Performances n°48 oct 19 à fév 2020
Performances n°48 oct 19 à fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de oct 19 à fév 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : la baisse des taux et la guerre commerciale dominent la tendance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 PLACEMENTS ALLOCATION ETF L’OR RETROUVE PLEINEMENT SON RÔLE DE VALEUR REFUGE BRUNO KUS Rédacteur en chef, La Lettre de la Bourse (groupe Valmonde) En franchissant le seuil des 1500 dollars cet été, l’once de métal jaune a renoué avec des niveaux qu’elle n’avait plus connus depuis avril 2013. Toutes les conditions sont réunies pour que le rattrapage se poursuive. Avec un gain de près de 20% depuis le début de l’année, l’once de métal fin exprimée en dollars surperforme presque toutes les autres classes d’actifs, comme ce fut déjà le cas en 2018. Jusqu’où les cours de l’or peuventils monter ? Cela va dépendre de plusieurs paramètres, mais force est de constater que les planètes sont aujourd’hui suffisamment alignées pour envisager de nouveaux records sur les prochains trimestres. De fortes tensions géopolitiques et économiques Traditionnellement, l’or est recherché dans les périodes d’incertitude et les sujets de tensions ne manquent pas. Sur le plan géopolitique d’abord avec la menace d’un conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, mais aussi plusieurs situations instables dans d’autres régions du monde comme en Syrie, au Venezuela, dans le Cachemire et même à Hong Kong. Sur le plan politique ensuite avec la perspective d’un Brexit dur, c’est-à-dire une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans le moindre accord avec les autres partenaires européens qui pourrait précipiter le pays dans le chaos. En Italie, l’instabilité a toujours fait partie du paysage politique, mais le divorce entre la Ligue (parti d’extrême droite) et le mouvement populiste 5 étoiles est intervenu dans une période compliquée, où la croissance ralentit, tandis que la dette du pays grimpe dangereusement pour dépasser 130% du PIB*. Enfin au niveau de l’économie mondiale, la situation s’est nettement dégradée au cours des derniers trimestres sur fond de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Au point que le scénario d’une récession économique outre-Atlantique n’est plus à écarter d’ici deux ans. Autant de bonnes raisons pour inciter les investisseurs à se tourner vers les valeurs refuge. Il n’y en a pas beaucoup. L’or en fait partie bien entendu, avec le dollar, le franc suisse, le yen japonais et les emprunts d’Etats des pays les plus solides comme les Etats-Unis ou l’Allemagne. Bien souvent, on observe des arbitrages entre ces valeurs refuge. Par exemple, lorsque le dollar monte face aux autres devises, l’or a tendance à baisser et inversement. Mais depuis le début de cette année, elles convergent toutes à la hausse, ce qui témoigne d’une grande nervosité de la part des investisseurs. Les rendements obligataires négatifs profitent à l’or L’accélérateur pour l’or a été la chute des rendements sur les emprunts d’Etat. En effet le principal inconvénient du métal jaune est qu’il ne rapporte ni intérêt ni dividende. Mais depuis quelques mois, ce handicap a disparu puisque beaucoup d’obligations souveraines (et même certaines émises par des entreprises) offrent aujourd’hui une rémunération négative (l’encours des dettes concernées dépasse 17.000 milliards de dollars), y compris sur les échéances les plus longues. C’est particulièrement le cas de l’Allemagne qui emprunte à des taux inférieurs à zéro, même à trente ans. Dans ces conditions, détenir un actif matériel et tangible comme l’or peut représenter une vraie alternative pour les investisseurs en mal de sécurité. D’autant que la politique monétaire des banques centrales pourrait devenir encore plus accommodantes et accentuer le phénomène de rendements négatifs. Selon les statistiques du World Gold Council, les souscriptions d’ETF et autres fonds indexés sur l’or ont doublé au cours du deuxième trimestre 2019 par
