Pharmag n°10 fév/mar/avr 2007
Pharmag n°10 fév/mar/avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de fév/mar/avr 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (180 x 270) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : j'exerce sous les cocotiers... dans les coulisses d'un décor de rêve.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Master toxicologie environnementale et industrielle Université de Lille 2 - Droit et Santé 8 ››› 100% PHARMA Un master pour étudier les intoxications, tant du point de vue de leur origine et de leur épidémiologie que de celui de leurs mécanismes d’action, de leurs effets cliniques et environnementaux, et de leur traitement. OObjectifs Former des pharmaciens, des médecins, des vétérinaires, des ingénieurs et des titulaires de licences de facultés de sciences pour leur donner une compétence dans différents domaines de la toxicologie : ● la pratique de l’analyse de xénobiotiques pour un bilan de pollution et l’étude de modes d’action ; ● l’évaluation des effets en milieux naturels et professionnels ; ● la mise en place de structures de contrôle et d’évaluation de la dangerosité ; ● l’évaluation du risque pour l’homme et l’environnement. Conditions d’admission ● Le nombre d’étudiants est fixé à 25 (effectif moyen). ● Les étudiants en pharmacie peuvent accéder à la 1 re année du master après avoir validé leur 3 e année d’études, ou directement à la 2 e année s’ils sont titulaires de leur 5 e année. ● L’admission s’effectue après examen du dossier du candidat, en particulier de son projet professionnel, et après entretien avec le comité pédagogique. ● La connaissance d’une langue vivante étrangère est indispensable. ● Ce master est ouvert à la formation initiale et à la formation continue. Betty Lazarus, 26 ans, titulaire d’un diplôme d’État de docteur en pharmacie, filière industrie, et du master de TEI « Les études de pharmacie sont une excellente base pour cette formation. Aujourd’hui, je suis toxicologue en médecine du travail. J’évalue avec les médecins le risque chimique dans les entreprises. Je les renseigne sur la toxicité des produits, j’étudie l’exposition des salariés à leur poste, j’apporte des conseils techniques, réglementaires et bien d’autres choses ! C’est un métier enrichissant et extrêmement intéressant. » Programme ● La formation débute par un enseignement général (épidémiologie, hommes et xénobiotiques…) suivi au 2 e semestre d’un enseignement complémentaire (le devenir des xénobiotiques dans l’organisme, les risques toxiques et biologiques…) avec un stage de deux mois minimum. Au 3 e semestre, l’enseignement est spécialisé (monographies des principaux toxiques, impacts sur l’environnement, évaluation du degré de danger pour l’homme…). ● Un stage de six mois clôture le programme de la formation. De nombreux débouchés ● Analyses et expertises toxicologiques, INERIS. ● Services de contrôle des pollutions atmosphériques et hydriques. ● Médecine du travail, DRASS. ● Traitement des eaux, des déchets. ● Élaboration de dossiers produits chimiques ou phytosanitaires. POUR EN SAVOIR Michel Imbenotte Département Toxicologie – Santé publique – Environnement Faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques 3, rue du Professeur Laguesse – BP 83 – 59006 Lille Cedex Tél. : 03 20 96 49 17 — e-mail : michel.imbenotte@univ-lille2.fr Site Web : pharmacie.univ-lille2.fr Secrétariat : brigitte.skrobos@univ-lille2.fr
››› DÉCOUVERTES Les dispositifs médicaux à l’hôpital L’exemple d’un nouvel appareil, la Vacuum Assisted Closure Outre les médicaments, le pharmacien hospitalier est responsable de la gestion des dispositifs médicaux (DM), instruments ou appareils utilisés chez l’homme à des fins de diagnostic, prévention, contrôle, traitement ou atténuation d’une maladie. En collaboration avec les médecins, il choisit et gère l’achat de ces dispositifs, qui constituent environ la moitié du budget des produits pharmaceutiques achetés à l’hôpital. Exemple avec la Vacuum Assisted Closure (V.A.C. ), qui améliore la prise en charge des plaies compliquées ou chroniques. ENTRETIEN AVEC LE D r JULIEN JOUGLEN, PHARMACIEN ASSISTANT AU CHU DE TOULOUSE. Pourquoi un nouveau dispositif médical pour la cicatrisation des plaies compliquées ? « De nombreuses plaies compliquées ou chroniques telles que les plaies traumatiques et escarres profondes, les brûlures étendues, les ulcères veineux ou les plaies diabétiques, ne réussissent pas à cicatriser correctement avec des pansements classiques. Or, tout retard de cicatrisation augmente le risque d’infection de la plaie et les plaies infectées engendrent des complications pouvant aller jusqu’à engager le pronostic vital. » Quel est le principe de la V.A.C. Therapy TM et son intérêt ? « Comme son nom l’indique, la V.A.C. Therapy TM permet une « cicatrisation assistée par le vide » qui améliore le traitement des plaies chroniques et compliquées. Le mécanisme moléculaire est mal connu, mais le principe est simple : il consiste à effectuer une dépression localisée au niveau de la plaie, ce qui va favoriser la granulation des tissus (l’une des premières étapes, qui permet « d’enclencher » le processus de cicatrisation), draine les exsudats et réduit rapidement la taille de la plaie en rapprochant ses berges. » Dans quelles conditions est-elle utilisée ? « La V.A.C. Therapy TM est utilisée uniquement sur les plaies non infectées. Elle est mise en place à l’hôpital par un médecin, tout du moins lors des premières poses dans un service, l’opération étant parfois délicate selon le type de plaie. Le soignant découpe une mousse en polyuréthane à la taille de la plaie, la pose sur celle-ci et la recouvre hermétiquement d’un pansement hydrocellulaire occlusif. Il réalise ensuite une petite ouverture dans le pansement pour passer une tubulure reliée à une pompe à vide. L’aspiration se fait à travers la mousse et les exsudats sont recueillis dans un réservoir. Ce système fonctionne en vase clos, évitant ainsi tout risque d’infection. Le médecin est responsable du réglage de la dépression (environ 100 mm de Hg) et du mode d’aspiration (continu ou séquentiel), déterminés selon le type de plaie. La mousse, le pansement, la tubulure et le réservoir recueillant l’exsudat doivent être changés tous les 2 à 3 jours. Ce changement nécessite une prémédication antalgique (morphine)car il peut être très douloureux. » Quel est le rôle du pharmacien hospitalier dans la gestion de ce type de dispositif ? « L’utilisation de ce DM est coûteuse, elle revient à environ 100 euros par jour. De ce fait, le pharmacien doit déterminer, en collaboration avec les équipes médicales, la politique de gestion la mieux adaptée. L’objectif est de faire bénéficier le plus grand nombre de patients de ce traitement tout en respectant un budget limité. Au CHU de Toulouse, la pharmacie a opté pour un accompagnement de la prise en charge des patients présentant des plaies compliquées, en mettant en place une évaluation de ce nouveau DM. La pharmacie a ainsi organisé un suivi des patients traités : il passe par la validation pharmaceutique des indications, l’identification d’un médecin référent de la thérapeutique, l’aide à la pose (notamment pour les services qui l’utilisent pour la première fois), la prise de photographies à différents moments de la thérapie et la surveillance des durées de traitement. Le pharmacien a donc un rôle de conseil dans le choix thérapeutique et la durée de traitement préconisée. Cet encadrement des pratiques a confirmé notamment l’intérêt de l’effet boost dans les premières phases de cicatrisation et celui de la nomination d’un médecin référent permettant d’étendre l’utilisation de ce DM dans un cadre validé et une démarche de qualité. » ■ 9



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