Playsound n°6 janvier 2013
Playsound n°6 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 19,8 Mo

  • Dans ce numéro : Stupeflip... le Crou est-il éternel ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TENDANCE Au début du disco dans les 1970s, en passant par la techno et l’émergence de l’acid house à la fin des années 1980, la musique électronique s’est définitivement imposée comme un genre incontournable dans les années 2000. Aujourd’hui, les années 2010 désormais bien entamées, le phénomène électro n’a pas faibli et est devenu un des genres privilégiés par la jeunesse 2.0. House, techno, drum & bass, dubstep… tous ces termes galvaudés qualifiants des sous-genres de l’électro font désormais le bonheur des festivals et d’une jeunesse en quête d’un courant porteur. Car oui, comme pouvait l’être le rock dans les 1960s, genre considéré comme transgressif, l’électro est désormais la nouvelle musique réunissant unanimement les moins de 25 ans dans les sales moites des concerts ou dans les vastes champs des festivals internationaux. Par ailleurs, certains sousgenres comme la house ou bien la techno restent assimilés naïvement par l’ancienne génération à un brouhaha infâme ou à la consommation de drogues. Clichés qui font quelque peu écho à ceux dont le rock était victime autrefois. Et justement à ce sujet, comment réagissent les formations pop-rock en quête de succès face à cette dictature des samplers, synthétiseurs ou autres boîtes à rythmes ? Et bien elles s’adaptent monsieur. Qu’on parle des formations autrefois purement rock ou des nouveaux groupes pop émergents, beaucoup d’entre eux finissent par taper dans l’électro, leur offrant une richesse de sonorités et parfois même un nouveau public. C’est le cas PS MAG #6 SEXE, DROGUE ET... ÉLÉCTRO ? par exemple d’un groupe comme Radiohead qui passe de OK Computer avec un classique indéboulonnable comme Paranoid Android et ses guitares endiablées se fondant parfaitement au paysage musical de l’époque, à plus récemment un album comme The King of Limbs et son univers plus minimaliste, presque futuriste porté par un des titres phares intitulé Lotus Flower et ses multiples arrangements. Autre cas intéressant, celui de Muse, qui à l’image de la formation de Thom Yorke entame un énorme virage incarné par leur dernier album en date The 2nd Law. Toujours dans une volonté d’innover et de se renouveler, Muse se refuse à se laisser dépasser par le courant déferlant et se prend la vague dubstep en pleine gueule, accouchant au final des titres comme Madness ou Unsustainable. Certains fans vantant ainsi le renouveau du groupe, d’autres méprisant ce pacte avec le diable. Pendant ce temps outre atlantique, la planète entière voit débarquer de nouvelles formations issues de cette révolution électronique. C’est le cas de MGMT, ce projet porté par Ben Goldwasser et Andrew Van- Wyngarden qui a su apporter un nouveau souffle à la fin des années 2000 avec son psychédélisme pop, ses beats hypnotisant et son esthétique rétro. Cette nouvelle génération indie doit composer entre les papys rockers recyclant leurs classiques à coup de rééditions, et les nouveaux DJs ou artistes marketés crachant dans la plus grande uniformité leur dance music indigeste. Côté frenchies, nous ne sommes évidemment pas en reste. Mais 6 outre nos multiples DJs qui arpentent le globe avec leur house music, on peut également compter quelques groupes comme les versaillais de Phoenix, qui ont pris un virage plus teinté d’électro sur leur dernier album Wolfgang Amadeus Phoenix tout en gardant ce côté pop-rock qu’on retrouve sur It’s Never Been Like That. Cette nouvelle formule permettant au groupe de rencontrer un franc succès et de percer à l’étranger. Finalement, quoi de plus normal que de voir la musique électro imprégner le rock et fédérer la jeunesse actuelle ? Dans un monde où le fichiermp3 a remplacé le défunt vinyle, où tout doit être accessible rapidement et facilement et où toute personne peut désormais s’improviser artiste via le web en bidouillant quelques samples sur son ordinateur. Le combo guitarebasse-batterie semble avoir pris un petit coup de vieux et cette omniprésence de l’électro n’est que le fruit de cette ère du tout numérique. Sami Elfakir
PS MAG #6 7 PHOTO Fanny Schneider SOMA - LA MAROQUINERIE PARIS



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