleux peuvent écouter de la pop et ceux qui écoutent de la pop peuvent écouter du hardcore. Et aussi forcément passer un putain de bon moment ! Merci beaucoup Alex ! Alex : Merci à vous ! Fanny Schneider 13 Aline Thomas + INTERVIEW COMPLÈTE SUR PLAYSOUND.FR



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