Pharmag n°17 mai/jun/jui 2009
Pharmag n°17 mai/jun/jui 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mai/jun/jui 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (180 x 270) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : toxicomanes à l'officine, une prise en charge délicate.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 ››› témoignage ACTU & ENJEUX Les maladies chroniques un défi grandissant … Dès la seconde moitié du XX e siècle, le défi des maladies chroniques s’est substitué à celui des maladies infectieuses. Développer un dispositif de prévention sans creuser d’inégalités sociales, structurer le système de soins pour répondre aux besoins des patients sur tout le territoire et s’adapter au vieillissement de la population, tels sont les enjeux d’aujourd’hui. Yves Trouillet, pharmacien d’officine, président de l’APR* Le rôle du pharmacien dans le traitement des maladies chroniques « Les malades chroniques viennent chaque mois renouveler leur ordonnance. Nous avons un devoir d’éducation thérapeutique auprès d’eux. Notre rôle est de les informer sur la maladie, le traitement, de les inciter à une bonne observance, à la surveillance des résultats. En les questionnant sur leur état général, l’évolution de la maladie, nous pouvons leur prodiguer des conseils préventifs ou les envoyer consulter. Le patient se tourne souvent vers son pharmacien, car il est facile d’accès et connaît son état pathologique et ses antécédents. L’enjeu est qu’il acquière de l’autonomie ainsi que son entourage, en lui apprenant à suivre scrupuleusement son traitement et à reconnaître les problèmes d’intolérance ou les signes d’alerte, pour diminuer les crises aiguës ou retarder l’apparition de complications. En zone rurale, le manque de médecins rend notre rôle d’autant plus important, nous sommes garants d’une permanence de soins sur le territoire français à moins de 15 kilomètres de chaque domicile. » * Association de Pharmacie Rurale. La liste des maladies chroniques est longue : asthme, diabète, mala dies cardiovasculaires, insuffisance respiratoire ou rénale chronique, maladies neurodégénératives comme la sclérose en plaques… Ces maladies rares de type mucoviscidose sont les plus fréquentes. En France, près de 15 millions de personnes, soit 20% de la population, souffrent d’une maladie chronique qui nécessite un traitement prolongé et particulièrement coûteux. Parmi elles, 9millions sont prises en charge à 100% en affection de longue durée (ALD) et « ce chiffre progresse de près de 5% par an depuis dix ans », précise le Dr de Penanster de la Direction de la promotion de la santé et de la prévention des maladies chroniques (rattachée à la DGS). Des financements innovants Pour financer la part croissante prise par les maladies chroniques, la loi de financement de la Sécurité sociale de 2008 prévoit l’expérimentation sur cinq ans de nouveaux modes de financement des centres de santé ou de rémunération des professionnels de santé. « Aujourd’hui, les professionnels libéraux et les centres de santé sont financés quasi intégralement à l’acte. Il apparaît souhaitable de tester dans quelle mesure et dans quel cadre des modes de rémunération alternatifs permettraient de mieux prendre en compte les caractéristiques liées à un exercice coordonné et aux missions innovantes que veulent prendre en charge les professionnels de santé de premier recours, sans compromettre l’efficience du système, voire en l’améliorant », souligne le Drde Penanster. Car l’objectif de ces expérimentations est bien de favo - riser la collaboration entre professionnels, le développement de pratiques innovantes et de services aux patients et de garantir à terme la continuité des soins de premier recours sur tout le territoire. Les facteurs de risque Concernant l’activité physique et la consommation alimentaire, la France a été le premier pays euro - péen à disposer d’une stratégie globale en se dotant en 2001 du
Programme national nutrition santé. Les efforts de prévention, d’éducation et de lutte ont porté leurs fruits. Le Plan cancer 2003- 2007 a permis de faire reculer le tabagisme, première cause de mortalité par cancer. Les campagnes d’information sur les risques liés à la consommation d’alcool ou à l’exposition au soleil ont apporté des repères précis au grand public. Les interventions réglementaires (fiscalité, interdiction de fumer en public…) se sont avérées efficaces. Sont attendues les mesures visant à restreindre l’accès aux boissons alcoolisées et à retarder l’âge d’entrée des jeunes dans le tabagisme. La qualité de vie des malades Le Plan pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques 2007-2011 est l’un des cinq plans stratégiques prévus dans la loi visant à aider le patient à mieux connaître sa maladie pour mieux la gérer, élargir la pratique médicale vers la prévention, faciliter sa vie quotidienne sur son lieu de vie, mieux connaître les conséquences de la maladie sur la qualité de vie et soutenir les associations de patients. « Ces différents plans soulignent l’importance donnée aux mesures de santé publique, dont le spectre doit être le plus large possible pour relever les défis des maladies chroniques », conclut le Dr de Penanster. Le pharmacien, un référent Les pharmaciens ont des atouts considérables pour intervenir dans la gestion des maladies chroniques, et ce, d’autant plus depuis l’adoption, le 18mars 2009, Pédagogie Pharmag décrypte pour vous les enjeux scientifiques, économiques et sociaux de votre activité de demain. du projet de loi portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (articleL. 5125-1-1A). En effet, ils peuvent à présent assurer le rôle de pharmacien de coordination auprès des patients qui les désignent et, à ce titre, à la demande ou avec l’accord du médecin, renouveler périodiquement des traitements chroniques, ajuster, au besoin, leur posologie et effectuer des bilans de médications destinés à en optimiser les effets. Leur rôle de conseil de santé et d’accompagnement des patients est également renforcé, puisqu’aujourd’hui, ils peuvent réaliser des actions de dépistage et de prévention. Ils identifient ainsi les modes de vie présentant des risques pour la santé et aident les patients à réduire leurs facteurs de risque. ■ @ + d’infos sur www.pharmag.fr Des chiffres clés, des compléments sur le sujet 5



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