Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
Planète Santé n°33 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Éditions Médecine & Hygiène

  • Format : (200 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : la mort des soins palliatifs ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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salondulivre.ch Palexpo I Genève 1+5 mai 2019 Fondation/pour\l'Écrit P° Ee_, 6f2m3 Palex 63
IMPRESSUM Rédacteur en chef Michael Balavoine Rédactrice en chef adjointe Elodie Lavigne Rédacteurs Clémentine Fitaire Charlotte Frossard Stéphany Gardier Elisabeth Gordon Laetitia Grimaldi Marc HochmannFavre Anouk Pernet Aude Raimondi Esther Rich Conception graphique giganto.ch Photographie DR Edition Joanna Szymanski Éditeur Editions Médecine & Hygiène Chemin de la Mousse 46 1225 Chêne-Bourg planetesante@medhyg.ch Tél  : +41 22 702 93 11 Fax  : +41 22 702 93 55 Fiche technique ISSN  : 1662-8608 Tirage  : 25 500 exemplaires 4 fois par an Publicité Médecine & Hygiène Publicité Michaela Kirschner Chemin de la Mousse 46 1225 Chêne-Bourg pub@medhyg.ch Tél  : +41 22 702 93 41 Fax  : +41 22 702 93 55 Abonnements Version électronique  : gratuite Abonnement papier  : CHF 12/an Tél  : +41 22 702 93 11 Fax  : +41 22 702 93 55 abonnements@medhyg.ch www.planetesante.ch Planète Santé est soutenu par - la Société vaudoise de médecine - la Société médicale du Valais - l’Association des médecins du canton de Genève - la Société neuchâteloise de médecine - la Société médicale du canton du Jura Comité de rédaction Dr Pierre-Yves Bilat Dr Henri-Kim de Heller Dr Bertrand Kiefer Dr Michel Matter Dr Monique Leky Hagen Dr Remo Osterwalder M. Pierre-André Repond Dr Walter Gusmini Dr Philippe EggimannCouverture iStock/NADOFOTOS Michael Balavoine rédacteur en chef Planète Santé On préférerait se laisser porter par les utopies technologiques du moment et l’oublier à tout jamais. Mais la mort, pour l’instant en tout cas, reste notre futur à tous. Or, il y a urgence à repenser ce futur encore indépassable. Car les manières de mourir ont diamétralement changé au cours des cinquante dernières années. Fini le temps où dominaient les grandes épidémies, les morts violentes et les infections sans remède. La mort, aujourd’hui, se fait plus lente  : dans les pays industrialisés, près de 85% des gens succombent des suites de maladies chroniques multiples avec leur cortège souvent pénible de handicaps, de dépendances et de fragilités se prolongeant durant des années, voire des décennies. Une situation qui force à imaginer la fin de vie autrement. Avec, au cœur des réflexions, un credo  : faire sortir les soins de l’hôpital et les mettre en adéquation avec les priorités des malades actuels. Ce concept porte un nom  : l’advance care planning ou, pour le dire en simple français, le projet de soins anticipé (lire notre dossier en page 6). Mais il reste un paradoxe non résolu  : comment suivre les souhaits des patients concernant la qualité de vie à l’heure où le discours dominant dans le monde des soins est centré sur l’efficience et l’économicité ? Cette différence de discours entraîne une souffrance non seulement des patients mais aussi des soignants. edito Fin de vie  : redonner de l’autonomie aux soignants Déshumanisation du métier, organisation chronométrée des prises en charge et changements incessants d’interlocuteurs pour les patients  : la rationalisation des soins à marche forcée est de plus en plus pénible à supporter pour des travailleurs en contact permanent avec des situations où les humains sont avant tout aux prises avec la finitude. Mettre en place une nouvelle culture de la mort et d’accompagnement de ceux qui l’approchent devient, pour toutes ces raisons, une véritable priorité. Et la solution pourrait bien passer par un retour au premier plan des soignants. Au Pays-Bas, la révolution est déjà en marche. Dans ce pays, l’entreprise Buurtzorg a totalement transformé l’aide à domicile en s’appuyant sur une organisation horizontale des prises en charge, avec de petites équipes locales autogérées de douze soignants au maximum, chacune dans un secteur géographique bien déterminé. Une idée qui a fait des émules en Suisse, où l’entreprise Soins Volants propose, sur le même modèle et avec un mandat de l’Etat, ses services à Montreux, Vevey et bientôt Aigle et Lausanne. En attendant une hypothétique mort de la mort, c’est sans doute de ces formes novatrices et décentralisées de gouvernance que viendra une amélioration. Pour accompagner par le dialogue et la compassion des patients en fin de vie, les soignants ont besoin d’autonomie et de sens dans leur propre travail. ●



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