Pharmag n°12 oct/nov/déc 2007
Pharmag n°12 oct/nov/déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de oct/nov/déc 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (180 x 270) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1 Mo

  • Dans ce numéro : et si vous bloguiez ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 ››› TRAJECTOIRES Apporter sa pierre à l’édifice de la recherche : Marie-Élise Llau évoque ainsi la motivation qui l’a poussée vers la faculté de pharmacie, la recherche sur les médicaments en ligne de mire. Elle est aujourd’hui monitrice des études cliniques, un poste dont elle entend toujours développer l’activité. Quelles étapes vous ont menée de la faculté de pharmacie au CHU ? « J’ai fait mon internat au CHU de Toulouse. En parallèle, j’ai élargi mon horizon en passant un DEA de pharmacologie clinique et expérimentale à Paris VI* et en travaillant quelques mois sur les relations pharmacocinétiquepharmacodynamie d’un produit en développement dans un laboratoire pharmaceutique. Après mon doctorat, je suis restée attachée des Hôpitaux de Toulouse dans le service de pharmacologie clinique au centre régional de pharmacovigilance pour réaliser des enquêtes. J’ai ensuite passé un an en pharmacie hospitalière à l’hôpital de Lannemezan, puis dix-huit mois comme praticien contractuel au CHU de Tours, le temps d’une étude épidémiologique sur Études cliniques : le pharmacien a le syndrome de Reye**. En 1997, j’étais de retour au CHU de Toulouse, attachée au service de pharmacologie clinique et à la direction de la recherche. » Pourquoi avoir choisi l’univers hospitalier plutôt que celui des laboratoires ? « Les essais cliniques sont un vaste champ de recherche, et c’est à l’hôpital que cela se passe. Les médecins initient des études sur les stratégies thérapeutiques, les biothérapies… Il y a aussi des études de physiologie ou physiopathologie, des études génétiques pour explorer les mécanismes d’une maladie. Aujourd’hui, j’encadre une équipe de six attachés de recherche clinique pour gérer plus de quatre-vingts études en cours, d’une durée de un à cinq ans selon les thèmes. C’est très riche. » De quoi est fait votre quotidien ? « De coordination et d’assurance qualité. Il s’agit d’apporter un soutien technique aux équipes médicales investigatrices, de s’assurer que les recherches sont correctement menées, notamment du point de vue réglementaire. L’obtention des autorisations constitue un aspect très lourd. C’est aussi un métier de contact : médecins, autorités compétentes notamment, AFSSAPS, laboratoires pharmaceutiques, sociétés savantes… En revanche, nous n’intervenons pas dans le recrutement des patients et nous ne les rencontrons pas. Je me déplace néanmoins beaucoup auprès des équipes de recherche dans les services. Ce sont des gens très motivés, qui mènent, en plus de leur mission de soignant, leurs travaux de recherche. Un milieu très intéressant. »
u cœur de la recherche Comment a évolué votre carrière et quelles sont vos perspectives ? « Jusqu’en 2001, j’ai été vacataire au sein de la direction de la recherche, assurant une expertise pour la gestion des conventions financières, en partenariat avec l’industrie pharmaceutique. En 2002, je suis devenue praticien attaché temps plein, monitrice des études cliniques promues par le CHU de Toulouse. En 2006, j’ai passé le concours de praticien hospitalier, une reconnaissance supplémentaire de ma fonction. Je pourrais évoluer vers l’industrie pharmaceutique, mais cela ne m’attire pas. L’hôpital est mon élément ; je veux y rester, étoffer mon équipe et contribuer au développement des activités de recherche du CHU. » De gauche à droite : Sabrina Lodin, Arnaud Lendrieux, Marie-Élise Llau, Nathalie Roques et Delphine Vernet. Quelles sont les qualités requises pour aborder la voie de la recherche ? « Des qualités humaines, pour entretenir un bon relationnel avec des personnalités variées et parfois difficiles. De la rigueur, pour suivre une réglementation qui engage la responsabilité de l’hôpital. Et une bonne dose de dynamisme, pour faire bouger les choses dans un contexte administratif contraignant ! Ce métier donne une vision globale des différents stades de la recherche. Une spécialisation en pharmacologie y est utile, mais l’on peut aussi y entrer par le biais d’autres formations, par exemple les affaires réglementaires. » ■ * Le DEA de pharmacologie clinique et expérimentale à Paris VI est devenu le master santé publique (voir encadré). ** Maladie pédiatrique caractérisée par une atteinte cérébrale associée à une atteinte du foie, survenue le plus souvent suite à une infection virale. @ + d’infos sur pharmag.fr Les masters de pharmacologie Pharmacologie : une spécialisation utile pour la recherche Dans le cadre du master santé publique de Paris V, une mention « sciences du médicament — biologie et pharmacologie cellulaires » est proposée. L’enseignement porte sur la conception de médicaments nouveaux et l’étude de leur mécanisme d’action au niveau moléculaire. Il comporte une initiation aux bases moléculaires des interactions biologiques, illustrée par des exemples de conceptions de médicaments. Il s’agit d’acquérir une connaissance de base essentielle à la validation d’une cible pathologique, à la conception d’agents thérapeutiques assistée par la modélisation moléculaire, à l’étude de relations structure-activité, aux études biologiques, pharmacologiques et métaboliques. Ouverte aux étudiants bac + 5 du secteur santé, cette formation débouche sur les carrières de la recherche universitaire, hospitalière et industrielle dans le domaine du médicament. Marie-Élise Llau, monitrice des études cliniques au CHU de Toulouse. 7



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