Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Éditions Médecine & Hygiène

  • Format : (200 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : la mort des soins palliatifs ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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48 people planète santé – mars 2019 Planète Santé  : Quand vous racontez votre goût très jeune pour la cuisine, vous le qualifiez souvent de vocation… Comment est née cette passion ? Marie Robert  : Depuis toute petite, c’est quelque chose qui m’attirait, je ne sais pas trop l’expliquer car dans ma famille personne n’évoluait dans ce milieu. J’ai toujours su que c’était ma voie, et d’ailleurs je n’ai pas envisagé d’autre option ! J’ai eu la chance que mes parents me soutiennent toujours et me rassurent sur mes choix. Dans ce métier où on commence jeune, c’est important de se sentir accompagnée. Je pense qu’une grande partie de ma réussite vient du fait que mes proches ont toujours cru en moi. Vous avez été nommée « Cuisinière de l’année 2019 » par le prestigieux Gault&Millau. Qu’est-ce que cela représente pour vous ? C’est une grande satisfaction, mais aussi une sorte de remerciement pour le travail accompli, autant pour moi que pour mon équipe. La cuisine est une passion, certes, mais c’est aussi beaucoup d’heures de travail. Ce titre me donne surtout la niaque pour le futur ! marie robert « J’ai deux marathons à tenir par jour, un le matin et un le soir » A seulement 30 ans, Marie Robert est déjà à la tête de l’une des tables renommées du pays, le Café Suisse, à Bex. Après avoir été sacrée « Cuisinière Suisse de l'année 2019 » par le prestigieux guide Gault&Millau, la jeune cheffe a reçu sa première étoile Michelin. Rien que ça. Rencontre avec une fée des fourneaux qui n’a pas fini de faire parler d’elle. PROPOS RECUEILLIS PAR Clémentine Fitaire A seulement 30 ans, vous êtes considérée comme l’une des cheffes montantes de la gastronomie suisse. Pas trop de pression ? Je n’ai pas le temps d’avoir la pression, je croule sous le boulot ! Je pense que je vais simplement continuer à être moimême et à faire ce que je sais faire. Comment définiriez-vous votre cuisine en trois mots ? Goûteuse, savoureuse et originale ! Une saveur, un fruit, une plante… découvert(e) récemment ? La cornouille. C’est une baie rouge, que l’on trouve en Suisse et que peu de monde connaît. Elle ressemble à l’airelle, je la cuisine avec mes plats de chasse. La cuisine est question de créativité mais aussi de grande rigueur. L’une peut-il aller avec l’autre ? Oui, de toute façon on n’a pas le choix. Quand on dirige une brigade, on doit faire preuve de rigueur, avoir la tête sur les épaules. On a deux marathons par jour à tenir  : un le matin et un le soir. Et les clients attendent une certaine prestation qu’il faut pouvoir leur offrir. Mais je ménage toujours du temps pour créer, développer, tester de nouvelles choses… sur mes jours de congé le plus souvent ! Le milieu de la gastronomie est très masculin. Avez-vous parfois ressenti des difficultés à vous faire une place, en tant que femme ? Non, je n’ai jamais ressenti cela, peutêtre parce que j’ai un caractère bien trempé ! Mais en effet, j’ai du mal à expliquer l’absence de femmes dans les élites de la gastronomie. Alors qu’elles sont souvent aux fourneaux dans le foyer, ce métier est plutôt peuplé d’hommes. Il y a heureusement une nouvelle génération de femmes qui arrive, mais ça reste assez rare. Ça viendra sûrement avec le temps. Vous faites partie des 40 grands chefs cuisiniers qui ont lancé en octobre dernier un appel au « droit de bien manger en Suisse ». Pourquoi cet engagement vous tient-il à cœur ? J’aimerais sensibiliser les jeunes, et notamment les enfants, à l’importance d’une bonne alimentation. Remplacer le
DR



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