Playsound n°6 janvier 2013
Playsound n°6 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 19,8 Mo

  • Dans ce numéro : Stupeflip... le Crou est-il éternel ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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FOCUS Manchester. Le foot, les usines, et la musique ! Liverpool lui ferait presque de l’ombre avec ses quatre garçons dans le vent, mais Manchester a l’avantage d’avoir connu une histoire particulière, triste et glorieuse à la fois. Entre chômage, guitare ou ballon rond, les jeunes mancuniens ont vite dû faire un choix. Sortez vos parapluies, c’est parti pour une promenade maussade dans l’histoire musicale de la ville anglaise. S’il est une chose à retenir de Manchester avant tout, c’est qu’elle pullule d’usines, majoritairement textiles. Elle est le berceau-même de la révolution industrielle, et devient un carrefour commercial majeur dès le XVIIIe. Et cela dura jusqu’au XXe siècle. Mais la Grande Dépression survient, et les bombardements allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale achèveront la ville sur le déclin. C’est dans ce contexte morose que commencent à germer quelques groupes, à travers la grisaille et les ruines. Après le boum de la révolution industrielle, la ville connait une seconde renaissance. Le 4 juin 1976, après avoir écumé toutes les salles londoniennes, les Sex Pistols débarquent à Manchester ! Dans la salle du Free Trade Hall, il n’y a pourtant pas grand monde. La légende dit que les punks jouèrent devant un public de 42 personnes. Mais quelle audience pleine PS MAG #6 MANCHESTER : MACHINE À SONS La musique ne se définit pas uniquement à travers son instrument ou son interprète, mais aussi à travers le territoire sur lequel elle a grandi. Tous les mois, Playsound Le Mag vous propose la visite musicale d’une ville qui a marqué l’histoire ! de belles promesses ! Médusés dans l’assistance, Peter Hook et Bernard Sumner (futurs Joy Division/New Order), Morrissey (futur The Smiths), Pete Shelley et Howard DeVoto (The Buzzcocks, qui contribuèrent d’ailleurs à organiser le concert) … Ce soir-là, le Do It Yourself l’emporta. Dès le lendemain, Hook et Sumner partirent s’acheter une guitare et une basse et posèrent la base du groupe qui deviendra Joy Division. Trois ans plus tard sort Unknown Pleasures, leur premier album, sur le label local Factory Records. C’est le début de l’invasion musicale mancunienne, symbolisé par le succès mondial de leur single Love Will Tear Us Apart en 1980. Très vite, Morrissey et sa bande leur emboîte le pas puisque The Smiths se formèrent en 1982 et deviendront un des groupes britanniques les plus iconiques de la décennie. Derrière le son très pop de la décade se cache, comme chez Joy Division, un chant à la noirceur et à l’honnêteté remarquables. Entre misère et chômage dans cette ville en pleine dépression industrielle, il n’y a que la musique – ou le ballon rond – pour s’en sortir. Les jeunes sont désabusés, et ils le chantent si bien ! En parallèle, d’autres iront chercher des paradis artificiels. La scène Madchester voit également le jour au début des années 80, avec un cocktail explosif : rock 18 indé, psyché, et house music. L’usage de drogues y est courant, et la boite de nuit Haçienda Club devient LE haut lieu de la fête dans tous ses états en Angleterre. Elle reçoit régulièrement des groupes comme les Happy Mondays ou The Stones Roses, et jusqu’au début des années 90, elle pose les bases de ce qui deviendra plus tard la rave party : drogues et grosse musique, pour un second « summer of love ». Mais la gestion hasardeuse de la salle, ajoutée aux trafics de drogue et à la création de gangs mettra fin au rêve. Derrière Oasis qui illumina les années 90, aujourd’hui, la relève est variée et plutôt bien assurée : Delphic, The Whip, The Ting Tings, Elbow – récompensés – et les petits derniers, Wu Lyf. Avec leur première sortie, ils ont placé la barre haut, et la critique les encense. On voit déjà en eux la renaissance d’une scène culturelle riche et originale … Pourvu qu’ils assurent ! A lire : Manchester, Music City 1976- 1996 par John Robb Martin Van Boxsom
PS MAG #6 ILS L’ONT DIT « ON EST LE MEILLEUR GROUPE DU MONDE EN CE MOMENT » LIAM FREY (NME) « OUI, IL Y AURA DE NOUVEAUX MORCEAUX. IL Y A QUELQUES TRUCS EN COURS » TRENT REZNOR À PROPOS D’UN RETOUR DE NIN (ROLLING STONE) « NOUS SOMMES DES ELECTRONS LIBRES AU TOP DE NOTRE FORME » TOM DELONGE (BILLBOARD) « RÉCEMMENT, DES MECS M’ONT DEMANDÉ DE VENIR JAMMER AVEC EUX, J’AI FINI PAR COMPRENDRE QUE J’ÉTAIS AU MILIEU D’UNE REFORMATION DE NIRVANA ! » PAUL MCCARTNEY (LIVE AU 12-12-12 : CONCERT FOR SANDY RELIEF) « JE PENSE QUE TOUT LE MONDE S’ÉCLATE SUR SCÈNE C’EST PLUS QUE DE LA NOSTALGIE. JE CROIS QU’ILS SE SENTENT PLEIN D’ÉNERGIE À NOUVEAU ET PROBABLEMENT TRÈS ENTHOUSIASTES À L’IDÉE DE FAIRE DE NOUVELLES CHOSES PAR LE FUTUR » MICK TAYLOR (EX-ROLLING STONES) (BILLBOARD) 19 Martin Van Boxsom



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