Playsound n°1 avr/mai 2012
Playsound n°1 avr/mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de avr/mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Médias Culture

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 18

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : All-American Rejects... retour gagnant.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Chronique Playsound le mag• AvriL 2012 The All-American REjects KIDS IN THE STREET nouvel album, nouvelles ambitions. La carrière d’un artiste est un parcours long et imprévisible, qui varie au fil du vécu, des émotions et du contexte. Un compositeur, censé s’inscrire à chaque nouvelle production plus ou moins dans sa propre lignée est parfois confronté à une inexplicable explosion de créativité qui change la donne et marque un véritable tournant musical. C’est aujourd’hui le cas pour les All- American Rejects, qui reviennent avec un nouvel opus à défendre. Chronique d’une croisée des chemins. Les 4 compères de The All-American Rejects proposent une palette de 11 nouveaux titres intitulée Kids In The Street. Un disque qui se veut plus intime, plus personnel. Avant même l’écoute, il y a donc de quoi être plutôt perplexe. L’introspection voulue et menée par la formation à travers son nouvel effort studio tranche ainsi -en théorie- avec la pop édulcorée et l’univers décomplexé présentés sur When The World Comes Down, en 2008. En fait, ce disque est avant tout une prise de risque. Le prédécesseur de cet opus ayant été ovationné par la critique, deux choix musicaux s’offraient alors véritablement au quatuor : reproduire un univers qu’ils maîtrisent, avec les risques que cela comporte ou sortir des sentiers battus, quitte à y perdre son identité. Cette seconde option semble avoir été privilégiée. Cette rapide contextualisation terminée, entrons dans le vif du sujet. Un changement d’ampleur 10 Billboard A fleur de peau. C’est l’esprit qui prédomine tout au long de cet opus de 43 minutes. N’y allons pas par 4 chemins : globalement, ce disque est une véritable claque tant pour ceux qui pensaient le groupe incapable de s’élever que pour les inconditionnels. Le groupe innove sur plus de 50% de Kids In The Street et prend une direction franchement innatendue. Cette bonne moitié se caractérise musicalement par un tempo relativement bas (cf. Affection). La formation insiste sur de longs refrains planants appuyés par des sonorités électroniques très 80′s (cf. Fast & Slow). La preponderance des choeurs donne également un aspect très théâtral à certaines parties du disque, tout en laissant de la place à certaines très belles parties guitares mélodiques. La force de ces titres réside principalement dans la justesse de leur réalisation. De façon générale, les compositions sont progressives : une envolée brutale et soudaine marque une rupture intéressante (cf. Gonzo) dans les structures privilégiées par The All-American Rejects. Côté ambiance, cet album joue avec la nostalgie des belles années et une omniprésente forme de mélancolie. En somme, il s’agit d’une véritable course à l’idéal perdue d’avance où l’on sublime des émotions plutôt négatives. Dès lors, l’univers introduit par la bande est à coup sûr déstabilisant. Le travail est massif et foncièrement novateur. Le tout est souligné par les excellentes performances vocales de Tyson Ritter et ses chutes post-coïtales si singulières. Mention spéciale pour le pont de Bleed Into Your Mind, qui constitue quelques unes des meilleures secondes de ce condensé d’émotions. « Le travail est massif et foncièrement novateur. »
Le poids du passé Toutefois, ce travail de fond est parasité par une utilisation outrancière du synthétiseur comme c’est le cas sur les pourtant très sympathiques titres Kids In The Street et Heartbeat Slowing Down. Le groupe fait ici dans la surenchère, et gâche quelque peu son potentiel. L’autre défaut -cette fois ci majeur- de ce disque, c’est l’autojustification menée par la formation à travers quelques titres. Je m’explique : les All-American Rejects semblent avoir été ni plus ni moins frappés par le syndrome Beekeeper’s Daughter. C’est à dire cette désagréable propension à produire des titres sans saveurs censés sauver l’héritage du groupe, comme pour justifier le virage osé abordé sur le reste de l’opus. Il semblerait ainsi que les 4 musiciens aient du mal à assumer un changement de direction si imposant. Cette bi-polarisation de l’album est regrettable. La caution rock du disque est enfin assumée par le très improbable titre Walk Over Me, prototype même de la chanson qu’on a l’impression d’avoir entendu 300 fois déjà et le traditionnel instant acoustique est porté sans éclats par I For You. Pour finir, impossible de terminer ce tour d’horizon sans aborder le très impressionnant bonus de cet album, intitulé Drown Next To Me, trop plein de sensibilité et de beauté. Sur plus de 6 minutes, on est ainsi confronté à une très belle construction musicale menée par piano, guitare et violons. Une véritable démonstration de force qu’il convient de saluer comme il se doit. Kids In The Street, est ainsi un albumclef de la discographie du groupe qui pose les bases d’une nouvelle orientation musicale des plus prometteuses. Les All-American Rejects y démontrent leurs qualités, en frappant là où on ne les attendait pas. Impossible de prédire si les fans adhèreront mais une chose est certaine : nous avons affaire à une formation d’une carrure nouvelle.• Yannis mouhoun Playsound le mag• AvriL 2012 Artiste : The All-American Rejects Album : Kids In The Street Genre : Rock Alternatif Date de sortie : 27 mars 2012 Producteur : Greg Wells Label : Interscope l’avis de la rédac’ : Orchestrations (4/5) Créativité (4,5/5) Evolution (4/4) Lyrics (2/3) Cohérence (1/2) Artwork (0/1) NOTE GLOBALE : 7,5/10 Points forts : Bleed Into Your Mind, Drown Next To Me 11 Chronique



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