Performances n°7 fév/mar/avr 2007
Performances n°7 fév/mar/avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de fév/mar/avr 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : Warrants, le succès ne se dément pas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Performances Mag 18 EADS : trop d’incertitudes Depuis la mi-2006, la maison-mère de l’avionneur Airbus accumule les déceptions, sur le plan industriel comme du management. Retards dans le programme du très gros porteur A380, incertitudes sur le financement du futur long et moyen courrier A350, rebaptisé depuis « A350 XWB », coûts de développements alourdis de plusieurs milliards d’euros, appel au marché en prévision, valse de présidents, la tension est à son comble au sein du groupe. Il faut maintenant recomposer, reconstruire. Et c’est ce à quoi Louis Gallois, expatron de la SNCF, tente de s’employer, dans un concert de considérations politiques intérieure et européenne. Ils semblent ainsi bien loin les résultats record de 2005 et la hausse de 50% du titre la même année. 10 000 suppressions de postes sont au total programmées, ainsi qu’une réorganisation des sites de production. Un signal fort. Des investisseurs, russes ou qatari, tentent par ailleurs d’entrer au capital. Une autre preuve que le géant européen est aujourd’hui en position de faiblesse. Une situation qui pourrait perdurer. Safran : Francis Mer, le sauveur ? Bel exemple de fusion ratée... Car on se souviendra avant tout de la guerre des chefs qui a découlé du rapprochement, en 2005, de Sagem et de Snecma. Elle aura mené à leur perte leurs anciens dirigeants. Sous la baguette du gouvernement français, encore actionnaire à hauteur de plus de 30% du nouvel ensemble, Francis Mer, ex-ministre de l’Economie et ex-président du sidérurgiste Usinor, est nommé début 2007 à la tête du groupe pour apaiser les dissensions internes et tenter de retrouver la confiance du marché. En dépit d’irrégularités comptables, héritées des dernières années, le chiffre d’affaires 2006 s’est révélé supérieur aux attentes. De bon augure pour 2007. A condition de répondre à une dernière question : faut-il céder ou non la branche de téléphonie mobile, en totale perte de vitesse ? Les investisseurs sont dans l’expectative. L’opinion d’Investir.fr• Notre valeur favorite, sur un plan fondamental, demeure Schneider Electric, dont les résultats sont aujourd’hui peu valorisés compte tenu des perspectives affichées. Alstom, malgré la surperformance du titre au cours des dernières années, devrait poursuivre sa hausse, l’intérêt de Bouygues demeurant un soutien indiscutable pour l’action. Les incertitudes nous paraissent aujourd’hui trop profondes pour que l’on s’intéresse au dossier EADS. Safran doit pour sa part être surveillé au cours des prochains trimestres. Les grandes industrielles en chiffres Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires Résultat net PER Résultat net PER est. 2007 est. 2008 est. 2007 2007 (*) est. 2008 2008 (*) Alstom 13 920 15 130 523 24,3 674 19,7 EADS 39 840 41 750 1 490 15,8 1 570 14,9 Safran 11 910 10 330 404 25,4 504 18,2 Schneider 15 830 17 040 1 420 14,6 1 600 13,1 *Chiffre d’affaires et résultat net en millions d’euros, PER en nombre de fois. Source : Société Générale Investissez sur le secteur industriel européen Pour une diversification sectorielle de votre portefeuille, Lyxor AM gère désormais toute une gamme de trackers sur des indices européens. Le Tracker Lyxor ETF DJ Stoxx 600 Industrials Goods & Services - ISIN FR0010344887 - IND) permet de prendre position sur le secteur du BTP avec des frais limités à 0,30%/an. Il est éligible au PEA. Scénario technique en bref Opinion moyen terme Hausse validation au dessus de 88,30 € supports 106,35 puis 111,50 € invalidation 88,30 puis 78,93 € Valeur préférée de la rédaction d’Investir.fr et de DayByDay, Schneider Electric est le sous-jacent de nombreux produits à levier. Du côté des Warrants, et pour une position dynamique, on pourra s’intéresser aux Call 100 € - échéance 21 décembre 2007 (FR0010402552 – 3493S) avec un delta de 51% et une élasticité de 5,3x. Si en 3 mois l’action atteint la première résistance à 106,35 € (+9,6%), le cours du Warrant a toutes ces chances de progresser de +40%. Bien entendu en cas de repli ou de stabilité des cours dans les 3 premiers mois, on n'hésitera pas à couper sa position afin de limiter sa perte. Le certificat Bonus à 101 € et échéance 30 juin 2009 (FR0010413088 - 3735S) présente un profil rendement/risque attractif. Si l’action ne clôture jamais à ou sous la barrière à 61 € d’ici le 15 juin 2009, vous serez remboursé à échéance du maximumentre 101 € et le cours de l’action, sans aucune limite à la hausse. Pour un achat à 94,56 € le 20 février (action à 93,80 €), c’est un rendement minimun garanti de 14,2% à condition que l'action ne clôture jamais à ou sous la barrière. Si celle-ci est touchée (soit -36% par rapport au cours actuel de l’action), vous recevrez à échéance la valeur de l’action au 15 juin 2009.
