Planète Santé n°6H mai 2015
Planète Santé n°6H mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6H de mai 2015

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Éditions Médecine & Hygiène

  • Format : (200 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : les secrets du poids.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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44 fiche maladie planète santé – mai 2015 - des conseils diététiques pour réduire et/ou stabiliser le poids ; - une psychothérapie, par exemple thérapie cognitivo-comportementale pour comprendre et traiter les troubles du comportement alimentaire ; - un programme d’exercices physiques et de physiothérapie ; - un traitement médicamenteux. Médicaments Aujourd’hui, seul l’orlistat (Xenical) est autorisé comme traitement de l’obésité, en Europe du moins. Il est utilisé en association à un traitement conservateur, en particulier une prise en charge diététique visant à réduire l’apport en graisses, lorsque le taux de graisse corporelle du patient est important (IMC > 30 kg/m²). Son principe actif réduit l’absorption des lipides au niveau de l’intestin. Les effets indésirables – selles huileuses et flatulences – surviennent surtout en cas d’alimentation trop grasse, ce qui peut inciter le patient à manger moins gras, mais ils sont aussi responsables de nombreuses interruptions de traitement. De nombreux autres médicaments (avec plus ou moins de succès) sont utilisés aux USA notamment pour traiter l’obésité. Traitement chirurgical Les diverses techniques de chirurgie bariatrique ont pour résultat de réduire la quantité de nourriture que l’on peut ingérer et/ou l’absorption des aliments, et agissent de ce fait sur le métabolisme. Le choix de l’intervention adéquate dépend, entre autres, de l’IMC du patient, de son âge, de la répartition de la masse graisseuse, de la présence de maladies associées, de sa maturité psychoaffective ainsi que de ses attentes et de ses préférences. L’efficacité de la chirurgie bariatrique est reconnue en ce qui concerne la perte de poids, la diminution ou la disparition des comorbidités et une augmentation de l’espérance de vie. Le patient peut bénéficier d’une telle intervention, remboursée par l’assurance-maladie de base, en cas d’obésité de classe II ou III selon l’OMS (IMC > 35 kg/m 2), et après l’échec d’un traitement médical pendant au moins deux ans. La bonne préparation du patient et sa motivation sont en effet essentielles pour la réussite à long terme de l’intervention. Trois techniques sont aujourd’hui majoritairement employées  : → Le court-circuit gastrique ou by-pass gastrique  : C’est actuellement la méthode de référence. Elle consiste à réduire la capacité de l’estomac et à le relier au jéjunum (une partie de l’intestin grêle) pour limiter l’absorption des nutriments par l’intestin grêle. Le court-circuit permet une plus grande perte de poids, durable, et un meilleur contrôle des maladies liées à l’obésité que la gastrectomie en manchon. → La gastrectomie en manchon ou sleevegastrectomy  : relativement simple, cette chirurgie restrictive irréversible est toujours plus répandue, notamment dans les pays où se pratique un grand nombre d’interventions gastriques. Elle consiste à ôter la majeure partie de l’estomac pour ne laisser en place qu’un tube étroit (manchon) réduisant la quantité d’aliments qu’on peut avaler. On manque toutefois de recul sur son efficacité, les risques et complications à long terme. Cette technique peut en revanche être indiquée chez des patients à haut risque ou souffrant d’obésité extrême (IMC > 60 kg/m 2), vu qu’elle peut être réalisée plus rapidement qu’un by-pass gastrique. → Le cerclage gastrique ajustable (anneau gastrique)  : Un anneau ajustable est posé autour de l’estomac et réduit la quantité d’aliments que l’on peut ingérer sur un laps de temps donné. Cette technique réversible est associée à des complications fréquentes et peut nécessiter une nouvelle intervention chirurgicale. Pour ces raisons, elle n’est plus recommandée. Chirurgie plastique Après une prise en charge conservatrice ou chirurgicale, une intervention est généralement nécessaire pour diminuer l’excès de peau dû à la perte massive de poids. Cela pour des raisons esthétiques, médicales et de bien-être  : les profonds plis de peau excédentaire, disgracieux, peuvent aussi provoquer des dermatites à répétition ou rendre certains gestes pénibles (par exemple difficultés à s’habiller avec une sorte de tablier de peau de 20 à 30 cm de longueur au niveau du ventre). En Suisse la chirurgie réparatrice est prise en charge par l’assurance-maladie seulement si l’excès de peau cause des problèmes de santé, comme des abcès ou des infections cutanées (25% des cas). Evolution et complications Sans