Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Éditions Médecine & Hygiène

  • Format : (200 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : la mort des soins palliatifs ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38 EN BREF planète santé – mars 2019 Pourquoi les hommes prennent du ventre et les femmes des cuisses ? L’endroit où les graisses sont stockées n’est pas toujours le même entre les hommes et les femmes. Principales responsables  : les hormones. ADAPTATION Aude Raimondi Nous ne sommes pas tous égaux face aux kilos ! C’est bien connu, les hommes ont tendance à prendre du ventre, tandis que les femmes voient plutôt leurs fesses et leurs cuisses s’arrondir. Mais d’où vient cette différence ? La réponse est à chercher dans la nature même de la graisse. Celle-ci est faite de cellules capables de reconnaître des signaux envoyés par notre organisme. Chez les femmes, la graisse située au niveau des fesses et des cuisses répond aux œstrogènes (des hormones notamment impliquées dans le cycle menstruel). N’en déplaise à certaines, cette graisse est donc là pour une raison bien précise  : il s’agit d’une sorte de réserve en prévision d’une grossesse. « C’est pour cette raison qu’il est difficile d’en perdre dans cette zone et que les privations alimentaires ne servent pas à grand-chose, explique au micro de CQFD (RTS) le Dr Vittorio Giusti, spécialiste en endocrinologie et directeur médical du Centre médico-chirurgical de l’obésité de la Clinique de la Source. Cette graisse est en quelque sorte protégée par l’organisme, car elle doit servir à nourrir un éventuel bébé. » A l’adolescence, « les règles se déclenchent d’ailleurs uniquement lorsque le corps de la jeune femme a atteint une certaine quantité de graisse ». Ce n’est qu’à la ménopause, suite aux changements hormonaux, qu’elle disparaît plus facilement de cette région. Elle a en revanche tendance à se relocaliser… dans le ventre. La bedaine rebondie, c’est aussi et surtout le lot des hommes. Chez eux, le tissu adipeux au niveau du ventre est sensible à d’autres signaux métaboliques, comme par exemple l’insuline. Lorsqu’on consomme des aliments gras, l’excès de calories est tout d’abord stocké dans le foie. Mais ces réserves étant très limitées, le gras s’installe vite à l’intérieur du corps, puis entre la peau et les muscles. Le problème, c’est qu’il met alors à risque le bon fonctionnement de l’organisme. « Avoir un excès de poids au niveau du ventre peut représenter un danger pour la santé, avertit le Dr Giusti. Une accumulation de graisse trop importante est susceptible d’entraîner du diabète, de l’hypertension, un accident vasculaire cérébral ou encore un infarctus. » Et dans ce cas, pas de remède miracle. Manger équilibré et faire de l’exercice physique restent les maîtres-mots. Que l’on se rassure tout de même  : avoir un minimum de graisse reste nécessaire à la survie de l’être humain. Elle devrait représenter 10 à 20% du poids total chez l’homme et même 20 à 30% chez la femme. Adapté de « Pourquoi les hommes prennent du ventre et les femmes des cuisses et des hanches ? », CQFD (RTS), diffusé le 04/07/18. iStock/Delmaine xxx Donson
plus d’articles sur planetesante.ch Du placenta pour réparer la cornée Telle une bulle protectrice, le placenta apporte au fœtus tout ce dont il a besoin pour se développer. Un organe très important donc pendant la grossesse, mais pas seulement. Ses propriétés anti-inflammatoires, antibactériennes et cicatrisantes sont aussi utiles en ophtalmologie. Dans les cas d’infection sévère de la cornée avec un retard de cicatrisation, la membrane amniotique peut agir comme une sorte de pansement. Cette structure très fine, translucide et souple est la paroi interne du placenta. Au bloc opératoire, l’ophtalmologue la fixe à la cornée avec un fil de suture. Ce processus va permettre de calmer l’inflammation, aspirer les toxicités et contribuer à la cicatrisation. Adapté de « Du placenta pour réparer la cornée », CQFD (RTS), diffusé le 04/09/18. Le neurofeedback contre les acouphènes Sifflements, bruissements et bourdonnements qui envahissent la tête… 10% de la population suisse souffre d’acouphènes. Malheureusement, les thérapies cognitivo-comportementales actuelles ne parviennent pas toujours à améliorer la situation. Une étude menée au Campus Biotech à Genève teste donc de nouvelles solutions. On sait aujourd’hui que les acouphènes peuvent être liés à des traumatismes auditifs. Pour compenser la lésion des cellules, le cortex auditif (la partie du cerveau qui analyse les informations sonores) développe une hyperactivité. Ce phénomène provoque alors des bruits fantômes. L’équipe de chercheurs genevois mise donc sur l’imagerie médicale pour apprendre à réduire l’hyperactivité du cortex auditif. Celle-ci est analysée « en direct » et montrée Adapté de « Le neurofeedback contre les acouphènes », CQFD (RTS), diffusé le 20/09/18. En temps normal, des résultats sont déjà constatés après deux à trois jours. Puis la membrane se résorbe toute seule en quelques semaines et il suffit alors de retirer les fils. Ce processus demande bien sûr une minutieuse préparation. Si la mère donne son consentement, le placenta est tout d’abord acheminé vers une biobanque de tissus pour être contrôlé, analysé et découpé en fins fragments. Un seul placenta permet de préparer une trentaine de patchs prêts à être greffés. Le grand avantage de cette méthode  : la membrane amniotique ne provoque pas de réaction du système immunitaire. Il n’y a donc quasiment aucun risque de rejet. A.R. au patient sur un écran. C’est ce qu’on appelle le « neurofeedback ». L’objectif est de tester différentes stratégies cognitives pour essayer de faire abstraction des acouphènes. Concrètement, les participants à l’étude effectuent quinze séances d’une heure dans une IRM. Leur activité cérébrale est symbolisée par une barre rouge sur un écran. Le but est de la faire monter le plus haut possible. Plus c’est le cas, plus cela signifie que la stratégie d’abstraction fonctionne. A chaque participant de trouver la méthode qui lui convient le mieux  : relaxation, visualisation de couleurs, attention sensorielle, etc. A long terme, un entraînement régulier devrait permettre de réduire sensiblement les désagréments engendrés par l’acouphène. A.R. CQFD (RTS La 1ère) sur Planetesante.ch Tous les matins de 10h à 11h sur la Première, l'équipe de CQFD aborde des sujets santé passionnants, décrypte et explique les découvertes, les maladies et les progrès scientifiques et médicaux. Pour vous offrir toujours plus d’informations, les sujets santé de l’émission sont également disponibles pour écoute sur Planetesante.ch/cqfd ! Retrouvez toutes ces émissions sur planetesante.ch/cqfd 39



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