Pharmag n°6 oct/nov/déc 2005
Pharmag n°6 oct/nov/déc 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de oct/nov/déc 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (180 x 270) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : trajectoires, la police scientifique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 ››› TRAJECTOIRES Christian Lecarpentier Pharmacien Pouvez-vous nous parler de vos débuts dans la pharmacie militaire ? « Pour l’anecdote, c’est après avoir vu le célèbre film Il est minuit, Docteur Schweitzer que ma vocation de pharmacien militaire est née ! C’est en 1963 que j’ai réussi le concours d’entrée à l’École de formation du service de santé des armées de Bordeaux, puis validé le cursus des études de pharmacie en même temps que mes confrères civils. Après une année de formation militaire, j’ai été affecté à la direction du service de santé à Cherbourg où j’ai participé à la mise en place des moyens de santé qui équipent les sous-marins nucléaires. À partir de 1972, j’ai été affecté au laboratoire de chimie analytique du port de Toulon où je suis resté pendant 18 ans. » Quel rôle teniez-vous au sein du laboratoire de chimie analytique de ce port ? « Entouré de pharmaciens militaires et de techniciens de laboratoire, j’ai contrôlé la qualité des matières par rapport aux critères fixés par la marine (matières alimentaires, aciers et alliages, peintures…). L’activité du laboratoire s’est ensuite orientée vers la toxicologie Le plan PIRATOX : la distribution des masques de protection. En opération : retrouver certains gestes, c’est s’adapter. environnementale, c’est-à-dire la protection de l’Homme dans son environnement. Ce travail de longue haleine a débouché sur la création du premier laboratoire de surveillance et d’expertise de la marine. » Dans quelles circonstances avez-vous représenté la marine à l’OTAN ? « De 1995 à 1997, au sein de l’étatmajor de la marine, en qualité de conseiller, j’ai représenté la marine à l’OTAN dans un groupe de travail dont la mission était d’assurer la protection de l’environnement maritime. Parallèlement, j’ai été chargé de fixer les règles de fonctionnement et d’inspecter les laboratoires d’analyse de surveillance, que j’avais moi-même lancés… » Racontez-nous votre expérience à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie. « Pendant deux ans, je l’ai intégré, en qualité de sous-directeur scientifique « santé ». J’ai ainsi participé à une enquête sur les rejets de plombdans l’atmosphère et les sols par une entreprise de recyclage. » En métropole : l’analyse en série mais une traçabilité assurée. Vous vous êtes ensuite plus rapproché de l’univers des médicaments ? « De 1999 à 2001, en qualité d’adjoint et de conseiller du Directeur du service santé de Metz, j’ai inspecté les services pharmaceutiques des unités de l’armée de terre. À ce titre, je surveillais la bonne application des dispositions réglementaires et veillais à la qualité des stocks de médicaments et de dispositifs médicaux utilisables en urgence. » Depuis juin 2001, vous êtes inspecteur technique des services pharmaceutiques des armées au Val-de-Grâce à Paris. Concrètement, quelles sont vos responsabilités actuelles ? « J’ai en charge l’inspection et l’évaluation du fonctionnement des services pharmaceutiques des armées, c’est-àdire les établissements de ravitaillement sanitaire, les pharmacies à usage intérieur des hôpitaux d’instruction des armées, les laboratoires de biologie clinique… Je gère également les 204 pharmaciens des armées. Pour répondre aux contraintes budgétaires, il m’appartient enfin de formuler des propositions sur les effectifs afin de
Dans sa « bulle », la reconstitution des médicaments cytotoxiques. La pharmacie hospitalière : un travail d’équipe. des armées mener à bien nos missions sur le territoire français, mais également lors d’opérations extérieures dont le nombre n’a fait que croître depuis la première guerre du Golfe (1991) ! » Quels messages souhaitez-vous faire passer aux étudiants ? « Tout ce que l’on acquiert pendant les études pharmaceutiques, en raison de leur diversité, servira un jour ou l’autre au cours de l’activité professionnelle. Par contre, sur le plan du management, les études de pharmacie ne sont pas suffisantes... Dans les officines, la mise Quelle formation suivre ? C’est l’ESSA, l’Ecole de formation du service de santé des armées, à Lyon-Bron, qui forme les futurs pharmaciens des armées. Après le baccalauréat, les étudiants « en uniforme », admis sur concours, suivent le même cursus universitaire que les « civils » afin de décrocher le diplôme d’État de pharmacien. À ce parcours s’ajoute un enseignement militaire, indispensable avant d’intégrer la première affectation, sanctionné par un examen constituant la sixième année d’études pharmaceutiques. Tous en place d’une « démarche qualité » — laquelle s’inscrit tout naturellement dans le cadre du management — et le recentrage sur les activités qui constituent « le cœur du métier » sont nécessaires. Je parle là de la dispensation des médicaments, des conseils pour le bon usage, de l’écoute des patients et surtout, de la traçabilité du médicament. » ■ POUR EN SAVOIR ✚ http://www.defense.gouv.fr http://www.cge.asso.fr/ecoles/ECOLE36.phtml les docteurs d’État en pharmacie, qui ont suivi un cursus classique dans l’une des 24 facultés de France, peuvent intégrer le service de santé des armées en qualité de contractuels pour des contrats renouvelables dont la durée, in fine, ne peut excéder vingt ans. Christian Lecarpentier, pharmacien général inspecteur de l’Inspection technique des services pharmaceutiques des armées. 7



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