Pharmag n°7 jan/fév/mar 2006
Pharmag n°7 jan/fév/mar 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de jan/fév/mar 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (180 x 270) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : les stages en pharmacie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 ››› ACTU & ENJEUX Nouvel outil de coordination des soins au bénéfice des patients, le dossier médical personnel (DMP) va progressivement trouver sa place dans notre environnement santé. Dossier médi LLe dossier médical personnel découle de la loi du 13 août 2004 relative à l’Assurance maladie. C’est l’une des mesures phares de la réforme dont le but est d’organiser une coordination effective des soins. La création du DMP répond en réalité à une volonté ancienne de construire un historique des prescriptions et des traitements pour faciliter la prise en charge et le suivi des patients par Les chiffres clés En 2007, près de 60 millions de dossiers faisant intervenir près de 300000 professionnels de santé doivent être créés, pour une dépense annuelle évaluée à 600 millions d’euros. les professionnels de santé et pour générer des économies. Un dossier unique et informatisé Obligatoire pour tous, ce dossier unique et informatisé doit comporter toutes les données diagnostiques et thérapeutiques relatives au malade, reportées directement par les professionnels de santé en ville et à l’hôpital, ainsi que des éléments de Le calendrier du DMP compte-rendu de sortie en cas de séjour dans un établissement de santé. À terme, il est également prévu que le DMP intègre des images radiographiques de bonne qualité. Une meilleure qualité de soins L’objectif prioritaire du dossier médical personnel est d’améliorer la qualité des soins du patient, en facilitant le partage 2005 2006 Test du DMP sur Extension progressive des sites pilotes. du DMP à la population. Mi- Généralisation à
en temps réel des informations médicales entre les différents professionnels de santé, cela en toute confidentialité. Ce mode de partage vise essentiellement à réduire autant que possible les examens redondants et l’iatrogénie, c’est-à-dire les interactions médicamenteuses qui, à cause d’un manque d’information et de transparence, occasionnent chaque année plus de 128 000 « La loi du 13 août 2004 indique clairement que chaque professionnel de santé reporte dans le DMP les éléments diagnostiques et thérapeutiques nécessaires à la coordination des soins. Le pharmacien est ainsi pleinement concerné par les deux objectifs fixés : la lutte contre l’iatrogénie et la redondance des soins. Il est en effet le seul à connaître la totalité des traitements en cours, c’està-dire les médicaments appelés au remboursement mais aussi ceux prescrits mais non remboursés et ceux de médication officinale. Pour les pharmaciens, l’accès au DMP est donc une opportunité pour confirmer notre compétence de spécialistes du médicament. Dans la pratique, certains enjeux restent néanmoins à régler : la facilité d’utilisation du DMP et l’interopérabilité des systèmes informatiques. Car si le fonctionnement du DMP est trop compliqué, il n’y aura pas d’adhésion de la profession. C’est pourquoi, nous envisageons de construire un « dossier pharmaceutique » qui sera l’onglet thérapeutique du DMP. D’un accès facile par notre logiciel métier, il nous permettra de ne plus dispenser à « l’aveugle », d’améliorer la gestion des retraits des lots et des périmés dès que le codage CIP* changera. Enfin, l’évolution future de notre acte pharmaceutique s’exprimera dans un suivi personnalisé des patients par l’accès aux normes biologiques via le DMP. » * Le code CIP (Club inter-pharmaceutique) est le numéro d’identification à sept chiffres de l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) attribué à chaque spécialité pharmaceutique et publié au Journal officiel. cal personnel 2007 la France entière. hospitalisations et entre 8 000 et 11 000 décès. Les pharmaciens partie prenante En tant que professionnels de santé, les pharmaciens sont concernés à part entière par le DMP. Dans le cadre de sa création, les pharmaciens d’officine ont d’ailleurs proposé d’instaurer le dossier pharmaceutique, soit le volet thérapeutique du dossier médical, véritable outil professionnel de sécurisation de la dispensation et donc de lutte contre l’iatrogénie. Il devrait permettre aux médecins d’avoir une connaissance globale des traitements en cours et donc de faire des choix thérapeutiques en connaissance de cause. Le dossier pharmaceutique donnera aussi aux pharmaciens plus de moyens dans le bon usage du médicament. ■ La carte vitale comme clé d’accès La nouvelle carte vitale, qui comprend une photo de l’assuré et des éléments de biométrie, fera office de clé permettant aux professionnels de santé d’accéder au DMP, avec l’accord du patient. Mais attention, sa puce électronique n’a pas vocation à stocker le DMP. Les données de ce dernier seront centralisées sur un « hébergeur de données de santé ». Pour accéder au dossier, la carte vitale sera Isabelle Adenot, présidente du Conseil de l’Ordre des pharmaciens titulaires d’officine utilisée conjointement, soit avec la Carte du professionnel de santé (CPS), soit avec un code personnalisé remis au patient. 5



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