Pilote n°19 novembre 1987
Pilote n°19 novembre 1987
  • Prix facial : 20 F

  • Parution : n°19 de novembre 1987

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Dargaud

  • Format : (217 x 295) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 106 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... à l'assaut du 7em ciel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER
DE PHNOM PENH AU MOZAMBIQUE : AVIATION SANS FRONTIÈRES Naples 1980, Phnom Penh, Honduras 1981, Liban 1982, Turquie 1983, Tchad 1982 à 1985, Mozambique 1985... Des noms qui évoquent les tremblements de terre, les guerres, la sécheresse, la famine, les épidémies. Des noms inscrits sur une carte du monde, épinglée sur les murs d'« Aviation sans frontières ». Des noms qui signifient missions. N ous sommes au siège de l'organisation, deux pièces cédées gratuitement par l'Aéroport de Paris, à Orly sud. Sur place, quelques bénévoles qui deviennent des permanents, comme Louis, mécanicien navigant à la retraite, coordonnant tous les problèmes d'entretien et de réparation des avions. Danièle Tiberi, professeur de Français et attachée de presse pour ASF. Gérard Similowski, commandant de bord à Air France, fondateur de l'organisation, récemment nommé président, succédant à Zoltan Kovacs. Zoltan est aujourd'hui chargé des relations extérieures, responsable de la promotion et du financement. Il raconte qu'un engagement moral non rémunéré est terriblement contraignant : « Tu te réveilles la nuit, et souvent. » « 1 500 MEMBRES BÉNÉVOLES » « Aviation sans frontières » : huit ans d'existence, une organisation non gouvernementale (ONG) qui compte 1 500 membres bénévoles. « Nous sommes au service d'une population et non d'un gouvernement. Parfois les interêts divergent. Nos adhérents sont dans tous les milieux de l'aéronautique professionnelle, l'administration, le secteur financier, décisionnel, la fabrication et bien entendu les opérationnels. Nous avons réussi à être accrédités ; aujourd'hui, on ne nous ferme plus la porte. » « Aviation sans frontières » se « cantonne » à l'avion, c'est-à-dire à l'acheminement, la liaison. L'idée fut de mettre à profit un savoirfaire, ce qu'avaient réalisé les « Médecins sans frontières ». C'est en 1979, que Gérard Similowski organise un référendum sur le thème : seriez-vous d'accord pour apporter un peu de votre temps et de vos compétences dans une action humanitaire. Résultat : les ailes de la solidarité étaient nées. « Nous avons commencé par utiliser la disponibilité des avions d'exploitation commerciale. Par exemple, se servir la journée des appareils de l'aéropostale qui transportent le courrier la nuit. C'est sur ces bases qu'ont Par Sylvie Fenczak fonctionné les deux premières années, misant sur le gros transport qui est l'un des quatre axes de l'organisation. Les compagnies aériennes ont joué le jeu. Lorsqu'un 747 d'Air France achemine des vivres, il est (ce jour-là) mis en oeuvre par un personnel adapté qui travaille bénévolement. Neuf fois, le Ministère des P.TT a mis un avion à notre disposition », explique Zoltan. « PENDANT LA DÉBÂCLE SOUS AMIN DADA » La deuxième étape survint durant la débàcle en Ouganda, sous Amin Dada. Sur place, les médecins avaient besoin d'intervenir d'urgence, d'évacuer un homme blessé en pleine jungle, de livrer des médicaments dans les centres médicaux. Il fallait donc trouver un moyen de transport adapté à un réseau routier insuffisant, souvent impraticable : l'avion léger. « Le premier nous a été prêté par un aéroclub, nous l'avons convoyé jusqu'à En- tébé. Cet appareil qui pouvait transporter quatre personnes a permis de réaliser des miracles. Si l'on établit une statistique, on s'aperçoit qu'en Afrique, une journée de marche équivaut à une heure de vol, six, sept heures de vol à une semaine de marche. » « L'ARGENT : UNE NÉCESSITÉ » Troisième étape : le colisage. Quelque part dans le monde, une personne a besoin d'un médicament spécifique de toute urgence. « Nous confions le colis qui ne doit pas excéder douze kilos à des équipages sur lignes régulières. La profession se montre toujours très solidaire. En moyenne, sur l'année dernière, à raison de sept kilos par colis, nous en avons transporté deux tonnes par mois. » Quatrième étape, le convoyage d'enfants adoptés ou d'enfants grands malades impossibles à traiter sur place. Ces derniers devant être accompagnés par un personnel spécialisé, presque toutes les infirmières des compagnies aériennes françaises appartiennent à l'association. Sept cents personnes sont déjà parties pour « Aviation sans frontières ». Cinquante adhérents sont de manière quasi-permanente concernés par une responsabilité au sein de l'organisation. Les missions sont de plus en plus structurées : sur le terrain, le pilote est aidé d'un coordinateur, capable de rester plusieurs mois. « Ils sont hébergés, et nous leur allouons une somme qui n'est pas un salaire, mais qui leur permet durant ce laps de temps de couvrir leurs frais en France (loyers, assurances, etc.). » Si « Aviation sans frontières » est née sur une idée enthousiaste et terriblement généreuse, sans aucun objectif lucratif, l'argent reste une nécessité absolue pour poursuivre. La cinquième étape est en suspens : réunir les fonds (et il en faut) pour acheter un quatrième avion. Mais à la différence des trois premiers (un B.N.2, deux Cesna 206), l'appareil serait suffisamment important pour être équipé du premier bloc chirurgical, itinérant. S.F. 31



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