Performances n°30 jan/fév/mar 2013
Performances n°30 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : vers une revalorisation des actions européennes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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GUERRE DES SMARTPHONES SMARTPHONES : UN DUOPOLE BIENTÔT EN ÉTAT DE SIÈGE 8 NOUVEAUTÉ PRODUIT Les smartphones ont fait l’actualité en 2012 suite à la guerre que se livrent les deux acteurs majeurs. Qu’en sera-t-il en 2013 ? Pour investir sur cette thématique, Société Générale a lancé 75 Warrants portant sur des valeurs de l’univers des smartphones. Emmanuel Delarue Fondateur, Agence Fargo Samsung a rejoint, puis détrôné Apple en tête du podium de ce segment de marché en forte croissance. Distancés, Nokia et Research In Motion (Blackberry) ripostent avec l’arrivée de leurs gammes de terminaux de nouvelle génération, bientôt suivis par Google et Microsoft. La bataille des smartphones va s’intensifier en 2013, avec des conséquences boursières tangibles pour les fabricants. L’essor des smartphones n’en finit pas de rebattre les cartes, sur le marché ultra-concurrentiel des terminaux mobiles. Et pour cause. Avec une hausse annuelle attendue de 35,5% (contre 1% pour l’ensemble du marché), ce segment constitue un relai de croissance bienvenu pour les fabricants, auxquels il offre à la fois des produits à meilleure marge et l’occasion de mettre un pied sur le terrain des constructeurs informatiques. Conséquence de ces ruptures, le paysage concurrentiel a peu à voir avec ce qu’il était il y a encore quelques années. D’un côté, le leader d’hier (Nokia) et le pionnier de ce segment de marché (RIM) sont relégués aux places de challengers. Ils tentent aujourd’hui leur va-tout avec le lancement de leur nouvelle génération de terminaux, provoquant des mouvements de rachats à bon compte en Bourse, après avoir perdu l’essentiel de leur capitalisation boursière au cours des dernières années. De l’autre côté, deux acteurs, Apple et Samsung, ont réussi à transformer ce marché en quasi-duopole, avec un taux de pénétration cumulé de 46,5% au troisième trimestre, selon le cabinet de conseil Gartner. Propice aux faux départs et à des mouvements de balanciers parfois brutaux, ce jeu de chaises musicales a donc des conséquences bien réelles sur les parcours boursiers des acteurs du secteur. Pour ces raisons, 2013 s’annonce comme une année charnière. Explications. Nokia : l’étoile déchue Leader mondial incontesté des terminaux mobiles au début des années 2000, Nokia ne cesse de perdre du terrain depuis quelques années. Episode emblématique de ce changement de statut, le groupe finlandais a laissé en 2012 sa place de premier fabricant de téléphones mobiles dans le monde à Samsung. Une première depuis… 14 ans. La faute ? Le groupe a raté le virage des smartphones, notamment du fait du lancement d’une gamme tardive et de l’adoption du système d’exploitation Windows 7, qui n’est pas parvenu à susciter l’enthousiasme des consommateurs. Résultat : Nokia a vendu 6,3 millions de smartphones au troisième trimestre, contre 16,8 millions il y a un an à la même période. Conséquence, le fabricant finlandais de téléphones mobiles a publié sa sixième perte trimestrielle consécutive, tout en anticipant un exercice 2013 toujours tendu. Mais voilà. Après avoir perdu près de 90% de sa valeur depuis cinq ans, le titre a amorcé un rebond depuis l’été dernier. L’arrivée des nouveaux appareils Lumia équipés de Windows 8 devrait permettre de freiner le recul des parts de marché, tandis que le lancement d’un nouveau smartphone en partenariat avec l’opérateur China Mobile devrait aider le groupe à regagner du terrain en Chine. RIM : le pionnier des smartphones dépassé L’histoire de Research In Motion (RIM), producteur des terminaux Blackberry, est assez proche. Après avoir amplement contribué à la création du marché des smartphones, le fabricant canadien s’est également fait distancer sur son pré carré. La faute à des choix technologiques pas toujours heureux et aux innovations d’usage orchestrées par Apple, qui ont en retour « ringardisé » ses terminaux. Résultat, le chiffre d’affaires de RIM a reculé de 47% au cours du dernier trimestre clos le 1er décembre par rapport à la même période de l’exercice précédent et affiché une perte nette « ajustée » trimestrielle de 114 millions de dollars. Cette situation pourrait encore perdurer au cours du trimestre en cours, en raison de l’intense activité promotionnelle et des investissements marketing prévus dans le cadre du lancement du Blackberry 10 (le 30 janvier 2013) et de la nouvelle plate-forme logicielle pour smartphone, aujourd’hui testée par près de 150 opérateurs. Grâce à cette nouvelle génération de produits, les investisseurs semblent ici encore croire au rattrapage du groupe, qui profite de sa solide base installée auprès des entreprises et de la volonté des opérateurs de casser le duopole Samsung/Apple. Pour preuve, la
