Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°7 de jun/jui/aoû 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23,0 Mo

  • Dans ce numéro : santé, terrorisme, avenir, a-t-on raison d'avoir peur.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Philosophie de vie PHILOSOPHIE DE VIE Entretien exclusif « Nous vivons aujourd’hui la grande aventure de la conscience. » 10 - Philosophie QUESTION PHILOSOPHIE de vie n°7 10 ENTRE PHILOSOPHIE & FICTION Bernard Werber « Le fil rouge de mes romans c’est de répondre à trois questions philosophiques essentielles qui nous concernent tous  : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Et où allons-nous ? » (Bernard Werber)
Bernard Werber vit un rêve éveillé depuis que ses romans sont devenus des best-sellers. L’ancien journaliste n’en revient toujours pas de pouvoir vivre de sa plume et d’avoir plus de six millions de fans et de visites sur son site internet officiel. Qualifié d’« auteur visionnaire » et de « Jules Verne moderne », l’écrivain populaire est devenu un phénomène d’édition mondial depuis son premier roman sur les fourmis magnans, où son propos était de parler de l’humanité au travers de ces insectes intelligents. S’il aime qualifier son genre de « philosophie-fiction », c’est bien parce son objectif au-delà du divertissement est de passer des messages comme celui d’une révolution douce et non violente pour changer les mentalités. Rencontre à l’occasion de la sortie de son dernier roman, « Le sixième sommeil » aux éditions Albin Michel. Comment qualifiez-vous votre dernier roman « Le sixième sommeil »  : un roman futuriste, un roman scientifique ou un roman de science-fiction ? Bernard Werber  : J’aime bien dire que j’écris de la « philosophie-fiction ». Le changement de notre société ne passera pas par la politique qui a déjà montré ses limites. L’enjeu de notre génération, c’est le changement de mentalités. Il passera par l’innovation, la prise de conscience de notre environnement, les avancées scientifiques au service de l’humain. L’enjeu réel, c’est de prendre conscience qu’on a donné jusqu’à présent trop d’importance à des choses qui n’en valaient pas la peine et de parvenir à donner plus de valeur à d’autres qui ont toute leur importance aujourd’hui. Dans chacun de mes livres, j’aborde des sujets qui ont des incidences sur l’humanité. J’ai commencé avec les fourmis magnans parce qu’elles ont des leçons à nous donner. Le fil rouge de mes romans c’est de répondre à trois questions philosophiques essentielles qui nous concernent tous  : Qui sommesnous ? D’où venons-nous ? Et où allons-nous ? La réponse à ces trois questions n’est pas évidente du tout. J’essaye d’y répondre dans chacun de mes livres avec un point de vue différent  : le point de vue des fourmis, le point de vue de l’au-delà, le point de vue des arbres, etc. Dans « Le sixième sommeil », je m’intéresse à un des plus grands mystères de l’humanité, notre sommeil. Nous passons un tiers de notre vie à dormir, la plupart du temps pour récupérer et recharger nos batteries. Or, c’est un tiers de notre vie beaucoup plus actif qu’on ne le croit, où il se passe quelque chose, où l’on reçoit une quantité d’informations essentielles, dont on n’a pas conscience la plupart du temps. L’être humain passe donc en moyenne trente ans de sa vie à dormir et sept à rêver. Pourtant, le sommeil et les rêves restent très mystérieux. Comme un continent mal exploré. Qu’est-ce qui se passe vraiment lorsque l’on rêve ? Et pourquoi rêve-t-on ? J’aime à me définir comme un explorateur. Lorsque j’étais journaliste scientifique, je me suis beaucoup intéressé à cette question. BIO EXPRESS Après des études de droit et de criminologie à Toulouse, Bernard Werber entre à l’École supérieure de journalisme de Paris. Il fait ses premières armes dans un journal de Cambrai aux rubriques « chiens écrasés », météo, mariages et cérémonies en tout genre, avant de gagner le prix de la fondation News du meilleur jeune reporter qui lui permet de financer son premier vrai grand reportage. Sujet  : les redoutables fourmis magnans de Côte-d’Ivoire. A son retour, il devient pigiste (L’Événement, Le Point, VSD...), puis journaliste scientifique au Nouvel Observateur où il reste 7 ans. Son enquête sur les magnans va lui inspirer son premier roman, Les Fourmis, qui connaît dès sa sortie en 1991, un succès immédiat, en France et dans le monde, notamment en Corée et en Russie. Succès qui ira croissant au fur et à mesure de la parution de ses livres traduits dans une trentaine de langues (près d’une vingtaine  : romans, nouvelles, pièces de théâtre...). C’est devenu un « mal du siècle » puisqu’une majorité de gens avoue mal dormir… Oui, 60% des gens reconnaissent mal dormir. 40% consomment régulièrement des somnifères. 20% ont des problèmes chroniques de sommeil… Des couples divorcent parce qu’il y en a un qui ronfle ou a le sommeil agité. Combien de drames, accidents de voitures, échecs scolaires ou professionnels sont dus simplement à de mauvaises nuits ? C’est un domaine dans lequel nous sommes tous égaux. Face au sommeil, les riches et les pauvres, les gagnants et les perdants, les beaux et les laids, les mariés et les célibataires sont sur le même oreiller récalcitrant ! Van Gogh, Isaac Newton, Thomas Edison, Marylin Monroe, Shakespeare… étaient tous insomniaques. Ils étaient malheureux. Et pour ces quelques cas où les nuits blanches ont été occupées à créer, forcément pour ne pas devenir déments, combien d’anonymes sont restés simplement immobiles, atterrés, désespérés à regarder sur leur réveil le temps qui passe en espérant une seule chose  : s’endormir normalement ? C’est donc un thème universel qui nous concerne tous. Et vous ? Vous dormez bien ? J’ai connu un an de mauvais sommeil, où je me réveillais entre 2, 4 et 6 heures. C’était dû en partie aux nuits agitées de mon dernier fils, alors bébé. Je me suis intéressé au sujet, et me suis procuré une application smartphone qui analyse notre nuit en traçant des courbes selon les étapes du sommeil. Maintenant, je note mes rêves dans un carnet au réveil, en essayant d’être honnête. J’ai travaillé sur le sujet tous les jours pendant neuf fois. « Le sixième sommeil » est le résultat de ce travail. A priori, ce thème vous intéresse depuis longtemps, puisque vous avez réalisé en 1985 un reportage sur les onironautes… Oui, en 1985 quand j’étais reporter scientifique. C’est un sujet passionnant que celui des onironautes. Les rêves lucides sont des rêves où le dormeur réalise soudain qu’il est en train de rêver, et découvre qu’il peut agir à sa guise sur son environnement, avec un niveau de conscience aussi net et précis que celui de l’état éveillé. C’est un état de conscience où le temps n’est plus linéaire. A la suite de ce reportage, j’ai commencé à devenir attentif à mes rêves. Et je me suis mis à pratiquer le rêve lucide. En tout et pour tout, j’ai dû y arriver vraiment cinq fois, dont une où j’ai volé avec des ailes de chauve-souris. Une autre fois, j’ai imaginé que j’avais le pouvoir de disparaître. Philosophie de vie n°7 - 11



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