Performances n°47 mai à sep 2019
Performances n°47 mai à sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de mai à sep 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'économie mondiale passe un cap difficile.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
6 TENDANCES MARCHÉ TENDANCES MARCHÉ  : MEILLEUR TRIMESTRE À WALL STREET DEPUIS 10 ANS XAVIER BARGUE Consultant éditorial, Agence Fargo Au premier trimestre 2019, le S&P 500 a progressé de 13,07%, réalisant sa meilleure performance depuis le troisième trimestre 2009. De son côté, le CAC 40 a gagné 13,10% sur la même période, sa meilleure performance depuis le premier trimestre 2015. Ce fort rebond aura permis d’effacer à lui seul la quasi-totalité de la chute des indices observée en fin d’année dernière. Qui aurait cru, fin 2018, que le premier trimestre 2019 serait le meilleur depuis plusieurs années ? On attendait un début d’année agité, mais il n’en a rien été. Les marchés ont au contraire connu une nette progression dans un climat d’accalmie  : l’indice VIX, reflétant la volatilité du S&P 500, a diminué de moitié entre fin décembre et fin mars (passant de 25 à 13 points). Sur les marchés américains, le S&P 500 a gagné 13,07% sur l’ensemble du trimestre, le Dow Jones 11,15% et le Nasdaq Composite 16,48%. Sur les marchés européens, l’Eurostoxx 50 a progressé de 11,67%. Les valeurs françaises ont surperformé face aux valeurs allemandes avec un CAC 40 en hausse de 13,10% et un Dax 30 en progression de 9,16%. Un retournement de situation en seulement trois mois En fin d’année dernière, les investisseurs étaient encore abasourdis après avoir vécu le pire mois de décembre en Bourse depuis la Grande Dépression des années 1930. Tout semblait annoncer une année 2019 difficile  : ralentissement de la croissance, hausse des taux, bras de fer commercial entre la Chine et les Etats-Unis, « shutdown » américain alors sans issue, valeurs technologiques en chute libre, craintes sur les secteurs de l’automobile et des semi-conducteurs… Dans ce contexte troublé, le dernier trimestre 2018 s’était soldé par une chute de 13,97% du S&P 500 et de 13,89% du CAC 40. Ces mauvais souvenirs semblent déjà lointains. Deux éléments majeurs ont permis de relancer une dynamique haussière sur les marchés  : d’une part, le ton très accommodant des banquiers centraux, d’autre part, le virage à 180° observé dans les relations sino-américaines. Les investisseurs ont désormais largement intégré dans les cours de Bourse le scénario d’un prochain accord commercial entre les deux partenaires, éloignant les craintes sur la croissance chinoise et le secteur technologique. Une seule source d’inquiétude reste encore d’actualité  : le ralentissement économique mondial. Le FMI a abaissé ses prévisions de croissance mondiale à 3,3% en 2019 contre 3,5% précédemment. L’Europe est la principale région impactée (croissance nulle attendue en Italie, +0,8% en Allemagne). Ces perspectives moroses n’ont toutefois pas significativement pesé sur les marchés, notamment du fait que le ralentissement mondial pousse en contrepartie les banques centrales à se montrer plus conciliantes en aidant les entreprises à se refinancer à bas coût. Les valeurs cycliques prennent leur revanche Dans ce contexte de fort rebond, les valeurs cycliques, notamment liées au dynamisme du marché chinois, ont nettement surperformé face aux valeurs défensives.
Le secteur technologique a connu un fort rebond, notamment de la part des GAFA qui ont retrouvé des couleurs après un trimestre de fort repli. Apple a bondi de 20,40% au premier trimestre, retrouvant ainsi sa place de première capitalisation mondiale devant Microsoft, Facebook a progressé de 27,16%, Amazon de 18,56% et Google de 12,63%. En France, le rebond des valeurs technologiques s’est principalement concrétisé dans la hausse des entreprises de services numériques comme CapGemini (+24,54%) et Atos (+20,31%). Le secteur pétrolier a également connu une nette progression dans le sillage des cours du brut, revenus à 67 dollars/baril pour le Brent fin mars contre 54 dollars fin décembre. Exxon Mobil a gagné 18,49%, Chevron 13,22%, BP 12,61%, Royal Dutch Shell 9,06% et Total 7,23%. Ces cinq majors ont déclaré pour 2018 des bénéfices cumulés de plus de 80 milliards de dollars, un niveau supérieur à leurs profits de 2014. Le secteur parapétrolier a également été très recherché dans ce contexte porteur, avec une hausse de 18,07% de TechnipFMC et de 20,76% de Schlumberger. Le secteur des constructeurs et équipementiers automobiles a connu un rebond qui reste toutefois très inégal  : en France, Michelin a bondi de 21,57% et Peugeot de 16,63%, mais en Allemagne Volkswagen n’a progressé que de 4,31% et BMW a perdu 2,76%. Le secteur du luxe, dont la croissance est désormais très liée au « nouveau consommateur chinois », a enregistré des performances particulièrement solides avec les bonds de LVMH (+26,99%) ou encore de Kering (+24,20%). Article rédigé le 23 avril 2019 Le spectre des taux négatifs fait son retour sur les obligations souveraines Les marchés obligataires ont également connu une nette appréciation dans un contexte de forte baisse des taux, principalement liée aux déclarations accommodantes des banquiers centraux. Aux Etats-Unis, l’arrêt du cycle de hausse des taux directeurs de la Fed a permis de faire retomber les taux des emprunts d’Etat américains sur l’ensemble des maturités. Le taux à 10 ans, très consulté, a terminé à 2,42% fin mars contre 2,68% fin décembre. La courbe des taux américains a poursuivi son inversion partielle, avec une pente négative sur les maturités comprises entre 3 mois et 3 ans, la pente redevenant positive entre 3 ans et 30 ans. En Europe, la rechute de la croissance et de l’inflation s’est conjuguée à l’abandon du projet de hausse des taux de la BCE en 2019, ramenant les taux souverains à des niveaux proches de leurs plus bas historiques. Le Bund allemand à 10 ans a terminé le trimestre en territoire négatif, à -0,06%, contre +0,24% fin décembre. En France, la courbe des taux est en territoire négatif sur l’ensemble des maturités inférieures ou égales à 7 ans. Le Portugal a bénéficié à la fois de la baisse généralisée des taux et d’une contraction de sa prime de risque, ayant permis au taux à 10 ans portugais de perdre environ 50 points de base, passant de 1,72% fin décembre à 1,25% fin mars. L’Italie a fait figure d’exception  : les investisseurs ont continué d’appliquer au pays une prime de risque limitant l’effet de la baisse des taux. 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :