Pharmag n°3 nov/déc 2004
Pharmag n°3 nov/déc 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de nov/déc 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (180 x 270) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,2 Mo

  • Dans ce numéro : la recherche, une passion.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 ››› 100% PHARMA Quelques mois après le débat national sur la recherche en France qui a attiré l’attention du grand public sur ses difficultés, Pharmag s’est penché sur la recherche universitaire en Pharmacie. Une filière réputée difficile, mais passionnante ! Catherine Vergely-Vandriesse Pour s’orienter vers la recherche universitaire, obligation est faite aux étudiants de s’inscrire après leur 5 e année d’études hospitalouniversitaires en master de recherche ou M2R, anciennement DEA. maître de conférences en génétique et en physiopathologie à l’université de Dijon Du master au doctorat Le master de recherche, d’une durée d’un an, a pour but de préparer l’entrée de l’étudiant LA RECHERCHE : témoignages « Dès ma 1 re année de pharmacie, j’ai voulu faire de la recherche ! Trouver de nouveaux médicaments représentait pour moi un acte utile. Les cours de physiologie, de biologie cellulaire, de génétique et d’embryologie m’ont passionnée. Mais en tant qu’étudiant, on dispose d’un grand éventail d’orientations sans pour autant savoir où l’on va ! À un moment, j’ai même hésité entre la recherche et le marketing. En 5 e année, au cours d’un certificat de physiologie cardio-vasculaire, j’ai rencontré un professeur qui m’a encouragée à devenir chercheur. Dès la 1 re année de thèse, on quitte l’univers des études à proprement parler pour s’épanouir dans le travail et enfin prendre son destin en main. Vers la fin de ma thèse, j’ai commencé à donner des cours en pharmacie et en médecine ; l’enseignement m’a plu aussitôt. Aujourd’hui, j’ai deux métiers : enseignante et chercheur, ce qui est très motivant car ils sont complémentaires et nécessitent des qualités différentes. Pour faire de la recherche, il faut être opiniâtre, alors qu’enseigner permet de faire partager sa passion à des étudiants en simplifiant les choses. On prend ainsi du recul par rapport à ses travaux et on ne perd pas de vue ses objectifs ! »
en doctorat. En plus des heures de cours, il se compose d’un stage pratique de recherche et de la rédaction d’un mémoire, soutenu en fin d’année. Pour s’inscrire en master, l’étudiant doit être au préalable titulaire de la maîtrise des sciences biologiques et médicales, désormais présentée sous la dénomination UE de M1, qui comporte trois certificats. L’un des certificats peut être un stage d’initiation à la recherche. Une fois le master réussi, l’étudiant peut commencer son doctorat d’université. Celui-ci correspond à trois ou quatre années de recherche qui ont pour principal objet la réalisation d’une thèse universitaire. Christophe Ribuot Master de recherche (M2R) 6 e année d’études Année préparatoire au doctorat Pré-requis : UE de M1 ➜ ➜ Doctorat d’université 3 à 4 années de recherche Réalisation d’une thèse Stage postdoctoral 1 an professeur de pharmacologie à l’université de Grenoble « Dans les facultés, les enseignants s’investissent pour qu’il y ait davantage de travaux pratiques et de stages afin de présenter aux étudiants la réalité de la recherche et susciter des vocations. Par exemple à Grenoble, il y a quelques années, les TP sur l’animal ont été supprimés au profit de la simulation informatique. C’était satisfaisant sur un plan éthique mais en même temps cela nous a empêchés de déceler les passions. De manière générale, à partir de la 3 e année d’études de pharmacie, les étudiants en savent déjà un peu plus sur leur orientation. Quant au choix de la recherche universitaire, il peut dépendre des affinités d’un étudiant pour tel ou tel professeur. La recherche est souvent une question de rencontre ! Enfin, concernant le stage postdoctoral, il est possible de l’effectuer après la thèse. Cela représente une année supplémentaire, mais aussi une opportunité pour obtenir plus facilement un poste d’enseignant chercheur ! » La question du financement Le financement constitue bien souvent le problème numéro 1 des étudiants chercheurs car peu de moyens sont disponibles. Il leur reste malgré tout la possibilité d’obtenir une bourse de master, décernée sur critères sociaux et universitaires (voir notre article dans le n°1 de Pharmag) puis une allocation de recherche obtenue en fonction du classement de l’étudiant ; ce salaire versé par le ministère de la Recherche permet au doctorant de se consacrer pendant trois ans à ses travaux de thèse. Pour bénéficier d’une telle allocation, l’étudiant doit en faire la demande dès l’année d’obtention du M2R. Le montant de l’allocation est de 1 305,86 euros bruts mensuels. D’autres aides peuvent être octroyées au cas par cas par les laboratoires, les entreprises et les instituts de recherche. Les débouchés Les principaux débouchés sont la recherche en laboratoire public ou privé, et bien sûr l’enseignement. Pour compléter sa formation et augmenter ses chances de décrocher un poste d’enseignant chercheur, il est conseillé d’effectuer un stage postdoctoral d’une durée officielle d’un an. Et pour favoriser cette démarche, le ministère a annoncé la création, à compter de cette année, de 200 nouveaux contrats postdoctoraux dans les laboratoires de recherche. ■ POUR EN SAVOIR ✚ www.recherche.gouv.fr/recherche/formation/msub.htm UNE PASSION Mélina Bégou 1 re année de thèse de neurosciences à l’université de Lyon « Après mon bac S, j’ai tout de suite voulu m’orienter vers la recherche. Je me suis renseignée sur les débouchés des différentes filières et j’ai opté pour la pharmacie. Puis entre la 3 e et la 4 e année d’études, j’ai effectué un stage d’initiation à la recherche dans le laboratoire où je travaille actuellement. Et à la fin de mon master de recherche, j’ai pu obtenir une allocation de recherche. À la différence de la recherche que l’on peut faire pendant l’internat, où les travaux menés correspondent principalement aux problématiques des services hospitaliers concernés, la recherche en thèse dans un laboratoire public se caractérise davantage par une visée à plus grande échelle, avec des domaines d’études plus étendus et des techniques expérimentales plus variées, comme les modèles animaux. Cela implique aussi d’être ouvert d’esprit car il faut souvent se remettre en question. On apprend à réfléchir ! C’est un travail expérimental aussi dynamique qu’intéressant. » 9



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