Playsound n°3 septembre 2012
Playsound n°3 septembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de septembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : Yellowcard... retour aux sources.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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à la une Playsound le mag• sept 2012 Yellowcard : southern air « Bottlesup tonight, I drink to you and I, cause with the morning comes the rest of my life. » chronique Moins d’un an après son excellent retour, Yellowcard nous garnit d’un été sans hiver avec une nouvelle pépite qui respire la Floride et ses plages de rêve sur lesquelles Ryan Key a écrit ses premiers morceaux. Sur fond de revanche sentimentale, Ryan Key annonce dès le premier morceau de l’opus, The Awakening, un renouveau, ou plutôt un ironique retour vers le futur, celui du Yellowcard qui nous a fait redécouvrir le violon et aimer fondre sous une chaleur accablante à la Flèche d’Or en septembre dernier. Avec une chanson plus incisive encore que The Takedown ou The Sound of You and Me (chansons introductrices des albums précédents,ndlr), Yellowcard donne le ton, et indique parfaitement la route à prendre vers sa Floride natale, celle que le groupe n’a jamais vraiment quittée mais vers laquelle il prétend revenir à la vitesse grand V. En effet, Ryan Key s’est inspiré des terres de Jacksonville où le groupe a grandi pour écrire cet album, comme un ode à la liberté, celle juvénile qui nous fait courir sur les berges sans autre but que d’atterrir face contre le sable, haletant, le flanc écumé, loin de tous les obstacles qui jonchent nos parcours et handicapent nos ambitions. Le groupe réalise un exploit : il parvient à matérialiser l’été, à le sublimer à coups d’archets millimétrés et de montées dignes d’un Ryan Key des plus grands jours, qui prend confiance, comme le prouvent Vicious Kind ou Surface of the Sun, morceaux particulièrement rythmés sur lesquels le chanteur autrefois blondinet et nasillard éblouit par son aisance, sa maturité et sa conviction. Le violon nous transporte à travers les courants Atlantiques, et nous fait même traverser la baie de l’Ocean Avenue le temps de quelques morceaux au goût d’eau salée, celle qui enfants nous rappelait amèrement les joies du grand large, comme sur Always Summer ou Here I Am Alive, singles parfaits invitant au passage Taylor Jardine, la (délicieuse) chanteuse de We Are The In Crowd au chant et le chanteur de Fall out Boy (délicieux, mais dans une autre mesure) Patrick Stump. Avant de finir par la chanson titre Southern Air et ce qui est probablement le meilleur riff de l’histoire du groupe, Yellowcard prend le temps de nous offrir une balade bouleversante, Ten, faisant référence à un enfant qui n’a jamais eu la chance de naître, et de grimacer en réalisant qu’un peu de sable s’est subtilement glissé entre ses gencives alors que ses cousins achèvent leurs châteaux de sable. Hélas, l’album est court, et l’outro surprenante et pacifique de Sleep in the Snow ne change rien à la durée de ce voyage qu’on aurait voulu plus long sur ces eaux paradisiaques de Floride sur lesquelles on croirait presque pouvoir marcher, voire courir pour aller caresser l’inconnu abyssal et en revenir toujours plus forts, funambules entre les 6 nuages, si peu nombreux dans cet air du Sud idyllique. Quelques burgers, spring breaks et hiatus après le chef d’œuvre Ocean Avenue, le groupe n’a jamais été aussi efficace, tant dans ses textes que dans ses mélodies. Alors on saisit sa planche, son iPod, et on fonce redécouvrir les joies simples de l’été, et ce même si la neige bloque nos routes ou que la foudre abat nos arbres. Car l’été n’est pas qu’un état météorologique ou une saison, c’est un art de vivre. Et Yellowcard l’a bien compris. Orchestrations (5/5) Créativité (4/5) Évolution (3/4) Lyrics (3/3) Cohérence (2/2) Artwork (1/1) NOTE GLOBALE : 9/10• Emmanuel van elslande
