Performances n°8 jun/jui/aoû 2007
Performances n°8 jun/jui/aoû 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de jun/jui/aoû 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : ouvrez votre PEA aux pays émergents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Performances Mag 16 PPR : le risque de la mutation Après une nette inflexion au dernier trimestre 2006, PPR a redressé la barre à fin mars, avec un chiffre d’affaires en hausse de plus de 5% à taux de change comparables. Une évolution dans la lignée des attentes, essentiellement dictée par la performance de la branche luxe du groupe (+10,7% en données publiées pour Gucci Group), les deux plus gros contributeurs au chiffre d’affaires, Fnac et Redcats (48% du total), ayant pour leur part marqué des évolutions contrastées (respectivement +5,2% et -5,1%). Au-delà de réalisations financières honorables, tout l’enjeu, dans ce dossier, réside dans la mutation en cours du groupe, avec le désengagement progressif de l’activité originelle de la distribution spécialisée (Rexel, Printemps, rumeur de sortie de Conforama) au profit du luxe, avec, notamment, la toute dernière annonce d’une reprise de Puma, le groupe allemand d’accessoires sportifs de marque. Durant cette métamorphose, le marché appliquera-t-il une décote de holding à PPR ? Une éventualité que l’on ne peut écarter, alors que la valorisation actuelle en Bourse est déjà correcte. Hermès : tout a un prix… Le groupe de luxe familial ne nous avait pas habitués à çà… Après avoir annoncé des résultats 2006 sans surprise et plutôt moins brillants que les concurrents du secteur, Hermès a révisé, au terme d’un premier trimestre 2007 décevant, ses prévisions de croissance et de marge opérationnelle pour l’ensemble de l’année. A fin mars, les ventes se sont en effet élevées à 366,1 millions d’euros, en timide progression de 1,3%, et de 6,5% à taux de change constants, tandis que les analystes tablaient sur un chiffre d’affaires de plus de 372 millions, soit une progression organique de 8,2%. De fait, la maison de luxe a revu à la baisse sa prévision de croissance annuelle à données comparables, qui devrait se situer dans le bas de la fourchette de 8 à 9%, contre 8 à 10% initialement. La marge opérationnelle devrait également se tasser de l’ordre d’un demi-point par rapport à celle de 2006 (26,9% à données comparables). De quoi rendre beaucoup moins attractif un titre qui se paie déjà plus de 40 fois les estimations de bénéfices pour 2007 et 36 fois celles de 2008, malgré les rumeurs récurrentes de modification du tour de table. Clarins : Un soupçon de spéculation ? Avec des ventes en hausse d’un peu moins de 4% en données comparables, à 240,4 millions d’euros, et de moins de 1% en données publiées, Clarins a réalisé un premier trimestre sans éclat. Si la dynamique du groupe s’est confirmée dans la division beauté (+6,5%), la déception est venue des parfums, en retrait de 2% pour les marques du groupe (Clarins, Azzaro, Muggler...), tandis que les fragrances commercialisées pour le compte d’autres sociétés ont baissé de 40%. Le titre reste pourtant non loin de ses plus hauts annuels. Un mouvement de spéculation est en effet entretenu par la récente disparition du fondateur président du conseil de surveillance, Jacques Courtin-Clarins, certains investisseurs pariant sur une éventuelle cession du groupe. Clarins pourrait à l’inverse se livrer à des opérations de croissance externe. Lors de la dernière assemblée générale, le président du directoire Christian Courtin-Clarins n’a pas caché son intérêt pour Ales Groupe, par ailleurs coté, si l’opportunité se présentait. L’opinion d’Investir.fr• Dans un secteur à la dynamique incontestable, fortement internationalisé donc susceptible de profiter des différents taux de croissance affichés par les grandes zones du globe, de grands acteurs comme LVMH et L’Oréal nous paraissent aujourd’hui incontournables. La révision à la baisse des prévisions et la cherté de Hermès en Bourse, et les incertitudes liées au changement de statut en cours de PPR nous incitent, pour ces deux dossiers, à conseiller d’alléger les positions. On peut conserver ses parts, voire renforcer pour ce qui concerne Clarins. Le luxe et les cosmetiques en chiffres Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires Résultat net PER Résultat net PER est. 2007 est. 2008 est. 2007 2007 (*) est. 2008 2008 (*) Clarins 1 020 1 080 102 23,8 115 1,1 Hermès Int. 1 590 1 750 73 40,6 304 36,5 L’Oréal 17 250 18 690 050 25,1 330 21,9 LVMH 16 370 17 930 100 19, 360 17,2 PPR 19 010 0 160 870 0 1 040 16,8 (*) sur la base de cours de clôture du 04/06/2007 : Clarins (62,90 euros), Hermès International (101,35 euros), L’Oréal (89,23 euros), LVMH (86,49 euros), PPR (132,83 euros) Chiffre d’affaires et résultat net en millions d’euros, PER en nombre de fois - Source : Société Générale Scénario technique en bref Opinion moyen terme Hausse validation repli sur 85 € supports 103 € puis 112 € invalidation 85 € puis 74,55 € L’avis des analystes techniques : « Au sein d’un secteur robuste mais légèrement en retard sur les indices actions en général, le titre L’Oréal présente une configuration technique haussière. On peut profiter d’un repli vers 85 € pour se positionner avec un objectif de 112 € à moyen terme. Au moment où le CAC approche une forte résistance, c’est un compromis entre prudence et qualité. » Du côté des Warrants sur L’Oréal, et pour une position dynamique, on pourra s’intéresser aux Call 100 € - échéance 20 juin 2008 (FR0010467613 - 4981S) avec un delta de 41% et une élasticité de 5,3x. Il présente un bon couple rendement/risque pour prendre position sur quelques mois. LVMH est également le sous-jacent de nombreux Warrants avec des effets de levier intéressants compris entre 5 et 7x. Pour une position plus prudente, le certificat Bonus à 93,50 € et d’échéance 9 octobre 2009 (FR0010478941 - 1118S) permet de profiter de toute la hausse du titre, hors dividendes, sans aucune limite. De plus, il permet de s’assurer à échéance un remboursement minimal de 93,50 € (le Bonus) dès lors que l’action ne clôture jamais à ou sous la barrière de 69 € d’ici le 25 septembre 2009. Cette sécurité, fixée à plus de 18% des cours actuels de l’action, permet d’envisager un investissement sur la valeur avec sérénité. Le certificat vaut aux alentours de 85,71 €, un cours proche de la valeur de l’action.
