Pharmag n°8 avr/mai/jun 2006
Pharmag n°8 avr/mai/jun 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de avr/mai/jun 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (180 x 270) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : réussir à se loger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
6 ››› TRAJECTOIRES Patrick Magaloff, Directeur de la Mission médicale et Sport Santé du Comité national olympique et sportif français. De l’officine au sport olympique Parcours gagn Quel chemin vous a conduit à quitter votre officine des Ardennes pour être aujourd’hui Directeur de la Mission médicale et Sport Santé du CNOSF ? « Le fil conducteur de mon parcours, c’est le contact humain. À l’officine comme dans mes responsabilités actuelles, j’ai toujours accordé une grande importance au conseil pour mettre mes compétences au service de l’hygiène de vie et de la santé. Après avoir arrêté la compétition de handball, je suis resté impliqué dans la vie sportive en prenant des responsabilités à l’échelle départementale. En 1984, je suis devenu Président du Comité départemental olympique et sportif des Ardennes. Cette fonction occupée pendant quatorze ans m’a mis en relation étroite avec toutes les disciplines sportives et avec l’Organisation nationale du sport. En 1992, j’ai été nommé au sein de la Commission interministérielle de lutte contre le dopage. J’étais de plus en plus occupé entre ma pharmacie de Givet et mon intérêt croissant pour la prévention du dopage… En 1997, lorsque le CNOSF a décidé de s’investir totalement dans la prévention avec création, à terme, de la Fondation Sport Santé, j’ai choisi de vendre mon officine pour me consacrer totalement à cette mission. » Quelles ont été vos premières responsabilités au sein du CNOSF ? « Face à la banalisation du dopage à tous les échelons du sport, il était urgent de mettre en place une information préventive sur le terrain pour ›› Les pharmaciens ont un rôle à jouer vis-à-vis de la santé des sportifs ›› sensibiliser les jeunes et leur entourage aux bonnes pratiques du sport. J’ai constitué un réseau de 230 conférenciers – en déplorant de n’y compter que trois pharmaciens… Ils interviennent dans le cadre de réunions au niveau scolaire, universitaire ou fédéral, en appuyant leurs propos sur une mallette pédagogique « Le sport pour la santé » (un guide composé de fiches, un outil multimédia, des jeux éducatifs pour les plus jeunes…) dont j’ai assuré la conception en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative et le conseil de prévention et de lutte contre le dopage. J’interviens moi-même plusieurs fois par an, aussi bien dans des écoles primaires qu’en 4 e année de Sciences-Po ou auprès des espoirs de différentes disciplines. Il s’agit de diffuser des compétences basées sur des informations scientifiques, législatives et éthiques. En 2003 et 2004, en collaboration avec le ministère et l’Utip, j’ai organisé 57 soirées » Dopage et Sport : ça nous intéresse » qui ont touché 4 415 pharmaciens. » Quel est l’atout du diplôme de pharmacien dans vos fonctions actuelles ? « On rencontre beaucoup de médecins dans les milieux sportifs et peu de pharmaciens. Pourtant, sur la question du bon usage des médicaments et des compléments nutritionnels dans la pratique sportive, des compétences en
Pharmacien pendant plus de vingt ans, Patrick Magaloff a toujours consacré une part de sa vie au sport, le handball en tête. Depuis 1999, il conjugue compétences pharmaceutiques et passion sportive au sein du CNOSF. ant pharmacologie sont essentielles. Par exemple, nous nous penchons actuellement sur le dosage de l’octopamine dans des gélules nutritionnelles à base de plantes. Il y a un risque de dopage. À mon poste, j’exerce une pharmacovigilance au quotidien. C’est encore le cas lorsque je soulève les problèmes posés par la sortie de la réserve hospitalière de l’érythropoïétine, la célèbre EPO, qui pollue le sport international. À tort, une lourde majorité de pharmaciens ne se sent pas concernée par la santé des sportifs et la prévention du dopage. Or, s’assurer de l’innocuité des produits POUR EN SAVOIR ✚ délivrés aux sportifs, c’est la compétence et même le devoir du pharmacien. Une triste histoire l’illustre : en 2002, la championne d’escrime Laura Flessel a subi un contrôle de dopage positif. En toute bonne foi, on lui avait fait prendre de la coramine-glucose délivrée par un pharmacien en remplacement de l’inoffensif dextrose habituellement administré… » Quels conseils donneriez-vous aux étudiants tentés par votre voie ? « Il n’y a pas de chemin tout tracé pour conjuguer pharmacie et sport. À l’officine comme dans l’industrie, les pharmaciens ont tous un rôle à jouer vis-à-vis de l’éthique et de la santé des sportifs. Ils doivent surtout intégrer qu’ils délivrent des médicaments susceptibles d’entraîner des contrôles antidopage positifs du matin au soir, et, en plus, remboursés par la Sécurité sociale. Le dopage est une déviance de l’usage du médicament, toujours avec www.franceolympique.com ou www.cnosf.org La Fondation Sport Santé du Comité national olympique et sportif français Créée en mai 2000, la Fondation Sport Santé du CNOSF agit en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative pour informer les pratiquants sportifs et leur encadrement sur les bienfaits du sport et les dangers du dopage. Ses actions portent sur : la réalisation de documents pédagogiques ; l’organisation de colloques et conférences ; le regroupement de jeunes sportifs ; la sensibilisation du milieu médical et paramédical. surdosage. Et lorsque des laboratoires intègrent à des produits peu réglementés des substances susceptibles d’avoir un effet dopant, il faut veiller à ce que ce soit signalé. On en revient à une dimension fondamentale du métier de pharmacien : l’information et le conseil. À ceux et celles qui souhaitent jouer un rôle positif pour le sport, je conseille plutôt la voie industrielle. À l’officine, le pharmacien ne doit jamais oublier son rôle de vecteur essentiel des messages de prévention. » ■ 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :