Planète Santé n°29 mar/avr/mai 2018
Planète Santé n°29 mar/avr/mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de mar/avr/mai 2018

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Éditions Médecine & Hygiène

  • Format : (200 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : végétariens, choisissez bien vos légumes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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V Le Salon I du livre Salondu livre Genève palexpo Genève « À dévorer jusqu'au dernier jour ! » Du 25 au 29 avril 2018 Fondation "IF saloridulivre.ch MM ce— MEM SM CFF FFS am.4We Photographie  : Régis Colombo Graphisme  : trivialmass.com
IMPRESSUM Rédacteur en chef Michael Balavoine Rédactrice en chef adjointe Elodie Lavigne Rédacteurs Patricia Bernheim Charlotte Frossard Stéphany Gardier Elisabeth Gordon Marc HochmannFavre Jean-Yves Nau Aude Raimondi Esther Rich Conception graphique giganto.ch Photographie DR Edition Joanna Szymanski Éditeur Editions Médecine & Hygiène Chemin de la Mousse 46 1225 Chêne-Bourg planetesante@medhyg.ch Tél  : +41 22 702 93 11 Fax  : +41 22 702 93 55 Fiche technique ISSN  : 1662-8608 Tirage  : 30 000 exemplaires 4 fois par an Publicité Publicitas AG Sulgenrain 12 3007 Bern T +41 58 680 95 30 F +41 58 680 95 31 magazines@publicitas.com publicitas.ch/magazines Abonnements Version électronique  : gratuite Abonnement papier  : CHF 12/an Tél  : +41 22 702 93 11 Fax  : +41 22 702 93 55 abonnements@medhyg.ch www.planetesante.ch Planète Santé est soutenu par - la Société vaudoise de médecine - la Société médicale du Valais - l’Association des médecins du canton de Genève - la Société neuchâteloise de médecine - la Société médicale du canton du Jura Comité de rédaction Dr Pierre-Yves Bilat Dr Henri-Kim de Heller Dr Marc-Henri Gauchat Dr Bertrand Kiefer Dr Michel Matter Dr Monique Leky Hagen Dr Remo Osterwalder M. Pierre-André Repond Pr Bernard Rossier M. Paul-Olivier Vallotton Dr Véronique Monnier-Cornuz Dr Walter Gusmini Couverture iStock/AleksandarNakic Michael Balavoine rédacteur en chef Planète Santé Coûts de la santé  : une aFFaire de salaire, vraiment ? Un peu partout, les systèmes de santé sont sous tension. En France, le journal Le Monde vient de consacrer un important dossier à la crise des hôpitaux publics. Plus qu’un bouillonnement, écrivent les journalistes, c’est une explosion qui guette. Les quelque 1,5 milliard de dette du secteur mettent les autorités sous pression. Résultat  : les institutions publiques et sociales sont remises à de jeunes managers qui les transforment en « hôpital-entreprise » avec pour conséquences des burnout en cascade et une qualité des soins en baisse. Qu’est-ce que cette situation a en commun avec celle de la Suisse, direz-vous ? Rien et tout à la fois. Rien parce qu’en France, à la différence de notre pays, nul n’espère régler le problème en pointant du doigt la rémunération de quelques brebis égarées, aussi perdues soientelles. Et tout, car les causes du mal-être sont les mêmes dans tous les pays développés. En France comme en Suisse, les structures de soins ne sont pas adaptées à l’évolution des malades qu’elles doivent soigner. Elles restent centrées sur la prise en charge de maladies aiguës et non sur les maladies chroniques qui sont le lot d’une part toujours plus grande de la population. Des vagues croissantes de personnes âgées et de malades chroniques, voilà à quoi doivent s’attendre les structures edito sanitaires. Or, celles-ci ne sont ni préparées ni adaptées à ces nouveaux types de patients. Il y a cinquante ans, la médecine était peu dangereuse, coûtait modérément mais soignait peu efficacement. Aujourd’hui, les traitements sont parfois lourds, coûtent souvent très cher mais soignent de mieux en mieux. Des personnes qui seraient mortes il y a quelques années vivent maintenant avec leur maladie. Et, en conséquence, coûtent très cher au système. Les progrès sont donc immenses. Mais en même temps, tout le monde souhaite que l’actuel arsenal thérapeutique – la métaphore guerrière est de mise – coûte moins cher. Surtout lorsqu’il émarge à l’assurance obligatoire. Comment s’y prendre ? Au-delà des effets d’annonce, se focaliser sur les salaires des médecins a un effet anecdotique. Si les primes augmentent, c’est surtout parce qu’une part croissante des coûts est à la charge de la médecine ambulatoire (voir notre dossier en page 6). Cette médecine coûte moins cher et s’avère mieux adaptée aux nouvelles populations de malades. Mais elle est prise en charge par l’assurance et non par le Canton. Elle semble donc augmenter les coûts, alors que c’est l’inverse. Que faire ? Organiser une transition vers l’ambulatoire, avec des modèles de soins innovants, plutôt que de s’attaquer aux médecins. Non pas dépenser moins, mais dépenser mieux. ●



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