Playsound n°4 oct/nov 2012
Playsound n°4 oct/nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de oct/nov 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : The Maine... cap sur l'Europe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Playsound : Quels sont vos projets après cette tournée ? John : On se concentrera principalement sur l’écriture et l’enregistrement d’un nouvel album. Playsound : Toujours auto-produit ? John : En fait on se retrouve face à un choix, on ne sait pas exactement ce que l’on va faire ni avec qui on va enregistrer cet album. On a pas mal de chansons déjà écrites, mais on ne veut pas presser quoi que ce soit. On veut être sûrs que peu importe les titres que nous sortirons, nous devons nous sentir confiants et fiers de ces derniers. On ressent un sentiment « choc » après avoir été si fiers car au moment d’écrire Pioneer on ne réalisait pas vraiment qu’il allait sortir et on ne savait pas quel label aller accepter de le produire. Et quand on a finalement eu la chance de le sortir, on a vraiment eu cette impression de soulagement, un grand sentiment d’accomplissement. Je pense qu’après avoir ressenti ça, on a envie de se sentir de cette manière bien avant de dévoiler le nouvel album, être surs que c’est bien ce que l’on veut faire et que ça correspond avec la prochaine marche que l’on veut gravir. Playsound : Dans un autre registre, quelles sont les trois choses dont vous ne pouvez pas partir en tournée sans ? John : Beaucoup de sous-vêtements. Jared : Pour les jeter après. (Il réfléchit.) Un ipod. John : Oui, mon iPhone en fait, car c’est un ipod, un appareil photo, un navigateur internet. Jared : C’est une valise électronique. John : Et de quoi soigner un rhume. Jared : On est facilement encombrés. John : On a des nez bizarres dans le groupe. Et puis... je sais pas. Des tongs. Jared : Du pain. J’adore le pain. (Ils éclatent de rire) Playsound : Trois choses que vous aimez à propos de la France ? John : Honnêtement, le pain. Jared : Le pain, oui. John : J’adore le fromage. Jared : Et le vin... Ça fait trois ! (ils s’applaudissent) John : Honnêtement on ne comprend pas pourquoi le pain ne fait pas partie PS MAG #4 de notre culture. Peut-être parce qu’on n’a pas vraiment une culture qui nous est propre. C’est un mélange de « shtuff » (Il regroupe « shit » et « stuff ».) Jared : « Shtuff » (Ils le répètent plusieurs fois ce qui ne manque pas de faire rire John). Non mais, la baguette. Je sais pas mais ici on mange de la baguette, c’est délicieux et j’adore ça. John : On a marché dans le quartier pendant une heure et demi aujourd’hui afin d’essayer de trouver un endroit où manger. Tout était fermé, on ne trouvait rien, finalement on en a eu marre alors on a acheté des baguettes à la boulangerie et c’est ce qu’on a mangé au déjeuner.. Comme des oiseaux. Juste du pain. Jared : On en a mit par terre et puis on a mangé (il mime un oiseau en train de picorer avec John) Playsound : Trois mots que vous connaissez en français ? John : « Merci » Jared : « Beaucoup » (John éclate de rire), « Bonjour » John : « Oui », « Au revoir ». Jared : Il est assez doué, en fait il apprend le Français. John : Non pas de suite, mais je le ferai quand je rentrerai chez moi. J’ai eu un programme d’apprentissage de la part de ma mère pour mon anniversaire donc j’espère que la prochaine fois on pourra parler en mal de Jared en français. Jared : Comme ça j’aurai aucune idée de ce qui se dit. Mais vous pourriez le faire en anglais, je ne réaliserais même pas. (Ils éclatent de rire.) Playsound : Donc vous ne connaissez aucune insulte en Français ? Jared : Non, en fait on espérait que vous pourriez nous en apprendre. John : (s’adressant à Jared) tu te souviens de ces fans canadiennes qui nous avaient appris ce mot.. (Il hésite un instant). Laissez tomber. Je ne m’en rappelle pas. (rire) Jared : Tu y étais presque ! John : Le français est différent au Canada. Ils ne sont pas vraiment français.. Ils sont canadiens. Jared : Ils sont canadiens, ils vivent au canada. (rire collectif) John : Mais ils sont peut-être aussi français.. Playsound : (Nous leur traduisons alors « merd* » qu’ils s’entrainent à prononcer) 6 Jared : Ca ressemble assez à l’espagnol.. Pour eux c’est « Mierda » (Prononcé avec l’accent) Playsound : (Puis « put*** » qu’ils essaient à nouveau de maitriser.) - C’est un mot dont vous avez absolument besoin en Français ! John : C’est facile ! (D’un ton énervé il prononce « puta*n » faisant rire l’assemblé avant de nous demander comment cela s’écrit). Je pense que c’est la seule chose que je vais dire sur scène ce soir. (Il reprend alors le mot avec un air plus théâtral.) Jared : Tu peux le dire avec des intonations différentes ! (Ils essaient, riant de plus belle. Jared faisant mine de tester le son) 1, 2, « putain ». Playsound : Trois de vos plus grandes influences en tant qu’artistes ? John : Je ne sais pas vraiment. Si je devais trouver une manière de résumer tout ça, ce serait les gens qui refusent de faire des compromis, que ce soit sentimentalement parlant, professionnellement et même artistiquement. Ça pourrait même être un business-man.. En somme ceux qui refusent de se conformer à la