Analyse secteur Les valeurs du secteur industriel sont très performantes mais peut-on encore se positionner à l’achat ? Le secteur européen des valeurs industrielles représente près de 8% de la capitalisation totale de la zone. Malgré une performance de 24% en 2006, il serait logique, fondamentalement, d’anticiper une progression des bénéfices en 2007 dans un contexte de forte croissance mondiale, notamment dans le domaine des biens d’équipements. L’analyse technique confirme cette anticipation des investisseurs. Pour savoir si un secteur attire vraiment les capitaux internationaux, il faut le mesurer face à l’indice général (celui représentant tous les secteurs). Cette notion, dite de force relative, se retrouve dans le graphique ci-dessous qui représente la division des cours du secteur industriel par les cours de l’indice européen Stoxx 600. La courbe monte depuis 2003 avec une régularité bien perceptible au travers des rebonds successifs sur la moyenne mobile. Cette alternance d’impulsion et de correction s’interprète en analyse graphique comme une formation arrondie de retournement. Cette dynamique est très puissante. Tout indique qu’elle va encore se développer en 2007, au moins jusqu’aux résistances. Par Julien Nebenzahl, Président, DayByDay Ce secteur est donc très attractif et devrait proposer d’excellents retours sur investissements, relativement aux marchés actions en général. Sortie de triangle pour Schneider. A l’instar de la très grande majorité des actions, le titre Schneider Electric a baissé de 2000 à 2003 en perdant la moitié de sa valeur. Les plus hauts historiques ont ensuite été rejoints en 2006. C’est ici que la forme graphique est très importante : ayant rejoint les sommets de 2000, les cours ont construit un triangle de consolidation autour de ce niveau. La présence de cette figure à cet endroit précis permet de constater la force du titre qui ne corrige pas mais « consolide à plat ». La récente sortie du triangle signale une reprise de la tendance haussière et l’analyse graphique permet de viser 106,35 € puis 111,50 € à moyen terme. Ce mouvement de progression de plus de 15% ne serait remis en cause qu’en cas de réintégration du triangle. Dans ce cas, le support de 88,30 € devrait contenir la correction. Un changement de statut Pour un investisseur présent sur les marchés d’actions depuis quelques années, acheter Schneider peut paraître au moins défensif sinon peu judicieux alors pourquoi maintenant ? Le graphique suivant montre l’évolution du titre rapportée à l’évolution de l’indice CAC40. Lorsque la courbe baisse, l’action réalise un moins bon parcours que l’indice (la moyenne des valeurs) : c’est le cas de 1990 à 2000 et c’est aussi pourquoi acheter ou renforcer Schneider n’a pas été une décision performante pendant très longtemps. Pour des raisons certainement fondamentales, l’action fait mieux que l’indice CAC 40 depuis 2000. Cette tendance est un véritable retournement qui traduit un changement de statut, au moins graphique, du titre. La courbe est suffisamment bien construite pour anticiper une poursuite du mouvement et donc une surperformance par rapport à l’indice CAC 40. Parmi les valeurs françaises, Schneider Electric est à privilégier. Le match avec Alstom ? Si on revient à l’intérieur du secteur des valeurs industrielles, le lauréat de l’année 2006 est certainement Alstom dont le cours a plus que doublé. La force de la tendance pourrait suggérer de privilégier ce titre à Schneider. Pour arbitrer entre ces deux possibilités, il faut analyser, comme dans le cas de l’analyse du secteur, la force relative des deux titres. Le graphique ci-dessous (Schneider contre Alstom) nous montre une baisse très forte fin 2007 suivie d’une reprise qui a permis de dépasser la moyenne mobile à 50 jours. Cette reprise devrait se prolonger et ainsi offrir plus de potentiel au premier titre (Schneider) qu’au second (Alstom), au moins dans un premier temps. Si la configuration graphique d’Alstom ne démérite pas pour autant, Schneider Electric est à privilégier. Performances Mag 19



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