Planète Santé n°34 jun/jui/aoû 2019
Planète Santé n°34 jun/jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de jun/jui/aoû 2019

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Éditions Médecine & Hygiène

  • Format : (200 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : comprendre le système de santé suisse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20 EN BREF PLANÈTE SANTÉ – JUIN 2019 LE NERF VAGUE SOUS LA LOUPE Grand pacificateur de notre organisme, le nerf vague connaît un intérêt croissant. Ses propriétés anti-inflammatoires pourraient notamment soulager des maladies du système digestif. ADAPTATION* AUDE RAIMONDI Qui est donc vraiment ce mystérieux nerf, réputé pour être le plus long de l’organisme ? Il s’agit en réalité de deux branches nerveuses (droite et gauche) qui partent du cerveau et relient de nombreux organes comme le cœur, les poumons, l’estomac, le foie et l’intestin grêle. Le rôle du nerf vague est surtout sensitif  : il informe le cerveau de ce qui se passe dans le corps, en périphérie. Il fait partie du système nerveux autonome et fonctionne donc sans que nous n'ayons à y penser (comme la respiration par exemple). Le nerf vague agit également en tant que pacificateur de l’organisme. Si en cas de stress, la fréquence cardiaque s’accélère, il la ralentit afin d’obtenir un équilibre. Une manière de protéger le cœur et favoriser un retour au calme. Depuis de nombreuses années, des thérapies qui consistent à stimuler ce nerf électriquement ont prouvé leur efficacité dans 50% des cas d’épilepsie. Un petit implant placé sous la clavicule envoie des impulsions dans la branche gauche du nerf vague * Adapté de « Le nerf vague sous la loupe », CQFD (RTS), diffusé le 31/10/18. – en direction du cerveau – et contribue à réduire les crises. En 2000, un groupe de recherche américain met en évidence des propriétés anti-inflammatoires du nerf vague, jusqu’ici inconnues. Au CHU de Grenoble, des tests sont actuellement menés avec des patients touchés par la maladie de Crohn. Cette pathologie du système digestif requiert la prise de médicaments anti-inflammatoires aux effets secondaires nombreux. Les neurostimulateurs pourraient donc faire office de substitut, en agissant directement sur les intestins. Sur 9 patients, 7 ont constaté de réelles améliorations. « Ce type de thérapie demande toutefois du temps, avertit le Dr Bruno Bonaz, spécialiste des voies digestives au CHU de Grenoble au micro de CQFD. Comme dans les cas d’épilepsie ou de dépression, il faut au minimum deux à trois mois de stimulation pour observer de réels résultats ». Il est également possible d’activer son tonus vagal soi-même, à travers divers exercices. L’hypnose, la méditation ou encore la cohérence cardiaque permettent de stimuler son nerf vague. A l’image d’un muscle, il peut être entraîné. « La manière la plus simple est de passer par la respiration, explique Sonia Pelissier, physiologiste à l’Université Savoie Mont-Blanc. Pour caler votre rythme cardiaque sur votre respiration, inspirez sur 4 secondes et expirez sur 5, le tout pendant des cycles de 6 à 7 minutes ». Si peu d’études standardisées ont été réalisées à ce jour, certains spécialistes estiment qu’un nerf vague bien entraîné reste plus souple et effectue mieux son travail régulateur. XXX ISTOCK/KTSIMAGE
PLUS D’ARTICLES SUR PLANETESANTE.CH COMMENT NOS OREILLES LOCALISENT LES SONS L’oreille humaine est capable de situer des sons dans l’espace de manière relativement précise. Les scientifiques connaissent déjà très bien la manière dont nous localisons un bruit sur le plan horizontal. Le cerveau utilise deux types d’indices  : suivant d’où il part, le son va arriver plus vite et plus fort dans une oreille que dans l’autre. De cette manière, nous pouvons aisément savoir s’il provient plutôt de la droite ou de la gauche. Sur le plan vertical en revanche, impossible de se fier à ces informations. Alors comment le cerveau fait-il ? Une récente étude publiée dans le Journal of neuroscience explique que les ondes acoustiques rebondissent sur les bosses de notre oreille externe. Et comme les sons ne sautent pas de la même manière en fonction de Adapté de « La localisation des sons par l’oreille humaine », CQFD (RTS), diffusé le 03/10/18. Si vous avez déjà été opéré, vous admettrez sans doute qu’il est frustrant de discuter avec le personnel médical masqué. Dans ces moments souvent angoissants, voir l’expression bienveillante de la personne qui vous parle serait rassurant. Or, dans un bloc opératoire, les règles d’hygiène imposent le port du masque. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement sensibles à cette « barrière émotionnelle », ressentie comme hostile. Des chercheurs de l’EPFL tentent donc de mettre au point des masques chirurgicaux transparents, à travers lesquels il serait possible de sourire aux patients. Mais si l’idée paraît simple, la réalisation est complexe. Il faut en effet concevoir un masque qui soit à la fois perméable à l’air (pour permettre leur provenance, le tympan et le cerveau peuvent les situer. La physionomie de chaque oreille est unique. Ainsi, si nous devions soudainement emprunter celles de notre voisin, nous serions incapables de localiser les sons en haut ou en bas. En laboratoire, les chercheurs ont utilisé des prothèses en silicone qui modifient la forme de l’oreille pour mener diverses expériences. Ils ont observé qu’au bout d’un certain temps d’adaptation, nous serions capables d’apprendre et de nous habituer aux nouvelles perceptions. Et une fois la prothèse enlevée, la mémoire permet d’être tout de suite opérationnel avec nos oreilles retrouvées. C’est presque comme apprendre une langue étrangère, en somme. A.R. DES MASQUES TRANSPARENTS POUR SOURIRE AUX PATIENTS Adapté de « Des masques chirurgicaux qui permettent de sourire aux patients », CQFD (RTS), diffusé le 05/11/18. de respirer), résistant aux projections et assez filtrant pour arrêter les bactéries. A l’heure actuelle, les chercheurs se penchent sur deux types de matériaux naturels. D’une part, un hydrogel très transparent, mais qui a pour le moment une trop grande perméabilité. D’autre part, des filaments extrêmement fins qui donnent de bons résultats au niveau du filtrage mais ont encore une résistance trop faible. Les scientifiques veillent également à choisir des matériaux au coût raisonnable. Comme les masques chirurgicaux sont des produits jetables, il faut que leur prix soit commercialisable. Les recherches se poursuivent donc, dans l’espoir de trouver la parfaite combinaison et redonner le sourire aux médecins comme aux patients. A.R. CQFD (RTS LA 1ÈRE) SUR PLANETESANTE.CH Tous les matins de 10h à 11h sur la Première, l'équipe de CQFD aborde des sujets santé passionnants, décrypte et explique les découvertes, les maladies et les progrès scientifiques et médicaux. Pour vous offrir toujours plus d’informations, les sujets santé de l’émission sont également disponibles pour écoute sur Planetesante.ch/cqfd ! Retrouvez toutes ces émissions sur planetesante.ch/cqfd 21



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