Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Éditions Médecine & Hygiène

  • Format : (200 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : la mort des soins palliatifs ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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50 people planète santé – mars 2019 poisson pané pour leur faire découvrir ce qu’est un vrai poisson par exemple. Je sais que ce n’est pas toujours évident, que les parents doivent jongler entre travail, tâches ménagères, cuisine… mais une fois par semaine au moins, on devrait prendre le temps de cuisiner des choses simples mais fraîches. « Une fois par semaine au moins, tout le monde devrait prendre le temps de cuisiner Intégrez-vous toujours cette idée de « santé » lorsque vous cuisinez ? Oui. J’équilibre toujours mes plats, j’utilise beaucoup de légumes, de féculents… mais je suis aussi très généreuse sur le beurre ! Êtes-vous sensible aux grands enjeux d’aujourd’hui pour notre santé alimentaire comme le bio, le local, l’étiquetage… Ça m’interpelle bien sûr. Mais je suis cuisinière, pas politicienne. Et j’ai mon restaurant à faire tourner. Je me fournis évidemment au maximum en produits locaux, c’est important pour moi de connaître la provenance des aliments avec lesquels je travaille. Mais pour autant, je ne me prive pas de certaines denrées que j’apprécie, comme le foie gras par exemple. D’une manière générale, quel rapport entretenez-vous avec votre santé ? J’ai très peu de temps pour prendre soin de moi. C’est un métier où on n’a pas le droit d’être malade  : on n’a pas le temps. Et c’est souvent pendant les vacances, quand je relâche la pression, que je tombe malade… Ça ne loupe jamais ! Le métier de chef est très stressant. Quel est votre secret pour garder la forme ? Je suis très active à la base. Plus j’ai de stress, mieux je me sens. J’en retire même une certaine énergie. Ce n’est pas toujours facile, c’est une pression constante qu’il faut tenir. J’essaye de bien manger, de faire un peu de sport, je prends des vitamines, j’évite de trop faire la fête… une vie saine quoi, un peu comme un sportif. Avez-vous un péché mignon inavouable pour une grande cheffe ? Les cannellonis ricotta-épinards de la Migros ! Ils sont excellents mais c’est typiquement le truc où il ne faut pas regarder la composition… Je suis plutôt décomplexée par rapport à ça, ça arrive à tout le monde de se faire un plateau télé le dimanche soir et de ne pas avoir envie de cuisiner. Il ne faut pas culpabiliser si ça reste occasionnel. Que pensez-vous de certaines tendances alimentaires du moment, comme le sans gluten ou le végétarisme ? Pour le dire poliment, je pense que ce sont des modes, auxquelles je n’adhère pas. Après, pour les vrais intolérants, les vrais allergiques, j’essaye toujours d’adapter ma cuisine au mieux. Mais mes assiettes ne sont ni végétariennes ni végétaliennes, car ça ne me ressemble pas et ça ne m’intéresse pas. Et puis de toute façon les sièges de mon restaurant sont en cuir ! Vos amis doivent avoir une certaine pression lorsqu’ils vous invitent à dîner… On cuisine quoi à Marie Robert quand elle vient à la maison ? Le plus simple possible ! Une fondue chinoise par exemple. Plus c’est simple, mieux c’est, sinon on risque de s’embarquer dans des trucs infaisables. L’essentiel, c’est de partager un bon moment. La gastronomie est très présente sur les réseaux sociaux. Comment expliquez-vous que les gens aiment tant photographier et partager leurs assiettes ? C’est là aussi un effet de mode. Je réfléchis beaucoup au graphisme de mes assiettes, car on mange d’abord avec les yeux. On est plusieurs chefs à ne pas trop Bio express 1988 Naissance à Châtel-Saint-Denis. 2004 Travaille au Bleu Lézard à Lausanne. 2007 Remporte le premier prix d’un concours d’apprentis à l’Ecole professionnelle de Montreux. 2008 Termine son apprentissage au Beau-rivage Palace, Lausanne. 2008 Travaille pour Thierry Marx à Cordeillan-Bages, près de Bordeaux. 2010 S’associe avec Arnaud Gorse pour ouvrir le Café Suisse à Bex. Octobre 2018 Est nommée « Cuisinière de l’année 2019 » par le Gault&Millau Suisse. aimer que nos plats soient pris en photo, de crainte que cela ne mette pas l’assiette en valeur. Mais bon, c’est aussi le signe que la personne passe un bon moment alors je laisse faire. Quels sont vos projets en 2019 ? Continuer sur ma lancée ! Je me laisse pour l’instant le temps de digérer cette nouvelle « distinction » et de gérer l’affluence qu’elle a générée. ●
Faut-il faire séquencer son ADN ? Avec le soutien de Quelles conséquences sur le système d’assurances ? Vous avez des questions sur la santé personnalisée ? Posez-les sur SantePerSo.ch et bénéficiez des connaissances de notre communauté d’experts Puis-je connaître mon profil de risque ? r-, e Santé Personnalisée ? & Société FONDATION MÉDECINE & HYGIÈNE LEENAARDS I el> A quoi sert l’intelligence artificielle en médecine ? Comment protéger les données sur ma santé ?



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