Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°7 de jun/jui/aoû 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23,0 Mo

  • Dans ce numéro : santé, terrorisme, avenir, a-t-on raison d'avoir peur.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Idées genres Idées Genres 52 - Philosophie QUESTION PHILOSOPHIE de vie n°7 74 POUR ALLER PLUS LOIN « Pensées & genres » vus par les experts Les femmes seraient supérieures aux hommes pour leur capacité d’attention, leur mémoire des mots et des visages et leur intelligence sociale ; les hommes les surpasseraient en capacité et vitesse de traitement de l’information. Qu’en pensent les experts ? > ALLAN ET BARBARA PEASE Auteurs de « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les hommes et les femmes » LES FEMMES ONT UN TAUX D’INTELLIGENCE GÉNÉRALE DE 3% SUPÉRIEUR « L’homme dispose d’environ 4 milliards de cellules cérébrales de plus qu’une femme mais, généralement, les femmes ont un taux d’intelligence générale de 3% supérieur à celui des hommes. Les hommes ont une localisation cérébrale spécifique pour le sens de l’orientation, preuve que l’orientation est facile pour eux. Ils apprécient de tracer des plans et sont attirés par des occupations et loisirs qui font appel à ces capacités, comme la navigation ou les courses d’orientation. Les femmes, elles, disposent de régions spécifiques pour la parole et le discours donc elles sont attirées par les domaines qui leur permettent d’utiliser cet atout, comme la thérapie, le conseil ou l’enseignement. Lorsqu’on ne trouve aucune localisation précise pour une capacité spécifique, cela signifie généralement que la personne n’excelle pas naturellement dans cette capacité, et n’apprécie pas particulièrement les tâches qui y font appel. » > MICHEL DIB Neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, membre de la Société Française de Neurologie. LA FAMEUSE « INTUITION FÉMININE » « Les auteurs de l’étude de l’Académie américaine des sciences disent qu’il n’y a pas de différences de comportement, mais plutôt une différence dans le traitement de l’information. On observe par exemple plus de connectivité entre les hémisphères de la femme qu’entre ceux de l’homme, ce qui conduit, chez les premières, à une meilleure communication entre les zones d’action et de réflexion. L’étude relève aussi que le cerveau de l’homme est un peu plus grand que celui de la femme. A partir de là, les auteurs essayent d’expliquer les différences de comportements neuropsychologiques. On retrouve ainsi ce que l’on connait déjà, à savoir la plus grande connectivité des hémisphères de la femme, qui favorise l’intuition. D’où la fameuse « intuition féminine » observée sans doute depuis les origines. Les hommes, eux, ont cette faculté, mais elle est moins développée  : la connexion entre les hémisphères dominants et mineurs est tout simplement mois forte. En revanche, leur cerveau leur permet d’être bien plus « dans » l’action  : on observe dans le cerveau masculin des liens beaucoup plus rapides entre la perception et l’action coordonnée, ce qui donne plus de rapidité, notamment pour ce qui est de la mécanistique et du réflexe. »
> JEAN-FRANÇOIS BOUVET Neurobiologiste, auteur de « Dans Le camion et la poupée. L’homme et la femme ont-ils un cerveau différent ? » (Flammarion) DES DIFFÉRENCES LIMITÉES « Toutes les études, qu’elles soient réalisées post mortem ou sur le sujet vivant, le confirment  : il existe bien une différence physique. En effet, le cerveau de l’homme est, en moyenne, plus volumineux et plus lourd d’environ 150 grammes que le cerveau de la femme. Mais il ne s’agit là que d’une question de corpulence générale. Plus intéressant à noter  : ce ne sont pas systématiquement les mêmes zones qui fonctionnent pour répondre à une tâche déterminée. Reste que si les chercheurs sont - en principe - aujourd’hui capables de reconnaître, en soumettant le cerveau à une IRM, s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, les différences entre les deux restent néanmoins limitées. Ce qui est intéressant, c’est de savoir d’où elles viennent exactement - si elles ne sont pas uniquement liées à la corpulence générale de l’individu - et quel est le rôle joué par les hormones. » > LILY JATTIOT Psychanalyste et thérapeute jungienne, auteur de « Sagesse du féminin » (Ed. Accarias) LE FÉMININ DÉVELOPPE UNE INTELLIGENCE DU LIEN « L’intelligence peut être définie comme une manière de se servir de son esprit dans le but de s’adapter à la réalité, de la saisir et de s’en servir. L’intelligence existe en lien avec la réalité. L’intelligence de type masculin entre en relation avec la réalité en organisant sa démarche de manière à aller vers le plus d’objectivité possible. Elle se met au-dessus de ce qu’elle étudie, elle s’en éloigne pour mieux le voir. Son objectif est de dresser une carte mentale qui offre la plus grande cohérence possible avec le réel. Le féminin pour sa part, développe une intelligence du lien. Pour connaître la réalité, pour la saisir et s’y adapter l’intelligence de type féminin entre en lien avec la vie, avec les choses, les êtres. Elle entre en relation non pas objective mais subjective. Tout ce que la pensée scientifique évacue au maximum, la subjectivité par rapport à l’objet de sa recherche, est au contraire valorisé par le féminin. Et quand cette intelligence du lien se déploie complètement, elle devient sagesse. Directement. » > FRANÇOISE HÉRITIER Ethnologue, anthropologue, auteure de « Masculin/Féminin. La pensée de la différence » (Ed. Odile Jacob, 1996) DES TERMES DOTÉS D’UN INDICE MASCULIN OU FÉMININ « Toute société développe un système de valeurs. Nous ne pouvons penser ou nous exprimer sans utiliser un langage fondé sur des oppositions  : haut/bas, sec/humide, chaud/froid, actif/passif, sain/malsain, pur/impur, etc. De façon intuitive pour chacun de nous, ces termes sont dotés de l’indice masculin ou de l’indice féminin  : « les hommes sont chauds, les femmes sont froides », ou « les hommes sont actifs, les femmes passives ». On attribue aussi à ces termes des valeurs positives ou négatives. Or, dans chaque culture, ce sont systématiquement les termes associés au masculin qui sont considérés comme positifs. Cela n’a rien à voir avec la définition des termes mêmes, mais avec leur affectation au masculin ou au féminin. Prenons l’exemple de l’opposition passif/actif  : dans les sociétés occidentales, l’actif est considéré comme masculin et il est donc valorisé. « Actif » est synonyme d’extériorité, de maîtrise sur la nature et les choses. Dans ce système de valeurs, ce sont les hommes - actifs - qui possèdent cette maîtrise, qui transforment la nature et le quotidien grâce à la technique. Dans ce même système de valeurs, on considère les femmes, par opposition aux hommes, comme passives. Or, dans la pensée bouddhiste, ce rapport est inversé. C’est la passivité qui est valorisée et c’est la passivité qui est masculine. La suprême vertu n’est pas de maîtriser la nature par la technique, mais de se maîtriser soi-même. Dans le premier cas, européen, l’actif est positif car il est associé à l’homme ; dans le second, c’est le passif qui devient positif, du fait qu’il est associé à la masculinité. » n Philosophie de vie n°7 - 53 QUESTION PHILOSOPHIE 75



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