Pharmag n°11 mai/jun/jui 2007
Pharmag n°11 mai/jun/jui 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de mai/jun/jui 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (180 x 270) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1 Mo

  • Dans ce numéro : les règles d'or d'un examen réussi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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››› TRAJECTOIRES La revue « Prescrire », diffusée à plus de 28 000 médecins généralistes et pharmaciens. Pierre Chirac, journaliste scientifique à la revue « Prescrire ». Qu’est-ce qui vous a conduit à la presse scientifique ? « Dès la fin de mes études, j’ai commencé à travailler pour des ONG. Dans le cadre d’un projet d’édition initié par l’association Frères des Hommes, j’ai mené une étude sur les médicaments en Afrique. Mes recherches documentaires m’ont alors fait découvrir des informations critiques sur le bénéfice des médicaments, publiées en anglais et, à l’époque, non disponibles en français. Cela a provoqué un déclic : mon intérêt pour la santé publique s’est doublé d’une forte envie de diffuser une information scientifique non contestable. J’ai rencontré à la même époque les responsables de la revue Prescrire, aujourd’hui diffusée à plus de 28 000 médecins généralistes et pharmaciens, avec l’objectif de les guider dans leurs choix thérapeutiques. J’ai eu en charge la rédaction d’un article consacré à la législation française sur l’exportation des médicaments. Cette première collaboration a été décisive, puisque j’ai ensuite intégré la revue pour ne plus la quitter. » Comment vos responsabilités ont-elles évolué au fil des années ? « J’ai toujours eu une double activité. D’un côté j’écrivais, et de l’autre je participais à la promotion de la revue, à son développement international ou à celui de ses relations avec la presse médicale et scientifique. Depuis quelques années, j’ai pris la responsabilité de la rubrique « Ouvertures », qui traite de l’environnement non thérapeutique du médicament : santé publique, droit et économie, sciences humaines… Beaucoup de ces sujets correspondent à mes spécialisations universitaires. » Quel est le rythme de votre vie professionnelle ? « L’analyse documentaire et l’écriture forment une activité sédentaire et plutôt solitaire. Mais chaque article est le fruit d’un travail d’équipe considérable qui s’étale en moyenne sur six mois. Les sujets sont définis collectivement et un article fait intervenir au moins une vingtaine de personnes, dans la recherche documentaire, la rédaction, la relecture en interne et par des experts extérieurs. En tant que responsable de rubrique, je suis garant notamment des références scientifiques Mettre au ser
citées, de la bonne intégration des remarques pertinentes des comités de relecteurs, etc. Nous sommes abonnés à toutes les bases de données médicales et pharmaceutiques et en contact avec les agences du médicament du monde entier. Je suis personnellement abonné à des listes de diffusion Internet spécialisées dans mes sujets de prédilection. » Quelles recommandations feriez-vous aux étudiants attirés par le journalisme scientifique ? « Lire couramment l’anglais ! Hormis cette compétence linguistique indispensable, la principale motivation dans la voie de l’information médicale et scientifique doit être à mon avis d’aider les professionnels de santé à identifier les meilleures stratégies thérapeutiques pour les patients. Il faut donc avoir l’esprit critique et rechercher les informations fiables permettant de comparer les bénéfices et risques d’un nouveau médicament à ceux des autres médicaments de sa classe thérapeutique. Bien sûr, il faut aimer écrire, mais c’est un savoir-faire qui se perfectionne « sur le tas «. L’essentiel se situe d’abord au niveau des capacités d’analyse et de synthèse à mettre enœuvre, notamment pour distinguer les différents niveaux et qualités d’information dans ses lectures documentaires. On ne peut pas être spécialiste en tout, mais il faut lire de façon approfondie certains documents pour entretenir une expertise scientifique. L’industrie du médicament connaît des enjeux commerciaux considérables. Une information scientifique basée uniquement sur les résultats d’essais cliniques joue un rôle de contrepoids important dans ce contexte. C’est une façon de mettre son diplôme de pharmacien au service de la démocratie sanitaire. » ■ Les filières du journalisme scientifique• L’École supérieure de journalisme de Lille propose, en partenariat avec l’université des sciences et technologies, un cursus de 12 mois accessible sur concours aux titulaires d’une maîtrise scientifique. L’ESJ délivre un certificat d’aptitude professionnelle journaliste et scientifique et l’université de Lille-I un DESS diffusion des connaissances scientifiques et technologiques, option journaliste et scientifique.• À l’université Paris-Diderot - Paris-VII, le DESS communication information scientifique technique et médicale (CISTEM) propose une option journaliste scientifique. Un autre DESS de journalisme scientifique est proposé à la faculté d’administration et de gestion de Montpellier-I.•Pour la rentrée 2007 à Bordeaux, le master médiation de la science devrait être rattaché à une nouvelle mention « histoire, philosophie et médiations des sciences », créée conjointement par l’université Michel de Montaigne Bordeaux-III et l’université Bordeaux-I sciences et technologies. En optant pour la biologie dans ses études de pharmacie, Pierre Chirac envisageait une carrière orientée vers la santé publique dans les pays en voie de développement. Après son doctorat, il a passé deux DU et un DEA dans cette spécialité, puis un diplôme de l’Institut d’étude du développement économique et social. Sa route croise alors celle de l’information scientifique, voie dans laquelle il s’engage avec conviction et qu’il poursuit depuis bientôt une vingtaine d’années. Récit d’une vocation originale. l’écriture vice du scientifique 7



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