Pharmag n°18 oct/nov/déc 2009
Pharmag n°18 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (277 x 415) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : santé sur Internet, comment s'y retrouver ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 ››› témoignage 100% PHARMA Un nouvel horizon pour vos études ! Stage ou échange à l’étranger, de deux mois à une année… De nombreuses options s’ouvrent aux étudiants qui rêvent de nouveaux horizons. En Europe, le dispositif des crédits ECTS leur permet d’obtenir des équivalences pour valider leur expérience. Explications. Cursus et crédits « L’Europe des études » est véritablement formalisée, depuis dix ans, avec le programme Erasmus et le système de crédits ECTS (European Credit Transfer System). Ce dispositif de transfert et d’accumulation de crédits, transposé en France via la réforme LMD*, permet l’équivalence des diplômes entre les 27 pays membres. Grâce à lui, tout étudiant peut postuler dans une université européenne pour effectuer un stage ou une année d’études. « Un an d’études représente 60 crédits, soit environ 600 heures, sachant qu’un crédit ECTS peut correspondre à un volume de 8 à 12heures », explique le Professeur Gilles Duverlie, doyen de la faculté de pharmacie d’Amiens. Quand partir ? En théorie, il est possible d’effectuer un stage ou une année à l’étranger à n’importe quelle étape de ses études. Si certains étudiants en pharmacie partent dès la 3 e ou 4 e année pour des stages en officine, la plupart tentent généralement l’expérience internationale en 5 e année. « À ce stade, nombre d’entre eux postulent dans des établissements anglais, espagnols ou allemands pour effectuer leur stage hospitalouniversitaire. La deuxième grande filière concerne l’industrie du médicament, qui offre des possibilités de stages dans les laboratoires internationaux », indique Gilles Duverlie. Enfin, d’autres cursus comme le master 2 — qui requièrent un stage professionnel ou de recherche de six mois — se prêtent également très bien aux expériences extranationales. Margaux Meyer, en 6 e année à la faculté de pharmacie de Strasbourg, de retour de stage à Helsinki, Finlande « C’est en participant à la « journée de la mobilité » qu’organise tous les ans la faculté, que je me suis dit « pourquoi pas moi ? ». L’un des objectifs premiers étant d’améliorer mon anglais, indispensable en filière industrie, mon choix s’est porté sur les pays nordiques. J’ai été accueillie cet été pendant trois mois au sein du laboratoire de la division des technologies pharmaceutiques de la faculté de pharmacie d’Helsinki. Ce stage m’a permis de tirer le meilleur parti des connaissances et spécialités de chaque membre de l’équipe, et d’apprendre de nouvelles techniques de formulation et de dosage. J’ai aussi rencontré beaucoup d’autres étudiants (allemands, serbes, portugais…). Échanger nos points de vue a été très enrichissant. Je suis réellement enchantée par cette expérience ! » Bien se préparer Chaque université entretient des partenariats avec certaines facultés et entreprises. Comment choisir ? Consultez le bureau des relations internationales. Il vous donnera les clés pour obtenir les équivalences de vos UV (en nombre de crédits ECTS) et les aides financières. « Une année dans une université européenne coûte cher ! Commencez donc par frapper à la porte des organismes européens ou de votre conseil régional pour obtenir autant de bourses et de coups de pouce que possible », conseille Gilles Duverlie. Le partage d’expérience est enfin un autre élément clé d’une bonne préparation : « Dans un premier temps, tout cela peut paraître compliqué… Discuter avec le responsable des échanges internationaux et d’autres étudiants m’a aidée à prendre une décision », confie Margaux Meyer, de retour de stage en Finlande. ■ * Licence, Master, Doctorat. @ + d’infos sur www.pharmag.fr Des témoignages en ligne
››› DÉCOUVERTES Il n’existe pas de traitement médical sans risque. Pour être commercialisé, un médicament doit avoir un rapport bénéfice/risque favorable. Mais parfois, après commercialisation, des études conduisent à réévaluer ce rapport. Cédric Collin, pharmacien doctorant dans l’unité de pharmacologie clinique à l’HEGP * à Paris, nous parle du traitement de la maladie de Fabry. Du traitement à la pharmacovigilance Comment évaluer le rapport bénéfice/risque d’un médicament ? « La commercialisation d’un médicament repose sur l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Pour l’obtenir, le médicament est soumis à plusieurs phases d’essais, finalisé par l’essai de phase III, qui rend compte des bénéfices pour le patient et des risques d’effets indésirables. Les essais peuvent être arrêtés à tout moment si les risques sont supérieurs aux bénéfices. Si, au contraire, le rapport bénéfice/risque est favorable, l’AMM est obtenu, et le service médical rendu (SMR) est évalué pour définir le taux de remboursement du produit. S’il est insuffisant, le produit n’est pas pris en charge par la Sécurité sociale. » Quel est le rôle de la pharmacovigilance ? « La pharmacovigilance consiste à surveiller les effets indésirables du médicament après commercialisation. Elle permet de réévaluer au cours du temps son rapport bénéfice/risque à l’aide d’études observationnelles et de la déclaration obligatoire des effets indésirables relevés par tout médecin, pharmacien ou sage-femme. Si le nombre de cas d’un effet indési- rable devient excessif, la commercialisation est arrêtée. » Qu’en est-il du traitement de la maladie de Fabry ? « La maladie de Fabry est une maladie génétique rare due à un déficit de l’enzyme lysosomale alpha-galactosidase A menant au dépôt de glycosphingolipides (GSL) non dégradés dans les cellules musculaires lisses et endothéliales. Cette maladie systémique entraîne une hypertrophie cardiaque et artérielle, une insuffisance rénale chronique et s’accompagne de violentes douleurs non calmées par les antalgiques. Jusqu’en 2001, sans traitement efficace, les patients souffraient d’insuffisance rénale terminale et de complications cardiovasculaires. L’arrivée des enzymes substitutives, algasidase α et ß, a révolutionné le devenir des patients en réduisant les dépôts de GSL, améliorant la qualité de vie, et en stabilisant l’atteinte cardiaque et rénale. Bien que l’AMM ait été obtenue sur la base de deux études scientifiquement critiquables (peu de patients, dépôts de GSL évalués par cotation histologique, évaluation de la qualité de vie), le bénéfice était considérable, aucun traitement n’existant auparavant. » En quoi consistait votre étude et qu’avez-vous montré ? « Aucune donnée ne décrivant l’effet de l’enzymothérapie sur les artères, nous avons étudié l’évolution sous traitement des paramètres géométriques et fonctionnels de la paroi carotidienne par echotracking ** et la rigidité aortique par tonométrie d’aplanation *** chez 15 patients atteints de la maladie de Fabry. Après cinq ans de traitement, la rigidité aortique avait significativement diminué (baisse de la VOP de - 0,5 m/s/an), alors que paradoxalement leur paroi carotidienne s’était épaissie, mais sans effet sur le diamètre interne. La vitesse de l’onde de pouls étant un facteur prédictif du risque cardiovasculaire, on peut espérer une diminution du risque. Mais cela reste à vérifier par une étude recensant les événements cardiovasculaires apparus au cours de cette période. » ■ * Hôpital Européen Georges-Pompidou. ** Analyse du signal radiofréquence en amont du signal vidéo de l’échographie bidimensionnelle, qui mesure précisément les propriétés artérielles (épaisseur intima-media, diamètre diastolique interne et distension carotidienne). *** Mesure la pression pulsée locale et la vitesse de déplacement de l’onde de pouls, reflet de la rigidité artérielle. 9



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