Playsound n°5 décembre 2012
Playsound n°5 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial PS Awards 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PS MAG #5 LIVE REPORT : DA Le 3 novembre la hype parisienne s’était donnée rendez-vous à la grande halle de la Villette pour la messe Pitchfork. Mais c’est à 200 mètres de là, dans l’enceinte d’un Trabendo remis à neuf, que nous avions rendez-vous. Ce même jour se tenait l’édition parisienne du Damage Festival. Douze groupes à l’affiche de cette journée placée sous le signe du hardcore et du metal et pas des moindres, Architects, While She Sleeps, Betraying The Martyrs, Crossfaith, There For Tomorrow and so on ! Du très lourd pour cette 1ère édition d’un festival qui, on l’espère, deviendra grand ! Les festivités démarrent sur les chapeaux de roue à 15h40 tapantes ! Il est encore tôt mais les premiers sets, bien que très brefs, sont d’ores et déjà forts en énergie et en cordes vocales chauffées à blanc. Climates, Empire Fades, et Counterparts feront vibrer les murs du Trabendo avec leur hardcore melodique pendant que Kyoto Drive nous offrira un petit aparté plus en douceur, riche en vibration pop, au milieu de cet océan de rage. Il est déjà 17h30 et le Trabendo commence à être bien rempli. L’heure est venue pour nous de trouver un spot photo convenable et de ne plus en bouger sous peine de finir dans un pauvre recoin de la salle. Et c’est collés à une énorme enceinte à gauche de la scène que nous passerons les 6 heures à venir à nous faire malmener par des basses toujours plus fortes et un public de plus en plus furieux ! Les américains de There For Tomorrow sont les suivants à fouler les planches avec leur rock mélodique alternatif. Un très bon set pour une première prestation du groupe en France, qui apporte un petit vent de fraicheur sur ce festival fort en screaming vocals. Même les plus réticents semblent apprécier bien que le style s’éloigne un peu de celui des autres groupes à l’affiche. Betraying the Martyrs 16 Crossfaith La qualité des lives monte alors d’un cran et les anglais de Heights viendront confirmer cette impression. 1ère claque du festival ! On a face à nous un groupe qui sonne grand. La rage et l’énergie du quatuor se mêlent à une certaine mélodie, résultant en un set audible bien qu’extrêmement furieux. Il se dégage de la scène une aura forte et une réelle authenticité remportant l’adhésion totale du public. Pogo, stage dive, crowdsurfing et circle pit, le groupe, ainsi que le public, nous offrent un des meilleurs concerts de la journée. Excellent set également pour les Japonais complètement allumés de Crossfaith et très bonne découverte pour nous. Ces 5 là apporteront la touche électro du festival pour notre plus grand plaisir. A michemin entre Enter Shikari et la fine fleur du hardcore actuel, ils nous offrent un des lives les plus énergiques mais aussi un des plus dansants. Mention spéciale également pour la qualité visuelle du set ! Difficile pour les anglais de Bury Tomorrow de passer après ces 2 derniers groupes. Leur musique est bonne et leur prestation carré mais il manquera un je ne sais quoi de fou pour atteindre le niveau de leurs prédécesseurs. Le groupe peine un peu à se démarquer, mais on apprécie tout de même le mélange screamo/mélodic vocals plutôt réussi et plaisant à l’oreille. Plus de photos sur Playsound.fr
PS MAG #5 MAGE FESTIVAL Même problème avec les écossais de Bleed From Within. Après 8 concerts on commence un peu à saturer. Pas de chance pour ces groupes programmés à une heure un peu charnière, trop tôt pour les uns ou trop tard pour les autres. Mais le set reste tout de même très bon, se démarquant des autres par des sonorités vraiment orientées métal pur. On appréciera aussi les petites touches d’humour de Scott Kennedy (chant) déçu du faible niveau d’alcoolémie du public. Il faut dire que les écossais ont un certain niveau en la matière ! L’heure est enfin venue pour les 3 têtes d’affiches de monter sur scène. 1ers du tiercé à passer, Betraying the Martyr. Seul représentant de la France sur le festival, ils ont bien l’intention de montrer que chez nous aussi on est capable d’envoyer du lourd. Et il faut dire que le groupe se débrouille plutôt bien. Le set est un peu brouillon et nous semblera un peu court, et point de vue son on doit dire que c’est un peu la cata, mais le niveau reste très bon. 2 frontmen pas hystériques mais presque et des musiciens au taquet, ces 6 là font preuve d’une énergie remarquable. Ce set était une 1ère pour nous et, on espère, pas la dernière. Arrive ensuite notre coup de cœur de la soirée. Les anglais de While She Sleeps font partie des groupes les plus en vue du moment et on avoue qu’avant ce soir on se demandait un peu pourquoi. Leur musique nous semblait très bonne mais de là à en faire autant à leur sujet, on était While She Sheep un peu perplexes. 45 minutes plus tard on comprend mieux pourquoi. While She Sleeps ont un talent monstre et vous collent le frisson à la minute où ils montent sur scène. C’en est presque énervant ! Tous font preuve d’une très forte présence et leur musique en live ressort encore plus puissante et mélodique que sur leurs albums. Sans compter sur un frontman qui, non content d’être beau, fait preuve d’un charisme hors du commun. Bref, ils nous auront mis une bonne grosse claque et nous auront achevé en provoquant une stage invasion à la fin de leur set, histoire de finir la soirée en beauté. 17 Ah non pardon ! On avait presque oublié que la tête d’affiche de la journée n’était pas encore passée ! Architects viendront donc clore la soirée ainsi que leur longue tournée européenne par une prestation intense et chargée en émotion (qui a dit que le hardcore était une musique de brutes ?). La rage des morceaux viendra achever les derniers survivants de la fosse qui peinent encore à se rentrer dedans. Pour notre part on aura rendu les armes avant la fin, laissant nos places au 1er rang à 2 espagnols extrêmement sympathiques. C’est une bière à la main et c’est complètement éreintés que l’on assiste à l’invasion de scène finale du festival et au crowdsurf des musiciens qui finiront de jouer portés par la foule. Pour une 1ère édition, ce Damage Festival nous aura collé un beluppercut. Des prestations intenses, une panoplie de groupes plus talentueux les uns que les autres, un public surchauffé et de beaux hommages au regretté chanteur de Suicide Silence. Avec un résultat aussi fort et réussi, on ose espérer pouvoir donner rendez-vous à tout ce beau monde l’année prochaine ! Félicitations aux organisateurs ! Fanny Schneider Architects



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