un suivi médical, et en l’absence de changement des habitudes alimentaires et du mode de vie sur le long terme, la personne obèse risque fortement de développer diverses maladies graves, potentiellement mortelles. Elle peut aussi souffrir de handicaps physiques (mobilité réduite, perte de musculature, etc.). Non soigné, le trouble du comportement alimentaire risque encore d’entraîner ou d’aggraver des problèmes d’ordre psychologique (mauvaise image de soi, dépression, idées suicidaires, etc.) voire des maladies psychiatriques, ainsi que de la toxicomanie ou de l’alcoolisme. Suivi et complications chirurgicales Quelle que soit la chirurgie utilisée, le patient nécessitera un suivi à vie, et cela auprès d’un spécialiste de l’obésité au moins pendant les cinq ans suivant l’intervention. Outre les complications inhérentes à toute intervention chirurgicale, la chirurgie bariatrique peut être associée à de nombreuses complications. De plus, elle entraîne des carences nutritionnelles et vitaminiques à cause de la réduction importante de l’absorption des nutriments. Cela nécessite souvent la prise de compléments alimentaires et de traitements vitaminés à vie. A défaut, le patient
Nouvelles couches d'incontinence ID Expert (anciennement E uron) Nos atouts  : plus d’articles sur planetesante.ch encourt des problèmes de santé, tels des dommages neurologiques graves (carences en vitamine B12, voire en acide folique) ou de l’ostéoporose (carences en calcium). Perdre massivement du poids et changer d’image corporelle a également un fort impact psychologique sur le patient – et sur la perception qu’en a son entourage – auquel il devra être préparé. Prévention L’apparition et l’évolution d’une obésité peuvent être, du moins partiellement, influencées par une alimentation équilibrée (pas trop grasse ni sucrée) et un rapport sain à la nourriture dès la prime enfance, ainsi que par un mode de vie sain  : → manger de tout, mais sans excès (et sans oublier fruits et légumes !) ; → manger seulement lorsqu’on a faim, et suffisamment lentement pour laisser s’installer le sentiment de satiété. Eviter de se resservir et apprendre à « laisser des restes » ; → manger aux heures de repas et collations seulement, en évitant le grignotage entre deux (devant l’écran, la télévision, etc.) ; → réduire les facteurs de stress ou apprendre à mieux gérer le stress ; → exercer une activité physique régulière (30 minutes par jour au moins, qu’on peut fractionner aussi en 3 x 10 minutes). On peut l’intégrer facilement également dans son quotidien, par exemple en prenant les escaliers au lieu de l’ascenseur, en descendant du bus un ou deux arrêts avant sa destination, en ne prenant pas sa voiture pour de courts trajets, en jouant avec ses enfants, en jardinant ou en promenant son chien, etc. Remboursées par les caisses maladies selon prescription médicale. De toute premiére quailté destinées tant aux professionnels qu'aux privés. Offre spéciale Livraison gratuite pour fes privés. Demandez des échantillons gratuits en nous retournant ce talon dûment coché Testées dennatologiquement, sans latex Sa forme anatomique et son aspect cotonneux vous garantissent une protection efficace contre les fuites Contient un gel anti-odeur qui prend également soin du PH de votre peau Dl strl-Hyglenics Sari Rte d'Hermance 218A 1246 Corsler/Ge Tél. 078/76328.61 Claudine D'hundt Directrice C 0 mmertia le d istri.hygien icsobluetrin.ch Lorsqu’un surpoids est déjà installé Si l’on est déjà en surpoids (IMC 25 - 29,9 kg/m 2), il faut éviter les régimes draconiens (effet yoyo). Comme indiqué, une alimentation équilibrée associée à une activité physique régulière permettent de prévenir ou limiter l’obésité et de stabiliser le poids. Les personnes qui n’y parviennent pas sans aide devraient consulter leur médecin qui les adressera à un spécialiste le cas échéant. Examens — ID Micro Homme Taille unique D ID Ponts MD LE XLCI ID Micro femme ID FormTaille unique ❑ El MC LE XL❑ ID Slip 51=1 MEI LE XLCI 45 Si les valeurs de l’IMC et du tour de taille indiquent un surpoids ou une obésité, le médecin cherchera à identifier les facteurs de risques d’autres maladies, notamment par un bilan sanguin. Pour aller plus loin  : « Chirurgie bariatrique en 2013  : principes, avantages et inconvénients des interventions à disposition », Michel Suter, Vittorio Giusti, Rev Med Suisse 2013 ; 658-663. « Chirurgie de l’obésité  : le suivi à vie des opéré(e)s est indispensable », Planète Santé, 21/01/2015. « Activité physique et santé », brochure gratuite (OFS 2014) à télécharger sur http://www.hepa.ch. Bien manger pour ma santé. Guide pratique pour une cuisine équilibrée, Ed. Médecine et Hygiène, 2015, Prix  : 22 CHF. ID Ba SCIPAC LEI XLID.



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