Pilote n°19 novembre 1987
Pilote n°19 novembre 1987
  • Prix facial : 20 F

  • Parution : n°19 de novembre 1987

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Dargaud

  • Format : (217 x 295) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 106 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... à l'assaut du 7em ciel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 DOSSIER « ET SI ON ESSAYAIT D'EN FAIRE VOLER ? » Claude Lecerf, Daniel Annette, Daniel Bréhé, David Châtelain, Emile Hamon, Pascal Hamon. 120 jours de dur labeur. 2 000 heures arrachées au temps de sommeil. Des enfants délaissés, des épouses exaspérées, un budget joyeusement pulvérisé, des chutes de tension en fin de parcours... Qu'importe ! l'objectif était atteint et quel objectif... La première 2 CV volante ! Par Catherine Quénot — Quel est le point de départ de cette invention, une passion pour tout ce qui vole ou pour les 2 CV ? Ni l'un ni l'autre. Je suis président de l'Amicale de Villepot, dans la Loire-Atlantique, nous avions déjà organisé des courses de 2 CV sur l'eau qui avaient remporté un très gros succès. On s'est demandé comment faire encore plus fort et un jour en réunion j'ai balancé, et si on essayait d'en faire voler ? — Vous aviez des connaissances en aéronautique ? Ah oui, j'étais très compétent. J'avais dix heures de vol en avion, point final. Mais petit à petit l'idée a germé dans ma tête, j'ai créé une équipe de six copains, j'ai demandé un financement aux associations qui chapeautent ces manifestations, j'ai pris mon téléphone, mon stylo, ma voiture, je suis allé voir des concentrations d'ULM, prendre des photos, étudier des astuces de montage, interroger un certain nombre de spécialistes... — qui pensaient que l'affaire était envisageable ? Qui pensaient que c'était absolument inconcevable. Le coup était parti en mai, la fête prévue pour septembre et tous m'affirmaient qu'il fallait deux ans pour fabriquer un ULM. Mais nous, on ne voulait pas fabriquer un ULM, on voulait fabriquer un engin qui ait pour destination de voler une fois. C'était un peu différent ! Et de toute façon, on avait lancé la publicité pour la manifestation... — A quelle hauteur volait-elle ? Le premier essai, ça ne volait pas haut... Deux ou trois mètres. A dire vrai, ce n'était pas tout à fait le premier essai. On avait invité la presse pour le samedi et la veille, on avait sorti la machine du hangar. A dix heures du soir, il y avait deux roues qui décollaient mais la troisième ne voulait rien savoir. Alors on a travaillé toute la nuit dessus et quand FR3 Nantes est arrivé le lendemain, on volait... — Jusqu'à quelle hauteur est-elle capable de voler cette 2 CV ? À 80 KM/H, CETTE 2 CV FAIT MIEUX QU'UNE FORMULE 1. QUAND ON S'ENGAGE À FAIRE VOLER UNE 2 CV, ON NE PEUT PLUS FAIRE MARCHE ARRIÈRE Elle est capable d'aller très haut et le danger est de se laisser tenter. Parce que si on a un problème à 10 mètres, ça ne peut pas être très grave, mais à 200 mètres, c'est cuit ! — Le jour de la tète, quelles ont été vos performances ? La 2 CV a volé, mais pas très haut, parce qu'on a eu quelques ennuis avec la Police de l'Air. Si on avait demandé une autorisation avant notre fête, on ne l'aurait sûrement pas eue, imaginez-vous, délivrer une autorisation pour faire voler une 2 CV... c'est un peu débile ! Mais ils ont été très fair-play, ils nous l'ont donnée après. — C'est une habitude chez vous d'inventer des trucs ? Je n'ai jamais vraiment réalisé d'invention pure, mais je suis assez bricoleur, oui. J'ai été un des premiers à construire une 2 CV qui allait sur l'eau. J'ai aussi mis au point des capteurs solaires pour chauffer ma piscine, mais quand j'ai voulu déposer mon brevet, six ou sept ans après, je me suis aperçu que Rhône-Poulenc avait inventé la même chose trois ans après moi... — Et pour faire plus fort que la 2 CV volante, qu'allez-vous imaginer ? On m'avait posé cette question le soir de la fête à la télé. J'avais dit que je voulais faire un bus volant parce qu'on est une équipe de six personnes et que je suis le seul à avoir l'autorisation de profiter de la machine. Mais je ne crois pas que j'irai jusque-là, ça poserait de gros problèmes. Quoique, à la limite, avec des moyens... (Pour tout contact avec Claude Lecce s'adresser à l'Association Jonathan, 52 rue Galilée, 75008 Paris. Tél. 47. 20.08.04.