valeur a plus que doublé en l’espace de trois mois, avant de se replier légèrement sous le coup des prises de bénéfices. Samsung : le nouveau leader du marché Entité électronique d’un conglomérat sudcoréen diversifié dans une multitude de secteurs (chaebol), Samsung Electronics doit sa vigoureuse performance boursière (+46% en un an) à la remarquable percée de sa gamme Galaxy, dont le mix produit est très apprécié des consommateurs à travers le monde. Sur fond de querelles judiciaires avec Apple, le groupe s’est en effet emparé de la première place de ce segment de marché, voire, plus récemment, sur l’ensemble du marché des terminaux mobiles. Cette percée s’est logiquement accompagnée d’un essor du bénéfice net du groupe, qui a atteint 4,6 milliards d’euros au cours du seul troisième trimestre de l’année 2012, pour un chiffre d’affaires de 36,7 milliards d’euros (dont plus de la moitié provient de sa division mobile). * Price Earning Ratio Sélection Warrants sur le marché des Smartphones Sous-jacent Type Warrant Prix d'exercice Echéance Cours achat Une façon de compenser les déboires du département semi-conducteurs, qui a vu son chiffre d’affaires baisser de 8% au troisième trimestre. Apple : une croissance difficile à maintenir La première capitalisation boursière mondiale paye le prix de son succès. Assiégé par Samsung, confronté à la concurrence des marques chinoises et dans la mire des challengers Nokia et RIM, Apple souffre d’une relative banalisation des innovations qui ont fait son succès. Déjà, les analystes s’inquiètent d’un moindre succès de l’iPhone 5 par rapport à l’iPhone 4S, tandis que le lancement de l’iPad mini pourrait altérer les ventes de son grand frère. Conscients des défis à relever et inquiets du poids démesuré de la valeur sur le marché, les investisseurs ont commencé à réduire leur exposition. Certes en hausse de 29,6% au cours de l’année passée, le titre a ainsi perdu un quart de sa valeur depuis son plus haut historique atteint en septembre Parité (warrant/ss-jacent) 9 Delta Effet de levier Mnémo Isin APPLE Call 600 $ 21 juin 13 0,61 € 40/1 31,8% 5,30 x 2188S FR0011371046 APPLE Call 600 $ 20 sep 13 0,87 € 40/1 37,1% 4,32 x 2192S FR0011371087 SAMSUNG Call 700 $ 21 juin 13 1,15 € 50/1 56,7% 5,45 x 2932S FR0011377951 SAMSUNG Call 850 $ 20 déc 13 1,73 € 50/1 34,9% 4,40 x 2947S FR0011378108 RIM Call 13 $ 21 juin 13 1,09 € 2/1 57,3% 2,44 x 2909S FR0011377720 RIM Call 18 $ 20 déc 13 1,03 € 2/1 47% 2,13 x 2922S FR0011377852 NOKIA Call 3,20 € 21 juin 13 0,29 € 2/1 52,5% 3,05 x 2744S FR0011377472 NOKIA Call 4,20 € 20 déc 13 0,26 € 2/1 39,9% 2,63 x 2764S FR0011377670 Source : Société Générale - Cours au 8 janvier 2013 dernier. La fin de l’exception, pour Apple ? En réalité, un des facteurs de soutien du titre (tout comme de Samsung Electronics, d’ailleurs) réside paradoxalement dans sa faible valorisation relative. Autour de 10,3 (contre 11,3 pour Samsung Electronics), le PER* du groupe reste en effet raisonnable au regard des standards historiques du secteur. Et demain ? Il y aura clairement des perdants. Entre les éditeurs Google et Microsoft, qui comptent se lancer à leur tour dans la fabrication de smartphones, l’arrivée de la nouvelle génération de produits de Nokia et de RIM, l’entrée en lice d’une myriade d’acteurs, notamment asiatiques, et la course en tête de Samsung et Apple, le secteur commence à être encombré. Résultat, les plans de charge claironnés par les fabricants sont difficilement compatibles les uns avec les autres. D’où d’inéluctables mauvaises surprises à prévoir. S’il recèle un gisement de valeur inédit pour les fabricants, le secteur des smartphones sera résolument agité en 2013.



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