Pharmag n°10 fév/mar/avr 2007
Pharmag n°10 fév/mar/avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de fév/mar/avr 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : OCP Répartition SAS

  • Format : (180 x 270) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : j'exerce sous les cocotiers... dans les coulisses d'un décor de rêve.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 ››› ACTU & ENJEUX Intégration de la pharmacie au CHU Un renouveau po l’enseignement en Très attendu par les pharmaciens, le décret d’application de la loi du 17 janvier 2002 intégrant la pharmacie aux centres hospitaliers universitaires (CHU) est paru le 23 mai 2006. Il établit un statut hospitalo-universitaire pour les pharmaciens. E En créant deux nouveaux corps : •les professeurs des universités * - praticiens hospitaliers (PU-PH) ; •les maîtres de conférence * - praticiens hospitaliers (MCU-PH) des disciplines pharmaceutiques ; le décret de mai 2006 modifie le statut des personnels hospitalouniversitaires des CHU. Désormais, les pharmaciens qui souhaiteront exercer conjointement (ou exercent déjà par dérogation) des fonctions d’enseignant et de praticien hospitalier suivront un parcours aligné sur celui des médecins hospitalo-universitaires et auront le même statut. * Le maître de conférence universitaire est docteur ès sciences, tandis que le professeur des universités est un docteur, devenu professeur en prenant du grade. témoignage L’officialisation de la formation à la recherche Auparavant, les pharmaciens qui voulaient enseigner et faire de la recherche tout en pratiquant à l’hôpital devaient mener en parallèle deux carrières professionnelles. À présent, les étudiants candidats à une carrière de MCU-PH ou de PU-PH s’orienteront vers l’internat afin d’accéder à un poste d’assistant hospitalo-universitaire qui leur permettra de préparer une thèse de recherche en alternance avec leur formation de praticien hospitalier, puis d’intégrer la voie hospitalo-universitaire à l’issue d’un seul concours. Pr Michel Brazier, professeur à la faculté de pharmacie d’Amiens et praticien hospitalier au CHU d’Amiens. Doyen de la faculté d’Amiens et président de la Conférence des Doyens Un enseignement plus proche de la pratique et une reconnaissance officielle La biappartenance hospitalière et universitaire des enseignants va également permettre de professionnaliser les études de pharmacie. Avec un enseignement plus centré sur la prise en charge du patient et la pratique clinique que sur des publications de recherche fondamentale, la formation du pharmacien sera plus en phase avec son métier actuel. Par ailleurs, cette réforme va apporter beaucoup à la profession en termes de reconnaissance, laquelle est essentielle à l’intégra- Quels bénéfices l’intégration de la pharmacie au CHU va-t-elle apporter à la formation des pharmaciens ? « Comme celle des autres professionnels de santé, la formation du pharmacien, aujourd’hui praticien de santé expert en médicaments, doit reposer sur des enseignements théoriques mais aussi pratiques issus de l’expérience clinique acquise à l’hôpital. Il était donc important que les enseignements soient dispensés par des formateurs hospitalo-universitaires au fait de la pratique hospitalière et plus seulement par des chercheurs universitaires proches des aspects scientifiques du médicament. Jusqu’à présent, un quart des enseignants exerçait des fonctions hospitalières par dérogation. La réforme va officialiser leur statut et devrait permettre à terme d’augmenter leur nombre. En effet, comme le parcours sera mieux fléché, les étudiants devraient être plus nombreux à souhaiter s’engager dans une carrière hospitalo-universitaire. »
ur pharmacie tion du pharmacien dans l’équipe de soins. Elle reconnaît notamment l’utilité du pharmacien à l’égard des patients et les multiples fonctions qu’il doit exercer aujourd’hui. De nouvelles missions pour le pharmacien hospitalier Auparavant, le métier de pharmacien était très technique et comportait des aspects bien plus scientifiques que cliniques, ce qui pouvait expliquer que la pharmacie n’ait pas été intégrée dans les CHU au moment de leur création en 1958. Avec l’évolution des pratiques, le pharmacien hospitalier en tant qu’expert du médicament est devenu le garant de son bon usage. Son rôle est devenu central au sein de l’établissement. Il est de plus en plus impliqué dans les protocoles thérapeutiques et les essais cliniques et, en lien avec les médecins et le personnel infirmier, il doit assurer le suivi thérapeutique du patient. En effet, avec la complexité des médicaments actuels et parfois leur toxicité, une surveillance continue du malade assurée par un expert du médicament est nécessaire. Enfin, suite à la mise en place du contrat de bon usage du médicament à l’hôpital, il est également responsable, avec la direction générale, du respect d’objectifs économiques. Compte tenu de la nouvelle orientation prise par ce métier, il était essentiel que la formation du pharmacien soit adaptée et dispensée par des enseignants connaissant la pratique hospitalière. L’intégration de la pharmacie au CHU devrait permettre cette adaptation. ■ témoignage Rémi Varin, pharmacien praticien hospitalier au CHU de Rouen et maître de conférence universitaire à la faculté mixte de médecine et de pharmacie Vous avez fait une demande de régularisation pour un poste hospitalo-universitaire. Quelles démarches avez-vous entreprises et quel bénéfice allez-vous tirer de cette régularisation et plus généralement de la réforme ? « Les titulaires de deux postes à l’université et à l’hôpital qui, comme moi, voulaient être régularisés, ont dû formaliser leur demande et apporter les preuves de leur nomination en tant que praticien hospitalier et enseignant universitaire. Ces demandes ont été transmises via la direction des affaires médicales de l'hôpital et via le doyen, respectivement aux ministères de l’Éducation et de la Santé. Nous devrions ensuite recevoir d’ici mi-2007 une proposition de reclassement au sein de notre nouveau corps que nous serons libres d’accepter ou non dans les deux mois qui suivront. Pour nous, la régularisation va de soi, car elle officialise un statut obtenu jusque-là par dérogation et notre intégration sera directe. En revanche, les personnels qui exercent des fonctions universitaire et hospitalière mais ne sont titulaires que dans l’une des deux fonctions et qui ont souhaité faire une demande d’intégration devront passer devant une commission nationale d’intégration. Cette réforme devrait répondre au souhait des étudiants qui demandaient une professionnalisation des études de pharmacie, les considérant comme trop théoriques et coupées des réalités de leurs futurs exercices. » 5



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