IL N'AIME PAS QU'ON L'APPELLE COLONEL La cinquantaine, une longue silhouette nerveuse, une réserve digne : Francis Plessier, un Eliott Ness de la sécurité. Polytechnicien, colonel de l'Armée de l'Air, ancien chef pilote du Centre d'Essais en vol de Brétigny, ancien directeur des vols du Salon du Bourget ; aujourd'hui pourtant, il est l'un des membres irremplaçables de l'équipage des joyeux farfelus de Jonathan. Par Sylvie Fenczak Comment un colonel peut-il « atterrir », pardonnez-mois l'expression, dans l'association Jonathan ? D'abord, je n'aime pas qu'on m'appelle colonel alors que je ne suis plus en fonction. Mais tout officier conserve son titre ? C'est juste. Bon, ma première entrevue avec Gérard Feldzer, le président de Jonathan, remonte au Salon du Bourget 1985, lorsqu'il est venu me demander l'autorisation — accordée — de voler en paraplane, ce parachute à moteur originaire des Etats-Unis. (Plessier a toujours favorisé l'ouverture de cette institution à toutes les originalités aéronautiques. Feldzer y découvre que l'indicatif radio du colonel, Jupiter, est devenu un véritable surnom pour l'homme chargé de tout contrôler et de sanctionner les infractions.) Nous nous sommes à nouveau croisés, les locaux de Jonathan étant situés deux étages plus bas que ceux de la fédération d'aéromodélisme dont je suis le secrétaire. Quand Gérard m'a proposé de collaborer, j'ai tout de suite été conquis par l'entreprise ; mais surtout, et c'est bien dans l'esprit Jonathan, je ne crois pas qu'il existe la grande et la petite aviation. Beaucoup de pilotes, certains cosmonautes même, ont commencé en collant des bouts de bois pour fabriquer des petits avions. Lors de ce tout premier festival Paris Air Folies en juillet dernier, vous étiez directeur des vols ? Oui, chargé de coordonner le déroulement de la manifestation. Il a fallu que je sois très strict sur le temps alloué à chaque fédération pour les démonstrations aériennes, faire respecter les consignes de sécurité, notamment les règles de non-survol du public. Avez-vous eu le temps de participer au meeting ? Non. Je suis resté trois jours dans une tour de contrôle improvisée. A mes côtés se trouvaient deux représentants, l'un du préfet, l'autre de la Police de l'air et des frontières pour surveiller les shows. Mais, vous savez, même derrière les vitres, on peut s'amuser ; en regardant notamment l'hélicoptère dans son numéro de corrida, avec une jeune femme sur un patin, brandissant une épée ; l'engin virevoltait au-dessus d'un faux taureau constitué par deux hommes. Comment passe-t-on de polytechnicien à pilote d'essai ? Une fois reçu à l'X, je conservais une nostalgie pour l'avion. J'ai donc décidé de rentrer dans l'Armée de l'air où j'ai d'abord été pilote militaire sur mirage et autres engins supersoniques. Pour être pilote d'essai, il faut de toute façon acquérir une bonne expérience de pilote en unité sur les bases aériennes. Et A ETIENNE ee JOS EPH MONTGOLFIER la partie technique m'intéressant plus que la partie opérationnelle, j'ai bifurqué. Les tous premiers vols sur prototypes sont effectués par les pilotes d'essais du constructeur, ensuite ce sont les services officiels, notamment le centre d'essais en vol de Brétigny que j'ai dirigé, qui vérifie que l'appareil est conforme aux normes, répond bien aux spécifications demandées. J'ai beaucoup travaillé sur la mise au point de matériel radio et radar. Vous êtes également passionné par l'aéromodélisme. Vous présidez le Club des cigognes qui à la réputation d'affectionner les « drôles de machines » ? Chaque année, nous organisons une manifestation, « Le Cirque des cigognes », pour laquelle je réalise des objets bizarres : brouette, tondeuse à gazon, fer à repasser volants, une sorcière grandeur nature sur son manche à balai. On a même fait voler simultanément un jeu de 52 cartes géantes. « SOUCOUPES VOLANTES » L'aéromodélisme était très présent à « Paris Air Folies » ? Deux hélicoptères se sont même heurtés en vol, littérallement pulvérisés, ils sont tombés en miettes pour la plus grande joie de la foule. Nous avions préparé des soucoupes volantes et autres engins étonnants. Mais toutes ces « fantaisies » ne sont qu'une partie de l'activité. Chaque fois que les journalistes m'interviewent, ils veulent du sensationnel. Certaines gens confectionnent des modèles splendides qui ont demandé beaucoup plus de temps et de soin qu'un objet en polystirène expansé, créant comme un artiste réalise une peinture, en voulant donner toute sa dimension, ses compétences. Durant des semaines, des mois, une oeuvre est façonnée ; la jouissance c'est de voir si elle correspond à nos espérances. Le pilote d'U.L.M. asticote Sa machine : « Hue ! » Elle aime. Cinq heures Icare - Il est cinq heures. Icare — Il faut y aller. — J'attends la demie. P.P. P.P. 25



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