Pharmag n°18 oct/nov/déc 2009
Pharmag n°18 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (277 x 415) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : santé sur Internet, comment s'y retrouver ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 ››› TRAJECTOIRES Élodie Jacquet assure la réception des médicaments commandés aux laboratoires. Après avoir travaillé plusieurs années au service de l’Agence générale des équipements et produits de santé (AGEPS), Élodie Jacquet s’est orientée vers l’hospitalisation à domicile (HAD) en rejoignant Santé Service comme pharmacien adjoint. Zoom sur ce métier aussi passionnant que méconnu. Quel a été votre parcours avant Santé Service ? « Après mon diplôme de pharmacien option industrie, ma thèse et un DESS en management de la qualité des produits de santé obtenu en 2003, j’ai été embauchée à l’Assistance publique -Hôpitaux de Paris, au service approvisionnement et distribution de l’AGEPS. J’y étais adjointe qualité. Mes missions : la rédaction des procédures, la formation du personnel du service, le suivi des bonnes pratiques pharmaceutiques et celui de la qualité de la logistique. L’HAD en quelques chiffres Fin 2007, j’ai évolué vers le poste de responsable logistique. Avec une soixantaine de personnes sous ma responsabilité, je devais m’assurer de la bonne organisation du circuit du médicament, depuis la réception des comman - des des fournis seurs pharmaceutiques jusqu’à la livraison de celles des pharmacies hospitalières de l’AP-HP. » Pourquoi avoir choisi Santé Service ? « En avril dernier, j’ai rejoint la pharmacie à usage intérieur (PUI)• On dénombre 233 établissements de soins à domicile en France.• 72% de l’activité est réalisée par des structures privées, contre 28% par des organismes publics.• Plus de 8300places sont disponibles sur l’ensemble du territoire, soit une augmentation de 84,5% en trois ans.• L’âge moyen des patients hospitalisés à domicile est de 63,3 ans.• 33% des hospitalisations concernent des pathologies cancéreuses. Source : Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile, juillet 2009. Les produits froids sont stockés en milieu réfrigéré. Pharmacien au service des patients hospitalisés de Santé Service. J’avais besoin de me recentrer sur mon cœur de métier, à savoir l’ordonnance, la dispensation nominative, le médicament… En bref, une relation plus proche du patient ! La PUI de Santé Service, chargée de dispenser les traitements médicamenteux de ses patients hospitalisés à domicile, m’a tout de suite attirée. » Quelles sont, aujourd’hui, vos principales missions ? « En tant que pharmacien adjoint, je travaille au sein d’une équipe de quatorze personnes : le pharmaciengérant, un pharmacien responsable de l’URC (unité de reconstitution des chimiothérapies) et une préparatri ce en pharmacie, qui supervise les dix préparateurs. Dans ce cadre, je participe à l’organisation générale de la pharmacie et du circuit du médicament — notamment celui des produits thermosensibles. Je gère par ailleurs l’équipe des coursiers internes de Santé Service, qui
Les médicaments classiques rejoignent les rayonnages en accès direct. à domicile effectuent les courses urgentes et livrent les traitements de chimiothérapie à domicile. » Comment fonctionne l’hospitalisation à domicile et quelles sont les missions de votre équipe ? « Nous sommes la plus importante PUI HAD non appuyée sur un établissement de santé (1 200 lits) et nous couvrons uniquement l’Île-de-France. Il n’existe que trois structures en France ayant la même configuration : Lyon (350 lits), Clermont-Ferrand (150 lits) et Strasbourg, spécialisée en hémodialyse. La complexité de l’HAD réside dans le fait que les services sont déportés au domicile du patient. Dans cette configuration, nous avons à la fois un rôle de sécurisation et de fiabilisation du circuit du médicament, et une responsabilité dans le respect des Bonnes Pratiques de distribution pharmaceutique. Pour notre HAD s’ajoute l’URC avec un autre référentiel métier, celui du pharmacien responsable de l’activité des chimiothérapies. Aujourd’hui, environ 270 établissements nous confient une HAD. Nous travaillons avec près de 1800 prescripteurs hospitaliers et de ville, et assurons la dispensation des prescriptions qu’ils établissent pour nos patients. Le défi logistique consiste donc à dispenser le bon médicament au bon moment et au bon patient, avant le passage de l’infirmière au domicile. » Quelle progression pouvez-vous envisager pour votre carrière ? « Dans un premier temps, j’envisage de me former afin d’acquérir d’autres compétences, notamment dans le domaine des dispositifs médicaux stériles (DMS) ou celui de l’oxygénothérapie. La pharmacie hospitalière de l’HAD présente l’avantage de la pluridisciplinarité. Dans un second temps, la suite logique de mon parcours serait d’occuper un poste de pharmacien gérant. » Quels conseils donneriez-vous aux étudiants intéressés par l’HAD ? « L’intérêt de l’HAD est qu’il n’existe ni parcours type ni diplôme spécifique. Que l’on vienne de l’hôpital, de l’officine ou de l’industrie, on Certaines ordonnances nécessitent une préparation spécifique en chambre stérile. Cadre légal et réglementaire des PUI Sous la tutelle de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass), toute pharmacie à usage intérieur (PUI) a obligation de respecter les dispositions légales et réglementaires : • du Code de la santé publique ; • des Bonnes Pratiques de pharmacie hospitalière : gestion de la qualité, du personnel, des locaux et du matériel ; • des Bonnes Pratiques de préparation pharmaceutique : choix des matières premières, conditionnement, description des locaux de préparation et de contrôle… ; • des Bonnes Pratiques de distribution pharmaceutique : documentation, qualité, responsabilité, recommandations sur la réception, le stockage, la préparation des produits, les contrefaçons et les retraits de lots. peut tout à fait choisir de travailler en HAD. C’est également un excellent compromis si l’on souhaite obtenir une expérience hospitalière sans travailler à l’hôpital. En outre, la fonction de pharmacien en hospitalisation à domicile permet de collaborer avec un grand nombre de professionnels (médecins hospitaliers, médecins traitants, infirmières…), auprès desquels nous avons un véritable rôle de conseil. » ■ @ + d’infos sur www.pharmag.fr Contacts, articles de loi, études et rapports 7



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