norme, qui prennent en main leurs destins et leurs esprits. Il y a beaucoup à dire à ce propos et je pense qu’après tout ce procédé, nous respectons les gens qui restent fidèles à leurs convictions, c’est quelque chose qu’on admire et ce pas seulement au niveau musical ou artistique, mais plutôt dans la vie en général. Donc je pense que n’importe quelle personne qui présente ses attributs nous inspire. Playsound : Quelque chose à ajouter pour vos fans ? John : « Puta*n ! », non « merci », merci beaucoup à tous ceux qui nous ont soutenu et qui le font encore, merci de nous permettre de sortir notre album. Jared : Merci de nous laisser une chance ! John : On espère vous voir au concert ce soir ou même dehors et on espère aussi vous voir dans le futur. Faites attention à vous. Propos recueillis par Fanny Schneider et Célia Solsken + PLAYSOUND.FR/ITW/
PS MAG #4 PIONEER & THE GOOD LOVE Lorsque les premières notes de l’intro d’Identify résonnent, on comprend les raisons qui ont poussé le groupe a choisir ce titre en guise d’ouverture. Véritable appel à notre moi intérieur, John O’Callaghan nous scande de ne pas suivre les normes et d’être ce que l’on désire vraiment dans des refrains efficaces. On ressent immédiatement le gain de maturité entre cet opus et le précédant, Black And White, avec cette foisci des influences bien plus classic rock que pop. Vient ensuite My Heroine, avec des paroles pleines de double sens et un refrain qui reste en tête. Enfin Misery s’inscrit comme le morceau illustrant au mieux le gain de maturité dont a bénéficié le groupe au fil des années, de ce fait on se laisse porter par les riffs simples mais pas pour autant moins efficaces de Kennedy Brock et Jared Monaco. On notera également la présence de When I’m At Home, morceau plus recherché et original qui nous permet de mieux entendre la basse de Garrett Nickelsen, difficile à cerner dans d’autres morceaux, ainsi que celle de Like We Did (Windows Down) véritable ôde à la jeunesse que l’on aimerait tous éternelle. Outre son évolution apparente, The Maine n’oublie pas ses origines musicales et le groupe nous le fait bien comprendre, outre l’effort technique présent tout au long de cet album on y retrouve des ballades aux paroles légères mais qui ne manquent pas de nous parler, avec Thinking Of You qui nous donne l’irresistible envie de fredonner ce rythme qui ne laisse pas de marbre, mais aussi I’m Sorry, introduit par la batterie de Pat Kirch. On retrouve également des titres typiques du groupe, THE MAINE Genre : Pop/Rock Date de sortie : 24 septembre 2012 Producteur : Colby Wedgeworth Label : Rude Records ayant pour thème des périodes de la vie qui, encore une fois, nous parlent forcément. Ainsi avec Time, dont le tic-tac de l’horloge nous rappelle le principal sujet de ce titre, Don’t Give Up On « Us » qui revient au style beaucoup plus pop des précédents opus ou encore Some Days au refrain qui ne manque pas de trotter un moment dans notre esprit. La première partie de cet album regroupant les titres de Pioneer se referme ainsi avec le mélancolique While Listening To Rock & Roll et le regain d’espoir de Waiting For My Sun To Shine, qui fut un titre caché lors de la première parution de Pioneer mais qui trouve parfaitement sa place au sein de cette réedition. The Maine nous transporte dans leur monde aux influences rock épurées et on en redemande, les titres de The Good Love remplissent à leur tour leur mission, chaque titre nous présentant un aspect musical différent du groupe. I Want You apparait comme une version revisitée d’un tube rock des années 70, aux chalala entêtant. Tandis que les titres I’m Leaving et Goodbye, font références aux sources du groupe et pourraient être des b-sides de leur précedant album Black And White, ce qui pourrait être considéré comme régressif vis-àvis du bond en maturité dont fait preuve Pioneer. On se retrouve projeté dans un univers beaucoup plus electro/pop avec You’ll Never Know qui contraste totalement avec le reste de l’album, la batterie laisse place à un beat électronique, ne manquant pas de nous prouver que The Maine sait également s’aventurer 7 REVIEW dans de tout nouveaux genres et réussit la transformation avec brio. Vient alors Hello World qui effectue un vrai lien entre la partie d’insouciance qui caractérise le groupe et la maturité musicale acquise à présent. Enfin, Good Love dont le décrescendo de la batterie accompagné par la douceur du piano permet de conclure ce melting-pot de genres et d’influences qui nous a été offert. En somme, The Maine regroupe avec cette réédition des titres déjà connus des fans européens via les plateformes d’écoutes issus de Pioneer, suivis par les inédits de l’EP The Good Love nous offrant ainsi un savant mélange entre pop, rock et influences électroniques. C’est à l’aube d’un retour en studio pour écrire leur prochain opus que le groupe nous présente une palette complète de leurs possibilités ce qui laisse planer le doute sur le virage musical que ce dernier choisira. Célia Solsken Orchestrations (4/5) Créativité (3/5) Évolution (3/4) Lyrics (2/3) Cohérence (1,5/2) Artwork (1/1) NOTE GLOBALE : 8/10



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