Analyse secteur Les secteurs en vogue au premier semestre sont-ils à privilégier ? Que choisir d’autre ? Depuis de nombreux mois, la hausse des indices en Europe est alimentée par plusieurs secteurs dont la progression est spectaculaire. Pour investir aujourd’hui, il semble prudent de rechercher ceux qui pourraient bénéficier d’un regain d’intérêt plutôt que de rester positionné sur les stars des derniers mois. Pour effectuer cette recherche, l’analyse de la force relative reste un outil pertinent : il s’agit de mesurer la performance d’un secteur par rapport à son indice de référence. Lorsque la courbe suit une dynamique haussière, le secteur réalisera un meilleur parcours que l’indice général des actions. Il faut en outre que le timing soit opportun. C’est le cas du vaste secteur des biens de consommation domestiques. Le graphique de sa force relative à l’indice EuroSTOXX 600 montre une tendance haussière et un récent repli (contre-performance) vers un support horizontal confondu avec le bas du canal haussier. Les conditions de tendance et de timing sont donc réunies pour privilégier ce secteur qui présente par ailleurs un caractère défensif. Par Julien Nebenzahl, Président, DayByDay Ce secteur comprend de nombreuses valeurs du luxe et des cosmétiques parmi lesquelles L’Oréal et LVMH. L’Oréal : Acheter sur repli à 85 € pour viser 112 € A l’instar de la très grande majorité des actions européennes, L’Oréal a baissé de 2001 à 2002. Le titre avait tout d’abord mieux résisté à la première partie de la baisse puisqu’il a consolidé dans un vaste triangle rectangle. Mais sa singularité tient au fait que la plus basse clôture hebdomadaire a été cotée en 2004 (à l’issue de la période de correction générale déclenchée par les attentats de Madrid), alors que tous les indices étaient déjà en nette progression depuis les creux de 2002 et 2003. L’action semble donc en retard par rapport aux indices : ses corrections et ses reprises sont plus tardives. Le point bas de 52 € correspond à la moitié de l’impulsion haussière initiée en 1998 et constitue à ce titre un point bas majeur. Depuis cette zone, l’action monte avec régularité, alternant périodes d’impulsion et périodes de correction avec le soutien permanent de la moyenne mobile à un an. La dynamique est clairement haussière et le seul obstacle est maintenant constitué des points hauts du triangle. Récemment, les cours ont pu dépasser un de ces points : la hausse va donc se prolonger vers les prochaines résistances sises à 103 € et 112 €. Cette dynamique est néanmoins surachetée car, à l’image du CAC 40, les cours sont éloignés de la moyenne mobile. Il convient d’attendre un retour sur la zone de support située à 85 € pour se positionner sur L’Oréal dans une perspective de moyen terme. L’oreAL ou LVMH ? Les deux titres ont des configurations techniques attrayantes. Pour savoir sur lequel se positionner en priorité, il faut analyser, comme dans le cas de l’analyse du secteur, la force relative des deux titres. Le graphique ci-dessous (L’Oréal contre LVMH) rappelle d’une part que la tendance depuis plusieurs années est légèrement en faveur de L’Oréal. Depuis cinq ans, la prime revient à LVMH mais la courbe s’inverse progressivement. En outre, la moyenne mobile à deux ans, véritable articulation de long terme de cet arbitrage, se retourne à la hausse et soutient la courbe de force relative. Malgré la présence d’une zone de pivot à moyen terme, il est probable que la très récente surperformance de L’Oréal se prolonge. Selon cette analyse, le géant des cosmétiques a donc un léger avantage. Performances Mag 17



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