Yellowcard. Un groupe unique, qui n’est pourtant pour beaucoup qu’un de ces quintets criards et pseudo-rebelles qui revendiquent leur appartenance à une jeunesse qu’ils ont paradoxalement toujours voulu fuir à bord de vans fleuris par l’ambition d’une vie meilleure, loin des dogmes et des hiérarchies qui figent leur Amérique depuis des décennies. À l’image de certains groupes comme Placebo ou Coldplay, on entend rarement Yellowcard cité comme influence majeure d’autres artistes, alors que les stickers obsolètes de Blink-182 et de The Offspring se superposent encore sur les vieux amplis épuisés des (grands) adolescents du monde entier. Un problème de reconnaissance probablement lié à l’arrivée tardive de ce groupe Floridien, c’està-dire en 1997 avec l’inaperçu (et difficilement percevable à l’époque hors de Jacksonville) Midget Tossing, à une époque où Chad Gilbert commençait à s’arracher ses premiers cheveux gris et où Lady Di et Claude Roy nous quittaient tristement. Et pourtant, après deux autres EPs, l’arrivée d’un certain Ryan Key au chant et à la guitare bouleversa subitement les scènes locale et nationale avec la sortie d’un album, Ocean Avenue. Cet opus, composé et enregistré par des kids davantage tourmentés par leurs querelles lycéennes que par leur carrière alors tracée vont initier le renouvellement complet d’une scène qui arrivait alors progressivement à une saturation créative. Au fil des étés, des albums et des Warped Tours, le son du groupe va s’enrichir, s’améliorer, se nourrir d’influences toujours plus variées tout en gardant cette identité, cette patte, qui fait aujourd’hui de Yellowcard un groupe majeur, et indiscutablement unique. Malgré un hiatus de deux ans, Yellowcard n’a jamais lésiné sur la productivité ou la créativité, et nombreux sont ceux qui ont presque regretté ne pas pouvoir voir l’album de The Big If, side-project de Ryan Key, qui n’a pas vu le jour du fait du retour en studio de Yellowcard. Comme une réponse aux prières incessantes et implorantes des inconditionnels les plus téméraires du groupe, Yellowcard est revenu avec un son aux fondements de ce qui a fait du quintet ce qu’il est aujourd’hui, cette petite brise qui vient délicatement caresser la molette de votre iPod alors que vous naviguez Playsound le mag• sept 2012 à la une RETROSpective dans les eaux aux quatre coins du monde, en plein cœur d’un mois d’août caniculaire, qui ne demandait qu’une bande originale pour faire taire les cigales et faire revenir ces impulsions épiques qu’offrent chaque année l’été, celles qui ont poussé le groupe à s’évader et à offrir à chaque album des chansons introductrices dévastatrices, comme pour vous pousser à embarquer une vieille Chrysler cabossée pour foncer sans regarder derrière vous pendant une heure, en espérant juste rouler suffisamment vite pour que l’horizon s’éloigne et pour que jamais ne se couche le soleil. Chaque balade du groupe transperce de milliers de flèches dont les plaies sont rapidement refermées et soignées par des lignes de violon épurées et à chaque album plus épiques, intenses, frissonnantes. Yellowcard, c’est comme un sourire qui n’a même pas besoin de refuser de vieillir, car il ne prend pas une ride sous ce soleil ardent, et pourtant si agréable, qui nous caresse à chaque note du groupe. C’est comme cette bourrasque, celle qui nous pousse dans le dos, qui accélère notre rythme de course aux moments où les jambes commencent déjà à fléchir sur le macadam fondant, 7 Megan Thompson et qui pourtant nous donne la force d’accélérer un peu plus, comme pour profiter d’un vent aussi artificiel que magnifique, et enfin atteindre la surface du soleil. Yellowcard, en 10 titres. 1. Three Flights Up (Lights & Sounds) 2. Way Away (Ocean Avenue) 3. Always Summer (Southern Air) 4. For You & Your Denial (WYTTSY) 5. Five Becomes Four (Paper Walls) 6. Lights & Sounds (Lights & Sounds) 7. Here I Come Alive (Southern Air) 8. Shadows & Regrets (Paper Walls) 9. Hang You Up (WYTTSY) 10. Ten (Southern Air) 11. Triple Please (The Big If) 12. Only One (Ocean Avenue) 13. Believe(Ocean Avenue) 14. The Awakening (Southern Air) 15. Ocean Avenue (Ocean Avenue)



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