NOS RECOMMANDATIONS POUR INVESTIR SUR L’OR Pour une réplication fidèle du marché de l’or Il est possible de reproduire fidèlement la performance de l’once d’or avec un certificat 100% (par exemple le FR0010638494 (mnémo  : 8631S) or ou un certificat 100% or quanto (par exemple le FR0010673350 (mnémo  : 9202S) pour neutraliser les effets de change (conversion du dollar en euros). Pour une réplication du marché de l’or avec du levier L’investisseur peut vouloir amplifier les variations des cours de l’once en introduisant du levier. Il peut le faire avec un Turbo call infini comme le LU1299483880 (mnémo  : 0548S) qui se caractérise par un seuil de sécurité fixé à 1199,94 dollars pour une once et un levier de 4,39%. Autre possibilité, un call warrant, comme le LU2000387972 (mnémo  : L394S) qui a pour caractéristique un prix d’exercice de 1600 dollars pour une once, une échéance fixée au 19 juin 2020 et un levier de 10%. Enfin certains certificat Leverage permettent aussi de jouer la hausse de l’or, comme le FR0011334846 (mnémo  : ORL5S) qui permet de multiplier par 5 la performance quotidienne du prix de l’once. Attention, l’effet de levier joue dans les deux sens et la perte peut devenir importante si le scénario envisagé ne se réalise pas. rapport à la même période de 2018, portant l’encours à 2548 tonnes, soit un record depuis six ans. Mais les investisseurs ne sont pas les seuls à s’intéresser à l’or. On constate aussi un engouement croissant de la part des banques centrales qui cherchent à diversifier leurs réserves dans un environnement plus incertain. Toujours d’après le World Gold Council, la demande des banques centrales a bondi de 47% au deuxième trimestre 2019 et de 57% sur l’ensemble du premier semestre, après une hausse déjà remarquée de 74% en 2018. Sur le seul mois de juin, la Pologne a acheté 100 tonnes de métal jaune. La Russie a pour sa part été le plus gros acheteur sur un an, suivie de la Chine, désireuse de réduire sa dépendance au billet vert. Ses encours de près de 2.000 tonnes, restent toutefois encore loin de ceux des Etats-Unis, le premier détenteur avec plus de 8.100 tonnes. Les deux autres grandes composantes de la demande d’or que sont la bijouterie (50% du total) et l’industrie, ont quant à elles tendance à stagner dans le temps, mais au final, l’ensemble de la demande a progressé de plus de 8% au premier semestre 2019 alors que sur la même période, l’offre n’a augmenté que de 2% en raison des contraintes de production qui pèsent de plus en plus sur les mines (hausse des salaires, protection des mineurs…). Et encore. Si l’offre progresse un peu, c’est surtout grâce aux activités de recyclage (un quart de l’offre mondiale), dynamisées par la hausse des cours. Article rédigé le 09/09/2019 Un ETF pour jouer les mines d’or Les mines d’or sont les premières à bénéficier de la hausse des cours de l’once. Il est possible de s’y intéresser avec l’ETF Lyxor MSCI ACWI Gold (LU0854423687 et GLDM). Ce produit réplique la performance d’un indice composé des principales mines d’or (comme Barrick Gold ou Newmont Goldcorp) et des sociétés qui investissent dans l’or sans l’exploiter directement. Il ne comporte pas d’échéance et supporte des frais de gestion de 0,50% par an. Produit ISIN Mnémo Frais annuels Certificat 100% or FR0010638494 8631S 0,30% Certificat 100% or Quanto FR0010673350 9202S 0,30% (hors coût quanto de 3%) Turbo call infini LU1299483880 0548S - Call warrant or LU2000387972 L394S - Certificat Leverage or FR0011334846 ORL5S 0,40% ETF Lyxor MSCI ACWI Gold LU0854423687 GLDM 0,50% *Source  : Banque d’Italie. Une nouvelle crise de la dette n’est pas exclue Toutes les conditions semblent donc réunies pour que l’or poursuive son rallye. Mais de là à envisager un retour sur les plus hauts historiques de 1920 dollars pour une once atteints en septembre 2011, il existe encore un fossé difficile à franchir. Il y a huit ans, le système bancaire vacillait en pleine crise de la dette des Etats et la Grèce menaçait de sortir de la zone euro. Le risque d’implosion de la monnaie unique était réel. Aujourd’hui, les Pays sont toujours aussi endettés mais la politique monétaire très accommodante des banques centrales leur permet d’emprunter à bon compte. La question est de savoir si les banques centrales auront les moyens de rester aussi généreuses pendant longtemps. L’autre frein à la hausse de l’or est l’absence d’inflation. Au mois de juillet, le taux d’inflation annuel est ressorti à seulement 1% en zone euro selon Eurostat, tandis qu’aux Etats-Unis, il est resté contenu à 1,8% selon le département du travail américain. Dans les périodes de forte inflation, l’or a l’avantage de garantir un pouvoir d’achat à son détenteur. Mais cet atout devient moins pertinent si les prix restent mesurés. Le contexte peut toutefois changer rapidement. Une autre crise de la dette ne peut être exclue à plus ou moins brève échéance et l’économie mondiale n’est pas à l’abri de nouveaux chocs. L’or a sans doute encore de beaux jours devant lui et mérite donc sa place dans un portefeuille. 25



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