Planète Santé n°21 oct/nov/déc 2015
Planète Santé n°21 oct/nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de oct/nov/déc 2015

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Éditions Médecine & Hygiène

  • Format : (200 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : un futur hôtel des patients en Suisse romande.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 DOSSIER planète santé – octobre 2015 B+W architecture sa « Pas d’économie massive, mais une meilleure utilisation des capacités d’hospitalisation d’ailleurs équipé d’un téléphone cellulaire et d’un bracelet de localisation. « Il n’y aura pas de soins dans la chambre proprement dite, détaille le directeur adjoint des soins, mais une zone de soins centrale où les patients se rendront pour des consultations, traitements, prélèvements et examens simples ainsi que pour la visite quotidienne de leur médecin. » Par ailleurs, les patients se déplaceront régulièrement vers les bâtiments de soins de la cité hospitalière pour les traitements, investigations ou consultations spécialisés qui y prennent place. Un service de navettes sera disponible pour les y emmener. Et en cas d’urgence vitale ? « On fait appel au Service mobile d’urgence, comme dans nos autres bâtiments externes », explique Patrick Genoud. Le projet lausannois sera le premier hôtel des patients ouvert en Suisse. Un équivalent bâlois pourrait suivre. Et à Genève ? Non, car la situation est différente, explique Brigitte Rorive-Feytmans, directrice des finances des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). « Nous avons réalisé une étude d’opportunité à ce sujet qui nous a montré un volume insuffisant de patients que nous pourrions accueillir dans un hôtel des patients. » L’hôpital grandit différemment « Dans l’enceinte des HUG, nous avons une moitié de lits aigus et une autre de lits subaigus ou de psychiatrie, poursuit la directrice. Nous avons donc des structures d’aval (moins médicalisées,ndlr) importantes. Et c’est plutôt à ce niveau-là que nous constatons un engorgement. Selon nos projections d’ailleurs, si nous ne modifions pas nos pratiques de prise en charge dans le canton de Genève, nous manquerons de lits, surtout en gériatrie, en réhabilitation et en psychiatrie. » Une réponse aux hospitalisations des personnes très âgées ou souffrant de maladies chroniques pourrait résider dans le modèle de maisons de santé équipées de lits hospitaliers. Cité Générations, à Onex Le projet lausannois sera le premier hôtel des patients ouvert en Suisse. dans le canton de Genève, démontre qu’il est possible d’éviter un grand nombre d’hospitalisations. Dans son unité d’accueil temporaire médicalisée, on trouve sept lits intermédiaires, proposant une médicalisation supérieure à celle d’un EMS pour des patients ne nécessitant pas des soins intensifs ou une chirurgie, explique le Dr Philippe Schaller. « C’est une structure sûre pour un grand nombre de patients. Le médecin traitant reste en charge de son patient. S’il le désire, ce dernier peut aussi être suivi par l’équipe de soins de la maison de santé. La journée d’hospitalisation est prise en charge par l’assurance de base avec participation du canton pour un montant forfaitaire de 470 francs. Ouvrir cinq maisons de ce type dans le canton de Genève permettrait de couvrir nos besoins et constitue une réponse au défi du vieillissement de la population. Cela apporterait une économie importante tout en assurant la qualité des soins. » Hôtel des patients, maisons de santé… des idées qui ont le vent en poupe. Des concepts qui permettraient de soigner davantage, sans forcément recourir à l’hospitalisation. Séduisant, quand on imagine les lourds investissements que demande la création de nouveaux lits hospitaliers.
plus d’articles sur planetesante.ch CansEarCH se bat pour les enfants atteints de cancer Personnaliser les traitements, minimiser la toxicité secondaire, améliorer l’espérance de vie des patients et leur qualité de vie sont les objectifs de la plateforme de recherche en oncologie et hématologie pédiatrique de la Fondation CANSEARCH. TEXTE Dr Marc Ansari* Les cancers de l’enfant – 1% de tous les cancers – ne sont, aujourd’hui, économiquement pas assez intéressants pour les grands groupes pharmaceutiques. Les chercheurs des hôpitaux publics ont alors créé, en juin 2011, la fondation CANSEARCH, avec le soutien de la fondation Hans Wilsdorf et la collaboration des Hôpitaux universitaires et du Centre médical de Genève. CANSEARCH est active dans la recherche scientifique en oncologie et hématologie pédiatrique (cancer ou maladies du sang). Des traitements génétiques individualisés Afin de mieux guérir les enfants atteints de cancer, une dizaine de chercheurs travaillent aujourd’hui, au sein du CANSEARCH Research Laboratory, sur deux axes prometteurs  : la pharmacogénétique et l’oncogénétique. Le but ? Créer des médicaments adaptés au profil génétique du patient pour diminuer leur toxicité. Ce qui améliorera, à court, moyen et long terme, les taux de survie des enfants atteints d’un cancer. En 2013, une étude mondiale de réponse génétique aux médicaments a débuté en collaboration avec l’European Group for Blood and Marrow Transplantation (EBMT) – le groupement européen pour la transplantation de cellules souches COMMUNICATION PARTENAIRE hématopoïétiques, qui sont à l'origine de toutes les lignées de cellules sanguines. Cette étude vise à déterminer le génotype des patients greffés afin d’étudier les interactions entre différents gènes. Si des progrès sont possibles, c’est notamment par l’analyse de ce genre d’interactions. Un second groupe de chercheurs s’intéresse à la génétique du neuroblastome, cancer le plus fréquent chez les nourrissons de moins d’un an. En clair, ils tentent de mieux comprendre les voies et mécanismes biologiques impliqués dans cette tumeur, dans le but de découvrir des médicaments ciblés plus efficaces et moins toxiques. Le neuroblastome touche le système nerveux sympathique et produit des tumeurs généralement dans la région du ventre. Dans sa forme agressive, il tue encore une grande partie des enfants atteints. Pour l’heure, même les traitements les plus intenses – chimiothérapie, radiothérapie, greffe de moelle, etc. – n’y changent rien. L’espoir d’une banque mondiale de données biologiques En recherche, il faut souvent attendre de nombreuses années avant de recueillir des résultats tangibles et exploitables cliniquement. Les projets de CANSEARCH ont déjà été salués et reconnus tant par le Fonds national de la recherche 9 scientifique suisse que par ses pairs. En effet, cette plateforme est devenue groupe de recherche européen affiliée à l’ESPT (European Society of Pharmacogenomics and Personalised Therapy) en 2014 et organise certaines études cliniques de l’EBMT. Ces études permettront à terme la création à Genève de la première banque mondiale de données biologiques d’enfants avec une leucémie ayant reçu une transplantation de cellules souches hématopoïetiques. * Dr Marc Ansari, Responsable de l’Unité clinique d’oncologie et hématologie pédiatrique des Hôpitaux universitaires de Genève et Fondateur et Directeur de la Fondation CANSEARCH. La soirée CansEarCH Afin de financer la plateforme de recherche CANSEARCH, la Fondation CANSEARCH organise une soirée caritative le jeudi 29 octobre à l’Arena de Genève. Un dîner-spectacle d’exception avec des artistes suisses et internationaux. Inscriptions possibles dès à présent sur le site www.cansearch.ch



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