Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Éditions Médecine & Hygiène

  • Format : (200 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : la mort des soins palliatifs ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Interview planète santé – mars 2019 « Les enfants qui posent de gros problèmes souffrent de leur condition » Directeur du Centre interfacultaire en droits de l’enfant et professeur ordinaire à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Genève, le professeur Philip Jaffé sera, dès 2019, l’un des prestigieux membres du Comité des droits de l’enfant de l’ONU. Sans détour ni complaisance, il nous parle de son ascension professionnelle, mais aussi de celui qui est depuis toujours au cœur de son travail, l’enfant. Planète Santé  : Vous êtes le deuxième Suisse à avoir été élu membre du Comité pour les droits de l’enfant de l’ONU. Parlez-nous de ce nouvel engagement. Pr Philip Jaffé  : Ce comité s’occupe de surveiller comment les Etats parties appliquent les dispositions de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, la convention la plus ratifiée au monde. Le Département des affaires étrangères a proposé ma candidature. C’est un honneur. Ayant travaillé avec des ONG, j’ai toujours eu cette perspective internationale. Nous avons mené à New York une campagne électorale en bonne et due forme. C’est un processus très chronophage. Il faut persuader les 196 états membres qu’on est un bon candidat, faire très bonne figure, répondre à beaucoup de questions et avoir la peau très épaisse. C’est le Graal d’accéder à ce perchoir, de pouvoir observer comment les enfants sont pris en charge et existent dans leurs sociétés respectives. Être prof d’uni, c’est bien, mais être élu à l’ONU, c’est pas mal aussi ! Revenons un peu en arrière, quel enfant étiez-vous ? J’étais un enfant compliqué, probablement un peu haut potentiel, sûrement PROPOS RECUEILLIS PAR Élodie Lavigne avec des troubles du comportement, super anxieux et casse-cou ! Dr Philip D. Jaffé -0111[11 1111ke li,"41r. L'ENFANT TOXIQUE * Philip D. Jaffé, L’enfant toxique, Ed. Favre, 2018. Est-ce pour cela que vous avez choisi la voie de la psychologie ? Je suis devenu psychologue pour deux raisons. D’abord, j’ai été très tôt en contact avec le milieu de la psychiatrie. Ma mère travaillait comme responsable des bénévoles à l’Hôpital psychiatrique de Belle-Idée à Genève. Je l’y accompagnais souvent. J’ai été moi-même bénévole très jeune. J’ai aussi fait des stages en sociothérapie. A l’époque, il n’y avait pas autant de médicaments qu’aujourd’hui. L’expression du désordre et de la maladie mentale était très visible. Et je trouvais cela fascinant. Et puis, je croisais souvent Jean Piaget lorsque j’allais à l’école, parce qu’il habitait tout près de chez moi. Il arrêtait parfois les enfants et nous posait des questions bizarres. C’était un personnage fascinant. Il était collègue de mon père, aussi professeur d’Université. Mais mon père ne savait pas trop sur quoi travaillait Piaget. A l’époque, la psychologie n’était pas la bienvenue dans un monde scientifique pur et dur. Le titre de votre ouvrage, L’enfant toxique*, est très provocateur… Cela faisait longtemps que je voulais appeler un chat un chat. Il y a des enfants compliqués qui désespèrent leur entourage et l’épuisent. Ils rongent la bienveillance et la bonne volonté de leurs parents jusqu’à la rupture, parfois. Ce n’est pas l’enfant en lui-même qui est toxique, mais il y a une série de paramètres
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