Playsound n°5 décembre 2012
Playsound n°5 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial PS Awards 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOSSIER La Nouvelle-Orléans, Liverpool, New York, son Village, Manchester, Birmingham, Memphis, Londres … La musique ne se définit pas uniquement à travers son instrument ou son interprète, mais aussi à travers le territoire sur lequel elle a grandi. Tous les mois, Playsound | Le Mag vous propose la visite musicale d’une ville qui a marqué l’histoire ! Décollage imminent pour Detroit, Michigan, dans le Midwest américain. Attachez vos ceintures, le voyage risque fort de décoiffer ! La ville est certes connue pour l’émergence de la techno, pour sa scène rap exemplifiée par Eminem et pour le fameux label Motown implanté là depuis 1959, spécialisé dans la soul et le rhythm and blues. Mais elle fut également le témoin privilégié de la naissance d’une scène rock d’une rare violence, à l’époque où les Etats-Unis sont encore en plein Flower Power. Retour sur l’histoire d’amour de Detroit et du rock. Suite à l’implantation des trois grandes firmes automobiles américaines, General Motors, Ford et Chrysler, Detroit a vite reçu le surnom de Motor City. Mais en 1976, les new yorkais grimés du groupe Kiss la rebaptisent : Detroit Rock City. Déjà en 1955, c’est un enfant du Metro Detroit (Metropolitan Detroit, autrement dit Detroit et sa métropole) qui plaçait le tout premier titre rock’n’roll à la tête des charts : Bill Haley (and His Comets) fait rocker l’Amérique du matin jusqu’au soir avec le tube Rock Around The Clock. Mais ce n’est réellement qu’une dizaine PS MAG #5 DETROIT : ROCK CITY d’années plus tard que Detroit et sa scène rock attirent l’attention. Des clubs comme The Fifth Dimension à AnnHarbor ou The Hideout devinrent le terreau de nombreux groupes de rock garage. La violence musicale prend alors forme, et se trouve très vite des grands noms, comme MC5 ou The Stooges. Les deux groupes figurent parmi les meilleurs représentants de la scène rock la plus brutale d’un pays encore fort imprégné de la mouvance Flower Power. Chacune de leurs prestations, quasi quotidiennes, met Detroit et sa banlieue sans dessusdessous. Leur attitude scénique, leur rock sans ménagement et leur incroyable énergie leur feront d’ailleurs gagner leur statut de protopunks, précurseurs du punk rock. 18 La scène rock grossit tant qu’un magazine spécialisé, CREEM, « America’s Only Rock ‘n’Roll Magazine », s’implante à Detroit et y publie son premier numéro en mars 1969. Les termes « punk rock » et « heavy metal » ? C’est eux ! Au sein de la rédaction, des personnalités aussi acclamées que les critiques Lester Bangs ou Robert Duncan, les musiciens Rob Tyner (MC5) et Patti Smith, ou encore le réalisateur Cameron Crowe. Autre exemple de l’importance de la scène rock à l’époque : le Grande Ballroom, ouvert en 1928 et accueillant des bals, se reconvertit en salle rock en 1966 et a depuis vu défiler tous les plus grands groupes du genre : les locaux MC5 et les Stooges évidemment, qui y jouaient toutes les semaines ; mais aussi Led Zep’, Janis Joplin, Pink Floyd, John Lee Hooker, Procol Harum, Cream, The Who … Avec les années 80 vient le punk hardcore, dont Detroit fut une des premières scènes à développer le genre. La ville a décidément une affection toute particulière pour la violence et l’efficacité ! La salle du Clutch Cargo’s accueillit en son temps des groupes comme Black Flag, Fear ou les Dead Kennedys. Aujourd’hui, la relève semble bien assurée : The White Stripes en tête, suivis de près par le second mariage de Jack White avec The Raconteurs, mais aussi The Dirtbombs, Electric Six, The Von Bondies … A Detroit, la techno a beau lui faire un peu d’ombre de par le caractère historique de sa naissance, le rock y a encore de beaux jours devant lui. Detroit, définitivement une rock city ! Martin Van Boxsom
PS MAG #5 ILS L’ONT DIT « IL FAUDRAIT QUE LIAM OU MOI SOYONS VRAIMENT FAUCHÉS [POUR REFORMER OASIS], ET JE SAIS QUE CELA N’ARRIVERA JAMAIS. EN DEHORS DE ÇA, JE NE VOIS PAS D’AUTRES RAISONS. » NOEL GALLAGHER (C4) « IL N’Y AURA PAS DE COMÉDIE MUSICALE. […] PARFOIS, C’EST MIEUX DE LÂCHER L’AFFAIRE. » COURTNEY LOVE AU SUJET DE KURT COBAIN (THE OBSERVER) « RAGE AGAINST THE MACHINE N’A AUCUN PROJET D’ALBUM » TOM MORELLO (BILLBOARD) « CERTAINS D’ENTRE NOUS PENSAIENT QUE NOUS AL- LIONS CONTINUER, QU’IL Y AURAIT D’AUTRES CONCERTS DANS UN FUTUR PROCHE. IL [ROBERT PLANT] ÉTAIT OC- CUPÉ, IL AVAIT SON PROJET AVEC ALISON KRAUSS. […] LE TIMING N’ÉTAIT PAS LE BON. » JIMMY PAGE SUR LE RETOUR DE LED ZEPPELIN EN 2007 (ROLLING STONE) « ON S’EST MIS À ÉCRIRE DES NOUVEAUX TITRES. ON A QUELQUES MÉLODIES EN TÊTE ET ÇA SONNE VRAI- MENT BIEN. CE NE SONT QUE DES MORCEAUX DE CHAN- SONS MAIS DES MORCEAUX TRÈS EXCITANTS. » MUMFORD AND SONS (NME) 19



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